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Transition énergétique : une commune bretonne exploite ses ressources

La société d'économie mixte de Locminé (Morbihan) inaugurait ce mardi sa première station bioGNV. Le développement de ce carburant alternatif s'inscrit dans un projet plus global de transition énergétique du territoire, autour de la biomasse.

Energie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com
Transition énergétique : une commune bretonne exploite ses ressources

Le projet de loi sur la transition énergétique prévoit d'impliquer davantage les collectivités dans la diversification du mix énergétique. A Locminé, dans le Morbihan, les élus et acteurs locaux ont pris les devants en créant, dès 2011, une société d'économie mixte (SEM), Liger (Locminé innovation et gestion des énergies renouvelables). Objectif : développer la biomasse pour limiter la dépendance énergétique du territoire et fournir aux entreprises une énergie compétitive à terme.

Première étape de ce projet : la mise en service, en août 2012, d'une chaufferie bois de 1,5 MW, alimentant un réseau de chaleur de 4 km. Elle alimente aujourd'hui un centre aquatique, un gymnase, un collège et un lycée, une salle multifonctions et un industriel de l'agroalimentaire.

En février 2015, avec plusieurs mois de retard, la SEM a annoncé la construction d'une unité de méthanisation par le groupe Hera. Pierre angulaire du projet de ce territoire, cette installation valorisera les déchets produits localement, dans un rayon de 20 km. Elle devrait être mise en service en avril 2016.

Mais auparavant, pour lancer la dynamique, la SEM a souhaité développer un réseau de distribution de gaz naturel pour les véhicules (GNV). La première station bio-GNV a été inaugurée ce 19 mai. Alimentée dans un premier temps par du biométhane produit en Vendée, elle le sera à terme par l'unité de méthanisation qui devrait produire chaque année 550.000 litres de carburant. L'installation devrait également fournir 9.690 MWh de chaleur, 10.200 MWh d'électricité et 550.000 Nm3 de biométhane. Les digestats seront valorisés en engrais.

Des déchets produits dans un rayon de 20 km

Pour produire ces cinq millions de mètres cubes de biogaz par an, le méthaniseur sera alimenté par des matières organiques produites dans un rayon de 20 km. Ainsi, 56.000 tonnes de déchets issus des industriels (46.800 t), notamment de l'agroalimentaire, des agriculteurs (8.000 t de lisier) et des collectivités (4.200 t de boues et graisses) seront traitées chaque année. La taille du projet a d'ailleurs été adaptée à ce gisement.

"Soucieux de mettre en place une économie circulaire parfaite, le site de Liger est installé au plus près des différents acteurs du projet. Ainsi, une fois les déchets organiques traités par l'unité de méthanisation, les cinq énergies [chaleur, gaz, électricité, carburant, engrais] créées seront réinjectées aux acteurs concernés sans risque de déperdition", précise la SEM. Réseau de chaleur, stations bioGNV, réseau de distribution d'électricité…

Les investissements, à hauteur de 14,5 M€, devraient amortis en huit ans.

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