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Label bas-carbone : 391 éleveurs s'engagent à baisser leurs émissions de CO2

Agroécologie  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Le 23 février, au Salon international de l'agriculture à Paris, la ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne, a annoncé que 391 éleveurs sont aujourd'hui engagés dans la démarche du label bas-carbone, officiellement lancé en avril 2019.

Pour rappel, ce label a été créé par le ministère de la Transition écologique, en collaboration avec l'Institut de l'économie pour le climat (I4CE). Il soutient les projets volontaires locaux qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) ou de séquestrer les émissions carbone (CO2) sur le territoire français. Le label « permet de récompenser les acteurs de terrain, au premier rang desquels les agriculteurs et les forestiers, pour leurs actions contre le changement climatique. Il a un double intérêt : permettre aux agriculteurs d'être rémunérés pour leur carbone stocké, et apporter les garanties aux financeurs que les projets ont un réel impact environnemental », explique I4CE. Les agriculteurs baissent leurs émissions et permettent aux financeurs du label de compenser les leurs.

Une première méthode de comptabilisation de réductions des émissions, approuvée sur l'élevage, permet aujourd'hui à 391 éleveurs « de s'engager dans l'amélioration de leurs pratiques ». Il s'agit de la méthodologie « Carbon'Agri », élaborée par l'Institut de l'élevage (Idele), qui est dédiée aux exploitations bovines et de grandes cultures. Cette méthodologie a été validée le 30 septembre 2019 dans le cadre du label. Elle « s'inscrit dans les démarches bas-carbone des filières de ruminants (Ferme Laitière Bas Carbone, Beef Carbon, Green Sheep) ».

L'ambition des éleveurs engagés est d'éviter l'émission de 70 000 tonnes de CO2 d'ici 2025, avec de nouveaux projets collectifs. « Grâce à des pratiques culturales adaptées (couverts végétaux, alimentation du bétail, réduction des intrants…) », les agriculteurs sont engagés dans le label, souligne le ministère.

Les producteurs de grandes cultures (blé, maïs, oléoprotéagineux et betteraves) et leurs instituts techniques se sont aussi engagés, fin 2019, en vue d'élaborer une méthode conforme au label bas-carbone dans le secteur des grandes cultures, avec pour objectif de la déposer pour labellisation d'ici l'été 2020. Les labels bas-carbone dans le domaine des grandes cultures et des haies, « seront opérationnels avant la fin de l'année », précise le ministère.

La Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) prévoit de réduire de 18 % les émissions carbone du secteur agricole entre 2015 et 2030.

Réactions1 réaction à cet article

 

"labels bas-carbone dans le domaine des grandes cultures et des haies" : le dernier terme "haies" prête franchement à rire (jaune !) quand on sait comment les haies sont traitées en zone de grandes cultures ! La Beauce en est un exemple flagrant : l'anéantissement de longue date. Et un peu partout ailleurs, on s'emploie encore et toujours à suivre ce modèle pourtant obsolète et décrié.
Dans nombre de secteurs en polycuture-élevage, les haies sont désormais presque exclusivement perçues comme de la biomasse à déchiqueter régulièrement pour alimenter des chaufferies bois. Pays, chambres d'agriculture et CRPF ont bien oeuvré !

Pégase | 24 février 2020 à 22h00
 
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