Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Qualité de l'air : l'Île-de-France lance des mesures mobiles et évalue la perception des citoyens

L'Île-de-France, Airparif et La Poste mettent en œuvre une campagne de mesure de la qualité de l'air à partir de 600 micro-capteurs. Le dispositif est couplé à une enquête de perception et à une application de signalement des nuisances.

Risques  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Jeudi 11 février, la Région Île-de-France, Airparif et La Poste ont présenté le projet « Mesures & perception », un nouveau dispositif de mesure de la qualité de l'air et de collecte du ressenti des citoyens en Île-de-France. L'expérimentation comporte trois volets : une mesure de la qualité de l'air grâce à des dispositifs mobiles, une enquête sur la perception de la qualité de l'air et un dispositif de signalement des nuisances.

Le projet a été initié en octobre 2019, dans le cadre du plan pour la transformation écologique de l'Île-de-France, et bénéficie d'un financement de 1,5 million d'euros de la part de la Région. Geoptis, la filiale de La Poste spécialisée dans les solutions innovantes dédiées à la connaissance et à la gestion des territoires, a été retenue par Airparif en mars 2020 parmi sept consortiums.

500 micro-capteurs mobiles et 100 fixes

Le volet « mesure » du projet poursuit deux objectifs principaux : l'amélioration des connaissances sur les niveaux de pollution au cœur du trafic routier et l'évaluation d'un nouveau réseau de mesures. Pour cela, Geoptis a déployé depuis juin dernier 600 micro-capteurs sur le territoire francilien. Ils viennent compléter les 70 stations fixes d'Airparif. Ce déploiement « n'a pas d'équivalent », insiste Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, précisant que 72 % des communes franciliennes sont couvertes.

Cinq-cents capteurs sont embarqués sur les flottes de véhicules du groupe La Poste : 400 sur des voitures, des utilitaires et des poids lourds, et 100 sur des vélos de facteurs et des remorques de vélos électriques de coursiers. À cela s'ajoutent 100 micro-capteurs positionnés sur des bâtiments de La Poste, plateformes de distribution ou bureaux de poste.

Le dispositif doit être testé pendant un an. Les micro-capteurs AtmoTrack ont déjà été évalués dans le cadre du challenge micro-capteurs de l'Airlab, à la fois en position fixe et sur des véhicules. Les 600 capteurs mesurent les concentrations en particules fines (3 tailles de particules : PM10, PM2.5 et PM1), 300 mesurent le dioxyde d'azote (NO2) et 30 mesurent l'ammoniac (NH3). Il s'agit, maintenant d'évaluer dans quelle mesure les données que ces capteurs produisent en continu (toutes les 10 secondes) sont pertinentes et permettent d'améliorer les cartographies d'Airparif.

Une enquête et une application

Le deuxième volet du projet a pour but de recueillir la perception des Franciliens vis-à-vis de la qualité de l'air, via une enquête sur le site d'Airparif. En complément, des facteurs de La Poste interrogeront 1 100 Franciliens volontaires à leur domicile (sous réserve que les conditions sanitaires le permettent). Le croisement du ressenti des Franciliens et des données objectives de qualité de l'air issues des relevés dans le trafic constitue, à une telle échelle, « une approche innovante et complètement nouvelle par rapport aux diverses expérimentations qui existent d'ores et déjà sur l'utilisation de flottes de micro-capteurs, en France comme à l'étranger », expliquent les trois partenaires.

Enfin, le troisième volet du projet est la mise en place, à partir de mars, d'une application de signalement participatif « Signal'Air ». Celle-ci permettra aux Franciliens de signaler des anomalies ayant un impact sur l'air qu'ils respirent, comme les odeurs ou les panaches de fumée. « Cette application (…) a pour objectif de permettre à chaque Francilien non seulement de signaler des anomalies, mais aussi de connaître le ressenti des habitants sur la pollution en temps réel. »

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question au journaliste Philippe Collet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager

Portail web de prise de RDV avec les services déchets des collectivités Infinitri