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Joe Biden président, les États-Unis reviennent dans l'Accord de Paris

Joe Biden a signé ses premiers décrets, notamment celui qui marque le retour des États-Unis dans l'Accord de Paris. Avec un Sénat désormais démocrate, le nouveau président a les mains libres pour appliquer son programme.

Gouvernance  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
Joe Biden président, les États-Unis reviennent dans l'Accord de Paris

Joe Biden a été officiellement investi mercredi 20 janvier. Comme il l'avait annoncé durant sa campagne, il a très vite signé plusieurs décrets, notamment celui qui réengage les États-Unis dans l'Accord de Paris, après que le pays l'ait officiellement quitté en novembre 2020. "Nous allons combattre le changement climatique comme nous ne l'avons jamais fait jusqu'ici", aurait-il declaré selon des informations de LCI.

Le nouveau président enverra très vite une notification à la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (Ccnucc) mais devra attendre 30 jours avant que celle-ci ne devienne effective. Les États-Unis reviendront donc à la table des négociations internationales sur le climat le 20 février prochain. Le président de l'ONU a très vite appelé le président Biden à annoncer de nouveaux objectifs climatiques ambitieux. L'Accord de Paris prévoit en effet que les États signataires rehaussent leur contribution nationale d'ici la prochaine COP prévue en novembre 2021.

Une équipe renforcée

Nul doute que la nouvelle équipe "climat" du président va se pencher sur la question. Comme Joe Biden l'a annoncé en décembre, il a nommé Gina McCarthy, l'administratrice de l'Agence de protection de l'environnement d'Obama, pour diriger le nouveau bureau de la politique sur le climat de la Maison blanche. M. Biden a également nommé David Hayes, ex-secrétaire adjoint de l'intérieur dans les administrations Obama et Clinton, au poste d'assistant spécial du président pour la politique climatique. Quant à l'ancien secrétaire d'État John Kerry, il sera envoyé international pour le climat.

Le nouveau président a également installé des experts du climat dans plusieurs départements, ce qui constitue selon le New York Times "la plus grande équipe jamais réunie" pour lutter contre le réchauffement climatique.

Les premiers dossiers

Cette équipe aura fort à faire car elle est très attendue par les ONG internationales qui fondent beaucoup d'espoir dans le nouveau président. Surtout qu'il pourra compter sur le Congrés puisque le Sénat est désormais à majorité démocrate.

Parmi les décrets signés mercredi, un texte annule l'autorisation donnée par son prédécesseur au projet d'oléoduc Keystone XL, une promesse clé de la campagne de Biden. Le nouveau président est attendu sur de nombreux autres dossiers : il pourrait supprimer les subventions aux énergies fossiles à l'étranger et pousser les autres pays du G20, dont la Chine, à faire de même. À ce sujet, la Fondation européenne sur le climat rapelle que de 2010 à 2019, la Banque américaine d'import-export (Exim Bank) a consacré plus de 90 % de son financement aux énergies fossiles dans ses projets énergétiques à l'étranger.

En matière de déforestation au Brésil : le président américain avait déclaré qu'il tiendrait le président brésilien Bolsonaro pour responsable de la déforestation, peut-être en ralliant d'autres pays en vue de fournir 20 milliards de dollars pour soutenir la protection de l'Amazonie.

Les prochaines semaines devraient être instructives quant à la teneur des ambitions du 46e président des États-Unis.

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