Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Méthanisation : "les cultures énergétiques méritent une place modérée"

Energie  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com

La place des cultures énergétiques dans l'alimentation des méthaniseurs a suscité de vifs débats lors de l'examen du projet de loi transition énergétique. Alors que les députés veulent exclure totalement le recours aux produits agricoles alimentaires, les sénateurs prônent l'intégration de cultures intermédiaires y compris celles à vocation énergétique. Ce point de désaccord devra être tranché lors de la seconde lecture du projet de loi qui doit débuter le 14 avril prochain à l'Assemblée nationale en commission.

Dans une nouvelle étude, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) apporte des arguments complémentaires pour avancer sur la question. Suite à un benchmark des stratégies européennes en faveur du biogaz, l'agence conclue que les cultures énergétiques ont permis un développement rapide en la matière. C'est le cas notamment en Allemagne où plus de 80% des installations font de la codigestion avec un mélange de cultures énergétiques et d'effluents d'élevage. Environ trois quarts de la production énergétique des installations leur sont attribuables. Elles mobilisaient 6,9% de la surface agricole utile (SAU) en 2013. Parmi celles-ci, le maïs ensilage est dominant (73%).

Mais cette surconsommation de cultures énergétiques a ses dérives en matière de changement d'affectation des sols et de spéculation sur les matières premières agricoles. Selon l'Ademe, ces dérives peuvent être limitées si les exploitants produisent eux-même leur matière première. L'agence estime par conséquent qu'en France, "les cultures énergétiques méritent une place modérée, ni exclusion, ni 100%". Elle propose comme garde-fou d'introduire dans la conditionnalité du tarif d'achat une obligation de cultiver les substrats chez les exploitants.

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Florence Roussel

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager

RÉCYF transforme le mâchefer en matière première... et en objet ! Pollutec 2021