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L'OCDE publie le bilan environnemental de l'Irlande

Gouvernance  |    |  Déborah Paquet  |  Actu-Environnement.com
Conformément à sa mission d'appui aux politiques gouvernementales de ses Etats membres, l'organisation de coopération et de développement économique (OCDE) réalise depuis 1992 des examens des conditions et des progrès environnementaux des Etats membres. Elle propose une analyse systématique des efforts entrepris par les pays pour atteindre leurs objectifs nationaux et respecter leurs engagements internationaux dans le domaine de l'environnement. Après la Finlande en juin dernier, l'OCDE publie son analyse concernant l'Irlande. Bien que intègre dorénavant les contraintes écologiques dans sa politique économique, il reste encore de gros efforts à faire dans les domaines de l'eau et de l'air.

Sur la période 2000-2009, l'Irlande a étoffé son cadre de planification environnementale en renforçant notamment les prérogatives et les effectifs de ses organismes d'Etat dédiés à l'environnement. Redevances de collecte calculées en fonction du volume, taxes sur la mise en décharge et les sacs plastiques, taxe d'immatriculation des calculée sur la base des émissions de CO2 font partie des instruments économiques qui permettent de soutenir les politiques lancées.
D'importants investissements depuis 2000 dans les infrastructures de l'eau et de l'assainissement permettent d'améliorer considérablement le taux de conformité aux dispositions de la directive de l'UE sur les eaux urbaines résiduaires qui passe de 25% à 92%.
Le rapport souligne que l'Irlande a défini des objectifs ambitieux pour améliorer la gestion des déchets dont certains ont déjà été atteints, notamment ceux concernant la valorisation du papier, du carton, du bois et des déchets d'emballage, dont la réalisation était prévue en 2010-11. Le dépôt sauvage de déchets est enfin maîtrisé.
Sur le plan de la biodiversité, l'Irlande a lancé une campagne de réintroduction de trois espèces de rapaces (aigle royal, milan royal et pygargue à queue blanche) et a ouvert en mars 2009 un Centre de données sur la biodiversité.
Se positionnant comme expert sur la thématique de la pollution marine, l'OCDE rapporte que l'Irlande se prépare à adhérer en tant que membre à part entière à l'Accord de Bonn concernant la coopération en matière de lutte contre la pollution de la mer du Nord par les hydrocarbures et autres substances dangereuses.

Malgré ces nombreux efforts, l'Irlande doit encore progresser sur de nombreux points. Parmi eux, l'examen rappelle que la production de déchets par habitant demeure encore parmi les plus élevées de la zone OCDE. La production de déchets dangereux est en hausse dont près de 10% ne sont pas déclarés et vraisemblablement mélangés aux ordures ménagères. De plus, l'essentiel du traitement des déchets du pays est fait à l'étranger avec plus de 80% de l'ensemble des déchets et près de la moitié des déchets dangereux produits expédiés en dehors du pays.
L'OCDE s'inquiète sur certains effets sanitaires liés à l'environnement toujours non résolus : contamination de l'eau de consommation par des bactéries ou des métaux lourds, pollution de l'air liée à la circulation et au chauffage dans les zones urbaines, et exposition au radon naturel.
Enfin, la protection de la nature est demeurée le parent pauvre de la politique de l'environnement en Irlande, aussi bien sur le plan national qu'au niveau local. Les soutiens à la conservation de la nature sont moins nombreux que dans la plupart des autres pays européens. Résultat : moins d'1% du territoire irlandais bénéficie d'une protection répondant aux critères des deux premières catégories d'aires protégées de l'UICN.

Sur ce constat, l'OCDE établit 38 recommandations pour renforcer les performances environnementales de l'Irlande. L'Irlande est invitée à multiplier ses efforts pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, revoir son système de facturation des ménages pour leur consommation d'eau et à ratifier la Convention Aarhus sur l'accès à l'information, la participation du public aux prises de décisions et l'accès à la justice pour les questions environnementales.

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