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Qualité de l'air : Airparif lance Airlab, un incubateur de solutions innovantes

Airparif, acteur majeur de la qualité de l'air en Île-de-France et ses partenaires ont lancé AirLab, le 20 septembre. Avec cet outil, l'association entend accompagner l'émergence de solutions innovantes.

Risques  |    |  Rachel DebrincatActu-Environnement.com
Qualité de l'air : Airparif lance Airlab, un incubateur de solutions innovantes

Airparif, l'association agréée pour la surveillance de la qualité de l'air en Île-de-France, a choisi une date symbolique, le 20 septembre 2017, journée nationale de la qualité de l'air pour lancer un nouvel outil : Airlab. Entouré de ses partenaires fondateurs et financeurs, l'observatoire de la qualité de l'air entend développer un écosystème structuré d'acteurs innovants autour d'un objectif commun : l'amélioration de la qualité de l'air.

Un laboratoire à idée ? Un pôle d'entreprises ? Une mutualisation de moyens ? Airlab est un peu tout à la fois. Pour Frédéric Bouvier, directeur d'Airparif, "c'est un écosystème qui vise à rassembler des acteurs, des compétences, pour améliorer la qualité de l'air. C'est un accélérateur d'innovations pour répondre à un enjeu de santé publique, mais aussi un enjeu de développement économique".

La santé, un enjeu de taille qui a uni les acteurs

Avec déjà onze partenaires fondateurs et porteurs de projets, Airparif a su s'entourer. Autour de la table, tous les acteurs politiques, la région Île-de-France, la mairie de Paris, la métropole du Grand Paris et l'Etat, principaux soutiens de l'initiative, ont vu évoluer l'opinion des Français concernant la qualité de l'air et ressentent cette pression d'agir. La récente décision du Conseil d'Etat enjoignant le gouvernement à adopter des plans pour remédier à la qualité de l'air a d'ailleurs sonné le glas. Chantal Jouanno, vice-présidentechargée de l'Écologie et du Développement durable de la région Île-de-France, souligne qu'il faut dorénavant que "la qualité de l'air soit un sujet travaillé dans les collectivités de manière transversale. Mais pour avancer, il faut de la rupture technologique".

Comment faire ? Pour Frédéric Bouvier, Airlab ne part pas d'une feuille blanche : "il y a énormément de solutions, d'initiatives, de recherches qui ne demandent qu'à être organisées". A commencer par les grands groupes qui soutiennent la démarche et qui ont, d'ores et déjà, des projets bien avancés. SNCF Logistics a équipé certains de ses camions de livraison électriques pour capter les émissions de dioxyde d'azote et de particules fines. Veolia et Icade vont tester des capteurs différents pour relever la qualité de l'air intérieur des bâtiments. EDF, via la start-up Citelum, va analyser la mobilité en temps réel pour permettre de modifier le trafic. Tandis qu'Engie va proposer une expérimentation autour de ses clients pour analyser leurs perceptions et leurs comportements vis-à-vis du chauffage bois... Ces données et expériences, mis en commun avec celles d'Airparif et diffusées en open data, ont pour ambition de donner ce coup d'accélérateur dans l'élaboration de solutions.

Une structuration des entreprises du domaine pour un marché tourné vers l'international

Airlab ne va pas profiter seulement qu'à ses membres fondateurs. Il a pour but de favoriser une communauté d'utilisateurs comme dans les entreprises et les laboratoires : Aria Technologies, Numtech, Partnering robotics, Geovelo, etc., qui proposent des travaux ou des solutions mutualisables dans le domaine de la qualité de l'air. Airparif a mis en place un portail pour mettre en lumière ces acteurs.

Airlab va avoir un rôle particulièrement important dans l'émergence de nouvelles solutions via des start-up. Un accompagnement de projet va être mis gratuitement en place par l'association : de l'évaluation du projet à la recherche de financements. "Nous savons que seul, une start-up aura des difficultés à développer son projet, alors qu'avec notre réseau, ces solutions vont pouvoir décoller", souligne Frédéric Bouvier, directeur général d'Airparif. Cette initiative illustre bien la tendance des associations de surveillance de la qualité de l'air à étendre leur champs de mission et aller chercher d'autres sources de financements dans une situation économique contrainte.

Décoller en région, en France, mais aussi et surtout à l'international. Pour les entreprises, le marché de la qualité de l'air se trouve en Chine, en Afrique, en Inde et leurs regards se tournent déjà au-delà des frontières.

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