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Nucléaire : Sortir du Nucléaire signale une « défaillance grave » sur l'EPR finlandais

Risques  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com
Nucléaire : Sortir du Nucléaire signale une « défaillance grave » sur l'EPR finlandais

Mardi 2 juin, le réseau Sortir du nucléaire (RSN) a signalé « une défaillance grave sur une pièce du réacteur EPR en construction à Olkiluoto, en Finlande ». En l'occurrence, la pièce défectueuse est une soupape de sûreté du pressuriseur, un équipement destiné à réguler la pression du circuit primaire du réacteur nucléaire. L'association s'appuie notamment sur un article publié par le Journal de l'énergie qui détaille l'anomalie et la gestion du problème par les industriels et les autorités de sûreté nucléaire.

Pour l'instant, il semble que le problème n'ait pas été constaté sur l'EPR français. Mais « il est encore trop tôt pour en savoir plus », explique l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui attend les conclusions de son homologue d'Heslinki.

Une pièce très difficile à mettre au point

Le Journal de l'énergie rapporte que l'autorité de sûreté finlandaise (Stuk) vient de signaler à ses homologues la découverte d'une fuite sur une soupape de sûreté du pressuriseur. Le rapport Folz sur la construction de l'EPR de Flamanville (Manche), remis en octobre 2019 au gouvernement français, évoquait déjà cette pièce « très difficile à qualifier aux conditions normales et accidentelles ». Les constructeurs de l'EPR de Flamanville y travaillent depuis 2012 et escomptaient, fin 2019, y parvenir « dans les prochains mois ».

La fuite constatée sur la soupape du réacteur finlandais a poussé Stuk à suspendre le chargement du combustible, qui devait avoir lieu ce mois-ci, jusqu'à ce que le problème soit résolu. Interrogé par le Journal de l'énergie, Stuk qualifie la défaillance de « très significative ». Il s'agit d'« un problème sérieux », confirme Areva, qui a demandé à EDF et aux autorités de sûreté de vérifier, en urgence, l'intégrité des soupapes des EPR français et chinois.

Réactions7 réactions à cet article

 

La défaillance de conception a été mise en avant en 2010, puis en 2016.
La question principale est de savoir si l'on va l'admettre ou si on va essayer de faire fonctionner un objet mal conçu.
Pour mémoire Framatome à l'époque n'a pas retenu la société qui avait fabriqué les pressuriseurs des réacteurs des générations précédent l'EPR

Roger Flandin | 03 juin 2020 à 18h15
 
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N'en déplaise au réseau nucléophobe Sortir du nucléaire (RSN) les réactions et la gestion de cet incident par l'ASN, l'autorité de sureté Finlandaise, AREVA et EDF sont plutôt saines et rassurantes. Ces incident sont normaux pour les prototypes complexes que sont les 1er EPR.
Savoir qu'EDF dépose une demande pour la construction de deux nouveaux EPR à Sizewell qui produiront près de 7% de l'électricité du Royaume Uni me semble plus interessant que ce détail de fuite de soupape en Finlande.
La question est aussi de savoir si à terme la filière EPR sera compétitive face à celle des SMR dans laquelle actuellement de nombreux pays investissent (USA, CHINE, CANADA, INDE, RUSSIE etc ...)

Quid | 03 juin 2020 à 22h59
 
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@ Quid :
"Ces incident sont normaux pour les prototypes complexes que sont les 1er EPR" : selon votre logique, si une fois mis en service l'un des réacteurs connaît un accident majeur avec émission massive et incontrôlée de radionucléides, cela sera normal, fera partie du protocole ? Après les accidents de Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima, la légèreté de votre commentaire résume bien l'état actuel de cette industrie : maîtrise technique et financière à la dérive, technologie dangereuse et polluante sur le long terme et irresponsabilité de ses promoteurs. Et votre questionnement sur la compétitivité de la filière EPR et votre intérêt centré sur les perspectives de développement à l'export par EDF montre sans détour où se situe le coeur des véritables préoccupations des défenseurs du nucléaire... L'impératif de sécurité industrielle est clairement à la remorque !
Il existe de sévères normes de sécurité pour des objets banals tels les ours en peluche, les cadres de vélos ou les feutres de couleur. L'industrie du nucléaire, technologie lourde à hauts risques (on en a la preuve quasi quotidienne de-ci de-là) se doit d'être garante d'une sécurité sans faille. Or elle témoigne trop souvent du contraire.
Non seulement le citoyen craint pour sa santé mais le contribuable est régulièrement contraint d'éponger les déficits abyssaux et chroniques de cette technologie obsolète portée à bout de bras par un permanent et cynique mensonge d'état. Basta !

Pégase | 04 juin 2020 à 10h29
 
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On élève pas le débat en comparant les normes de sécurité des ours en peluche à celles de l'ASN, de l'autorité nucléaire finlandaise, AREVA, EDF etc..Une industrie garante d'une sécurité sans faille cela n'existe pas et l'industrie nucléaire est certainement l'industrie la plus surveillée. C'est aussi, entre autre, la médecine nucléaire qui sauve des millions de personnes par an dans le monde. Pourquoi discréditer la science, la recherche et la qualité du travail des acteurs de l'industrie publique française du nucléaire qui nous a permis de produire depuis 2 ans plus d'électricité (485 Twh) sans émission de GES que nous en avons consommée (473 Twh). Le nucléaire, c'est un risque certes, mais le dérèglement et le réchauffement climatique c'est la réalité d'un accident majeur hélas déjà en cours. A mon avis, le combat contre le réchauffement et le dérèglement climatique doit être prioritaire sans pour autant négliger le combat pour la sécurité du nucléaire.

Quid | 04 juin 2020 à 12h20
 
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Parce que les retards à répétition, la facture initiale qui a quadruplé (presque 10 milliards d'euros, excusez du peu !) et les malfaçons en série du programme EPR, les pollutions accidentelles des cours d'eau et de l'air par les centrales actuelles, les conditions d'extraction du minerais, l'absence d'une filière fiable de gestion des déchets radioactifs sur des périodes très longues, l'opacité de l'ensemble de la filière, etc. élèvent peut-être le débat ? D'ailleurs, quel débat ? Amalgamer apports de la médecine, science et industrie du nucléaire ne risque pas non plus de le porter plus haut .
Pour en revenir aux ours en peluche, aucun parent n'accepterait que son enfant ne s'étouffe en avalant un oeil mal fixé comme cela s'est hélas produit avant l'imposition de normes de fabrication sévères. Et le citoyen devrait en revanche accepter que l'industrie du nucléaire s'autorise à tâtonner, à l'erreur, l'expose au risque de contaminations pouvant être mortelles sur de longues périodes et, pour éponger ces dérives, ponctionne des milliards d'euros publics qui manquent tant par ailleurs ?! Navré mais cela ne passe plus !
L'ASN joue ce rôle de contrôleur de la qualité de fabrication des centrales et de surveillance de la maintenance et le fait, j'en suis persuadé, au mieux de ses possibilités et avec grand professionnalisme. Fort heureusement du reste : sans son expertise, la filière nucléaire aurait assurément engendré des incidents bien plus importants si ce n'est accidents.

Pégase | 05 juin 2020 à 13h39
 
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Qu'est ce que je disais ? Ce réacteur ne marchera jamais et tant mieux, donc il vaudrait mieux arrêter tout de suite les frais.Et pour répondre à quid , dont les observations sont très légères et inconséquentes, dignes d'ailleurs de la "grosse tête française qui croit toujours tout savoir et tout maîtriser": non , vous savez très bien que cet EPR ne sera jamais compétitif. Cet investissent est un véritable scandale, nous attendons le président de la république responsable qui aura la vision claire de tous les mensonges et dissimulations que ce lobby lui fait avaler, et la sagesse d'arrêter le délire.

gaïa94 | 14 juin 2020 à 20h29
 
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Quid | 15 juin 2020 à 13h58
 
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