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Clause de sauvegarde MON810 : les arguments français décryptés par l'Efsa

L'Efsa vient de publier ses analyses des arguments mis en avant par la France pour justifier sa clause de sauvegarde sur le maïs OGM MON810. A quelques jours des Conseils Agriculture et Environnement…

Risques  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com
Clause de sauvegarde MON810 : les arguments français décryptés par l'Efsa

L'Efsa a publié le 11 décembre trois opinions scientifiques sur les maïs OGM MON810 et Bt11. Il s'agit d'une réactualisation et d'un complément d'un premier avis publié en mai dernier, à la demande de la Commission européenne, sur les arguments mis en avant par la France pour justifier la mise en place d'une clause de sauvegarde sur le maïs MON810.

La France pointait alors du doigt, dans une note à la Commission, le fait que l'examen du renouvellement de l'autorisation du MON810 avait été fait à la lumière des anciennes lignes directrices sur l'évaluation environnementale des OGM, alors que de nouvelles études scientifiques ainsi qu'un avis postérieur de l'Efsa sur la maïs Bt11 remettaient en question les conclusions de l'Efsa sur le MON810.

 
Vers une décision de la Commission sur le moratoire français ? La Commission ne s'est pas encore prononcée sur la validité de la clause de sauvegarde française, attendant un accord entre les Etats membres sur l'adoption de nouvelles règles pour la mise en culture des OGM. Or, depuis deux ans, les Etats sont divisés.
Ces avis de l'Efsa sont publiés à quelques jours des Conseils Environnement et Agriculture, qui réunissent les 17, 18 et 19 décembre à Bruxelles les ministres européens concernés.
Vont-ils être mis sur la table pour faire avancer le débat, même si les OGM n'apparaissent pas à l'ordre du jour ?
 
Le gouvernement français revenait sur les risques environnementaux liés à la culture du maïs Bt11, et particulièrement l'apparition de résistances à la toxine Cry1Ab dans les populations de lépidoptères cibles exposées, et des réductions de populations de certaines espèces de lépidoptères non-cibles sensibles, lorsqu'elles sont exposées au pollen de maïs Bt11 ou MON810 déposé sur leurs plantes-hôtes.

"Des mesures d'atténuation des risques peuvent être nécessaires"

Les deux premiers avis indiquent que, dans les nouvelles publications scientifiques étudiées, l'Efsa n'a pas identifié d'informations remettant en cause ses précédentes conclusions et recommandations sur le maïs MON810 et sur le Bt11.

Le troisième avis est beaucoup plus détaillé. Il porte sur le modèle mathématique utilisé dans l'évaluation des risques environnementaux du maïs Bt11. Ce modèle est utilisé pour évaluer les impacts d'une exposition au pollen des espèces non-cibles, comme les papillons, les mites, et estimer l'efficacité de certaines mesures d'atténuation.

La Commission européenne a demandé à l'Efsa d'étudier de nouvelles hypothèses, afin d'enrichir son avis de 2011 sur le Bt11. "Le groupe OGM de l'EFSA a conclu que des mesures d'atténuation des risques peuvent être nécessaires dans des conditions spécifiques (en fonction, par exemple, de la sensibilité et de la présence de lépidoptères, de la superficie cultivée de maïs Bt, de la densité de la plante-hôte) afin de réduire l'exposition des lépidoptères très sensibles au pollen du maïs Bt11". L'Efsa précise que ces conclusions sont également applicables au MON810.

Ainsi, indique l'agence, selon le niveau d'exposition au pollen du maïs Bt11, il y a un danger potentiel pour les larves de lépidoptères présentes sur des plantes-hôtes présentes à proximité d'une culture de maïs MON810 et Bt11. "Cependant, une évaluation des risques doit déterminer la distance de la source la plus proche de pollen de maïs Bt et leur exposition, ainsi que l'état phytosanitaire de l'espèce concernée".

Surveiller l'apparition de résistances

L'Efsa a comparé plusieurs mesures d'atténuation pour les espèces non-cibles et que la mise en place de bandes de plantes-hôtes en bordures des champs peut permettre de réduire leur mortalité.

Concernant, les espèces vivant dans des habitats protégés, la distance d'isolement exigée autour des habitats doit être proportionnelles à la sensibilité de l'espèce locale ainsi qu'au niveau d'expression de la protéine Cry1 dans le pollen Bt. Dans le cas des maïs Bt11 et MON810, l'Efsa estime qu'une distance d'isolement "conservatrice" de 20m est suffisante pour limiter la mortalité locale d'espèces non-cibles, même très sensibles.

Si un risque de développement local de résistances existe chez les espèces non-cibles, celui-ci est "nettement inférieur" à celui des parasites visés et donc prendre des mesures de routine ne serait pas proportionné. En revanche, l'agence préconise d'utiliser la surveillance générale pour communiquer des informations sur l'observation d'effets inattendus. De plus, les rapports de surveillance des services régionaux d'inspection des végétaux devraient permettre de déclencher des enquêtes ultérieures.

L'Efsa demande aux demandeurs d'autorisation d'inclure ces nouveaux points de vigilance dans leurs plans de surveillance environnementale consécutive à la mise sur le marché (PMEM). Ces plans détaillent comment sera surveillée l'apparition éventuelle d'effets néfastes sur l'environnement et peut pointer du doigt certains risques potentiels à surveiller de près.

Pour des mesures de gestion "proportionnées" aux risques

En conclusion, l'Efsa rappelle ses lignes directrices concernant la gestion des risques : les mesures de gestion et de réduction des risques "doivent être proportionnées au niveau de risque identifié selon les objectifs de protection fixés dans chaque région".

Réactions39 réactions à cet article

 

A quand une organisation qui argumentera ses réflexions sur des vrais risques et non sur de simples statistiques, souvent douteuses parce que tellement faciles à orienter.
J'attends que ces Messieurs et Dames m'expliquent comment ils lutteront contre un parasite ou une plante invasive lorsqu'ils seront rendus résistants aux seules (ou souvent à la seule) molécules qui les maintiens dans un équilibre (très précaire) de rentabilité. Surtout après que les seuls prédateurs auront été décimés par les produits employés pour, soi-disant, être capable de nourrir le monde...
Lorsque le mal est fait, on ne peut plus l'effacer.........
Bon courage aux nouvelles générations.

Bochenerouge | 13 décembre 2012 à 09h57
 
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Le problème récurrent, c'est que l'EFSA est génétiquement modifié par les conflits d'intérêts ! Ses avis ne sont donc pas neutres !!!

Seule de longues études indépendantes réalisé dans des laboratoires publics sur des protocoles rigoureux et transparents permettra de faire la lumière une fois pour toute sous le contrôle de la société civile !!!

Eau Pure | 13 décembre 2012 à 12h20
 
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encore de la diffamation !
l'EFSA n'a pas de problèmes de conflits d'intérêts. Les deux personnes qui ont été mises en cause par les antis n'avaient aucun rôle dans l'évaluation, ne participaient pas à l'élaboration des avis et de par leur position au sein de l'EFSA ne pouvaient avoir une influence quelconque sur les avis formulés par le panel OGM. Rappelons d'ailleurs que ses avis résultent non seulement de son évaluation propre mais tient compte également des avis reçus des états membres. Cela commence à faire beaucoup de monde !
D'ailleurs compte tenu que l'EFSA fait sans aucun doute beaucoup mieux ce que font chacun des états membres, il y a ici une source d'économies substantielle à réaliser par chacun des états membres en supprimant leurs agences en charge de l'évaluation des risques sanitaires. Cela contribuera aussi à justifier la construction de l'Europe.

@ bochenenerouge : le problème que vous soulevez n'est nullement spécifique des OGM. l'agriculture connaît ce type de problème depuis toujours ! votre phrase : "les seuls prédateurs auront été décimés... " est incompréhensible. S'ils sont décimés, plus besoin de lutter contre eux !

Par ailleurs, on ne connait pas de plantes alimentaires cultivées qui soient envahissantes (même pas le colza !).
Il a même été prouvé, justement chez le colza, qu'un caractère transmis aux plantes apparentées (ravenelle..) disparaissait au bout de 4 générations. L'éventuel "mal" (si mal il y a) peut donc s'effacer !

gattaca | 13 décembre 2012 à 14h52
 
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En réponse à gattaca.
Quand on confond "parasite" et "prédateur" je ne sais pas si la réponse doit être prise en compte. Un parasite est un organisme qui détruit ou abime les cultures. Un prédateur est un organisme qui détruit le parasite. Peut être que quand on confond (en espérant que ce ne soit pas des décideurs) on peut expliquer pourquoi il n'y a pas de progrès dans la lutte phytosanitaire et dans l'application de modes culturaux plus respectueux de l'environnement.
Quand aux plantes envahissantes. Même problème. Je ne sais jamais annoncé que des plantes alimentaires étaient envahissantes..... Mais continuer de croire que les gènes sauteurs n'existent pas (alors que l'INRA en a reconnu l'existence dans les années 80 au travers de la stérilité mâle cytoplasmique du colza et tournesol) est une aberration supplémentaire qui me fait peur.
Et pour parler du mal, je crois qu'en faisant les constats très nombreux sur la dégradation des sols, des cultures et de la qualité de la vie, monsieur il est déjà bien là et il ne s'efface pas, bien au contraire.

Et enfin, je n'ai accusé aucunement 2 personnes (que je connais pas en plus) mais un système (comme les systèmes nationaux ou locaux) qui n'est dirigé que par l'argent et les profits et non par une vision"durable" comme tout le monde se targue de défendre.

Bochenerouge | 13 décembre 2012 à 16h09
 
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Citation " @ bochenenerouge : le problème que vous soulevez n'est nullement spécifique des OGM. l'agriculture connaît ce type de problème depuis toujours !"

C'est en partie faux car il a été montré que ce sont les traitements systématiques (avec la même molécule) et à dose réduite qui induisent le plus l'apparition de résistances dans la population cible. Or avec les OGM, ce sont bien des micro-doses de produit qui sont "administrées" en continu. Les résistances apparaissent ainsi d'autant plus rapidement, et cela est aujourd'hui avéré.

Quant aux prédateurs ou auxiliaires des cultures, il est malheureux de constater que certains agronomes continuent de les ignorer aux profits de la lutte chimique seule, tout comme cela a été longtemps le cas pour la microflore/faune du sol.

Il semble que les considérations agronomiques, sociales ou environnementales soient très loin d'être la motivation première des vendeurs d'OGM...

jujuniep | 13 décembre 2012 à 16h56
 
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@ gattaca

Encore des mensonges malgrés des preuves accablantes !!!

- Quatre agences européennes épinglées pour conflits d’intérêts /

Par Benjamin Sourice - Journaliste chez Précaire&Militant - Publié le 12/10/2012

Jeudi 11 octobre, un rapport d’audit de la Cour des comptes européenne montre de graves conflits d’intérêts au sein d’instances communautaires cruciales dans la protection de la santé et de la sécurité alimentaire. La Cour épingle sévèrement quatre agences européennes de régulation pour leur mauvaise gestion des conflits d’intérêts.

Sans surprise, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) est en tête du tableau, en particulier pour les liens étroits que certains de ses experts entretiennent avec l’International Life Science Institute (ILSI), le lobby des géants de l’agroalimentaire (Monsanto, Unilever, Syngenta, Bayer, Nestlé...).

L’ILSI est au cœur de plusieurs scandales de conflits d’intérêts, dont le dernier en date remonte à mai 2012 quand Diana Banati, présidente de l’EFSA, fut contrainte de démissionner en raison de ses liens dévoilés avec le lobby. Elle a depuis officiellement rejoint l’ILSI en tant que directrice exécutive pour l’Europe.

Cette fois la cour des comptes pointe le cas de six autres experts siégeant aux instances de l’EFSA et ayant des liens avec l’ILSI, la cour s’étonnant sobrement de cette « différence de traitement ».

..................

Eau Pure | 13 décembre 2012 à 18h06
 
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Bonjour l'objectivité de Sourice... travaillant dans une officine militante !

Ne confondez pas lobbyisme, conflits d'intérêts, avis, opinions, influences sur ceci ou cela.
Encore une fois, Diana Banati n'avait aucune influence, rôle, avis à donner, jugement à porter sur tel ou tel OGM. Dans le circuit de l'évaluation, elle n'avait pas les moyens ni la possibilité d'intervenir.
Qu'elle ait oublié de préciser son appartenance à l'ILSI dans sa déclaration d'intérêts a été monté en épingle mais cela prouve d'une part, que les membres et les experts liés à l'EFSA font une déclaration d'intérêts (DoI) et cela ce n'est pas si fréquent. Que ces DoI sont au minimum renouvelées chaque année et peuvent l'être aussi en continu, ce que peu d'instances d'évaluation sont capables de faire.
Qu'il n'y a rien de scandaleux (bien au contraire) que l'Europe, l'EFSA embauche des gens qui ont quelques compétences qu'ils ont pu acquérir qu'au sein de sociétés privées puisqu'il n'y a plus de compétences dans la recherche publique.
Qu'il n'y a rien de scandaleux que l'EFSA traite avec des Monsanto, Syngenta, Bayer et autres puisqu'il n'y a que ces sociétés à proposer quelque chose.

L'EFSA s'est vu, au contraire, décerner des félicitations sur son organisation de l'évaluation, l'indépendance de l'expertise... etc. Il y a peu d'organisations similaires dans les pays membres voire extérieurs à l'Europe qui pourraient présenter une telle démarche.
Utilisez d'autres arguments que le lobbyisme !

gattaca | 14 décembre 2012 à 11h18
 
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@ Bochenerouge
j’ai plutôt l’impression qu’il y a une belle salade chez vous entre parasite et prédateur.
Un parasite ne détruit pas nécessairement. Il y a même des formes de parasitisme qui sont bénéfiques … on les appelle alors des symbioses !
Certains n’hésitent pas à qualifier le fœtus humain de parasite pour sa mère !
Dans quelle catégorie mettez-vous nos bactéries intestinales (qui au passage sont 10 fois plus nombreuses que les cellules de tout notre organisme) ?
Un prédateur n’est pas un organisme ne détruisant que un (ou des) parasite(s) donné et seulement des parasites !
Un prédateur, le plus souvent, détruit un (ou des) organismes qui ne font de mal à aucun autre organisme (qui ne sont eux mêmes ni parasites, ni ravageurs, ni prédateurs…).
Il n’y aurait pas de progrès dans la lutte contre les prédateurs ? rassurez-moi, vous n’avez jamais rien cultivé de votre vie ?

Personne n’a nié les gènes « sauteurs »!

Cela reste un phénomène extrêmement rare qui n’est nullement spécifique et réservé aux OGM. Les virus et les bactéries sont certainement des champions de la transgénèse et ont certainement contribués largement à l’évolution mais là encore ce sont des phénomènes rares et lents car aléatoires et pas souvent viables.
La dégradation des sols n'est nullement liée aux OGM !
S'il est vrai que l'on peut constater une dégradation des sols liés à l'agriculture intensive, celle-ci reste capable de réaliser de bons rendements sur ces sols dégradés

gattaca | 14 décembre 2012 à 11h54
 
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Selon Gattaca, ce que dit M. Sourice n'est pas objectif car il travaille par ailleurs dans une officine militante... Admettons.

Mais quelques lignes plus loin, il ne voit pas le problème à ce que des agences d'évaluation (censées être objectives) recrutent des gens, sois disant compétents, de firmes privées pour évaluer ces mêmes firmes !

Qui parle d'objectivité ?

Quand à la confusion de parasite et symbiose, il faut reprendre les bases (niveau BAC)... Parasitisme : bénéfice unilatéral au dépend de l'hôte (rarement jusqu'à la mort), symbiose : bénéfice réciproque.

Qui parle de salade ?

jujuniep | 14 décembre 2012 à 13h19
 
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@jujuniep

n'amalgamez pas compétences et conflit d'intérêts SVP !
Apprenez aussi que même si on contracte avec telle ou telle société privée pour réaliser un projet, ce n'est pas pour autant que l'on perd son indépendance et/ou sa probité intellectuelle.
Il est un procès récent (vous trouverez facilement lequel !) qui a montré que dire que l'on perd sa probité intellectuelle parce que l'on est financé par une association militante est de la diffamation ! et c'est donc condamnable.
Vous aurez sans doute remarqué que celui qui a gagné son procès sur ce seul point précis n'a pas pour autant cessé de diffamer les experts, la science, l'expertise mais en se gardant bien de citer des noms, il le fait de manière globale pour ne pas risquer la diffamation.

Par ailleurs, je n'ai nullement confondu parasitisme et symbiose... je faisais simplement remarquer que la symbiose est l'une des formes du parasitisme.
Je ne suis pas aussi sûr que vous que le parasitisme soit toujours strictement unilatéral. Il faudrait établir pour chaque cas de parasitisme le bilan avantages/inconvénients... on aurait des surprises !

gattaca | 14 décembre 2012 à 18h05
 
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C'est tout chaud ! L'opinion publique adore ! Plus rien ne sera comme avant ! Merci aux lanceurs d'alertes !!!

Le dernier groupe d'experts constitué par l'EFSA mis en cause pour des conflits d'intérêts

Eau Pure | 14 décembre 2012 à 21h12
 
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Gattaca, je n'ai jamais affirmer que travailler dans une boite privée faisait perdre toute crédibilité à un expert... Je constatais simplement que vous ne donniez que peu de crédit à des dires (livres, reportages, avis...) de personnes anti-OGM compétentes du fait simplement de leurs implication dans des assoc militantes. C'est le cas avec Sourice, mais il y en a d'autres dans des messages plus anciens.

Cela dit, si vous voulez entretenir le climat de défiance et l'opacité autour des OGM, continuez à dire qu'il n'y a aucun soucis éthique à avoir des personnes qui ont des intérêts privés dans des organismes de contrôle et qu'il n'y a jamais eu ni n'aura jamais aucun conflits d’intérêts à l'EFSA ou ailleurs. Cette position radicale ne sert personne et surtout pas ceux qui veulent redorer l'image des OGM.

jujuniep | 17 décembre 2012 à 10h15
 
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@jujuniep
Vous non plus ne me faites pas dire ce que je n'ai jamais dit !
Vous avez raison sur un point : je ne donne aucun crédit aux "dires" (journaux, médias, reportages, documentaires télés, membres d'associations militantes) préférant m'appuyer sur des données scientifiquement démontrées ou les avis scientifiques des agences d'évaluation qui résultent d'une analyse scientifique pluridisciplinaire.

Je redis encore que les personnes que les antis ont impliquées dans des problèmes de conflits d'intérêts n'en avaient pas à propos de l'évaluation des OGM.

Par contre, il serait particulièrement éclairant que vous citiez ne serait-ce qu'un seul nom de personne anti-OGM qui serait compétente (même ne faisant partie d'aucune association militante) !

Dire des vérités, ce serait, selon vous, entretenir un climat de défiance et d'opacité !
S’il est un domaine où il y a une transparence maximale, c’est bien avec les OGM !
Que cela gêne votre perception des OGM et ce que vous avez cru en comprendre explique sans doute que vous n’acceptez pas des faits avérés : pas un seul accident, incident, mal de tête avec les OGM depuis 17 années de culture à grande échelle. Les variétés GM sont des variétés comme les autres, pas plus ou moins dangereuses et que vous le vouliez ou non, quelle que soit la méthode qui sera utilisée pour les obtenir, nous aurons toujours besoin de nouvelles variétés !
Plus vous tardez à le comprendre, plus l'Europe perd sa compétitivité dans ce domaine.

gattaca | 17 décembre 2012 à 18h54
 
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Excusez moi tous mais là je crois qu'un trait d'humour est nécessaire avant de s'enfoncer dans la plus grande des polémiques inutiles.
Est-ce que Gattaca aurait un "Œil Génétiquement Modifié" ?
A le croire, la transparence sur les OGM est un modèle....
Comment ne pas croire cette personne qui détient la vérité...
Les OGM ont bien l'air d'être un domaine plein de faveurs de cette personne.
Un fervent défenseur du portefeuille (au détriment de ses descendants ???)
Je suis horrifié par des propos de ce genre car ils me font penser à ceux tenus sur le pétrole, le nucléaire les pesticides et autres produits qui "sont sans aucun doute l'avenir de la terre.....".

Bochenerouge | 18 décembre 2012 à 09h37
 
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@ Gattaca : vous qui êtes omniprésent sur le sujet, avez-vous un intérêt à défendre les OGM si ardemment ? Pourquoi tant d'énergie dépensée ?

Doutes | 18 décembre 2012 à 11h10
 
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Gattaca, vous vous obstinez à vous appuyer uniquement sur des données scientifiques dont l'objectivité, la transparence, l'indépendance et les protocoles ayant permis de les obtenir sont globalement contestés par les associations, les citoyens, les politiques et une partie du monde scientifique. En fait seuls les experts des agences autorisant des OGM avec des études réalisées sur 3 mois défendent le statut quo, et encore il existe des avis minoritaires dans les agences que vous citez. Des agences (pas que l'EFSA et pas qu'en France) impliquées régulièrement dans des conflits d’intérêts avérés.

Vous basez uniquement votre raisonnement sur un système qui est unanimement contesté. Et vos preuves (aucun accident, aucun mot de crânes...) ne peuvent tenir du fait simplement de la dilution des OGM dans notre alimentation, notre exposition indirecte (alimentation animale) et donc que les éventuelles effets à long termes ne peuvent se voir dans un tel laps de temps. Et encore, les firmes contesteraient le lien avec les OGM comme c'est aujourd'hui le cas avec les pesticides.

Et la question de la toxicité n'est qu'un des problèmes. Vous ne répondez en rien au sujet de l'article et autre problématiques : développement de résistances, impact sur la biodiversité, avenir de l'agriculture...

Vous prétendez dire la vérité... mais quelle vérité ? Celle qui prétend qu'avoir une directrice de l'EFSA impliquée dans un lobby Pro-OGM n'est pas un problème ? C'est juste hallucinant.

jujuniep | 18 décembre 2012 à 11h21
 
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@ jujuniep
La boucle de votre raisonnement est fermée !
Ce ne sont que des « dires »d’associations, de citoyens… une partie du monde scientifique (on veut des noms !!! vous ne répondez pas ! Ah oui, si GES est pour vous un scientifique… ceci explique cela !) qui contestent. Mais que vaut leurs dires contre des faits scientifiques.

Vous vous sentez agressé lorsqu’on relève chez « vous » de l’obscurantisme scientifique et votre ignorance (alors que ce n’est qu’un constat), refusant évidemment de l’admettre mais vous le prouvez encore par ce dernier message.
Et d’un : avez-vous jamais cultivé quoi que ce soit ?
Votre histoire de dilution des OGM dans l’alimentation est d’un ridicule fini prouvant qu’il y a pas mal de notions de biologie élémentaire qui vous manquent.
Les effets « long terme » sont impossibles à mettre en évidence. Jamais vous ne serez exposé à la même variété toute votre vie (5 ans en moyenne).
Y–a-t-il une seule étude de toxico même court terme sur les variétés obtenues par toute autre méthode que la transgénèse ?
Développement de résistances, impact sur la biodiversité … mais en quoi les PGM auraient-elles un comportement spécifique vis à vis de ces problématiques et pourquoi elles seulement ?

Vous êtes totalement innutri du postulat des antis selon lequel les OGM sont dangereux a priori ! la construction de votre argumentaire repose sur ce postulat complètement faux !
quant à l'EFSA, vous poursuivez dans la diffamation à l'insu de votre plein gré !

gattaca | 18 décembre 2012 à 15h04
 
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@ doutes

Et vous même ? quel est votre intérêt ? pourquoi dépensez-vous de l’énergie à répondre ?

Pour moi, éclairer l’interface Science-Technique-Société, mettre en garde contre les fausses sciences et l’exploitation de la crédulité, défendre et promouvoir l’esprit scientifique cela prend certes beaucoup de temps mais ce n’est certainement pas une perte de temps.

gattaca | 18 décembre 2012 à 15h18
 
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Quant à Bochenerouge, il ne lui aura fallu que quelques messages pour dire que je suis payé par les grands méchants semenciers. Vous n’avez rien d’autres comme arguments ?
Je pense à mes descendants plus que vous ne le croyez. Empêcher la culture des PGM, c’est continuer à consommer des plantes qui contiennent plus de mycotoxines (toutes ces gentilles toxines sont reconnues cancérigènes) !
Peut-être arriverez vous à comprendre que les américains (notamment) manipulent bien l’Europe et la France en nous laissant nous enferrer et nous enfoncer avec le refus d’avoir des PGM. Pendant ce temps, ils avancent à une vitesse phénoménale (mais ce ne sont pas les seuls : Chinois, Indiens, Amérique du Sud) et bientôt alors que nous aurions pu espérer maintenir un certain leadership en matière de semences, nous allons être rapidement dépendant de tous ces pays !

gattaca | 18 décembre 2012 à 15h31
 
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Gattaca, cela fait longtemps que je ne sens plus agressé par vos messages, sinon j'aurais arrêté depuis un moment de vous répondre.
Par contre je note chez vous beaucoup d'agressivité et de perte de contrôle... Vous sentez peut être isolé dans vos positions extrêmes ?

Mon raisonnement n'est pas fermé : il se base sur l'évolution actuelle du débat, sur les doutes émis à propos de nos connaissances actuelles des OGM et sur les questions sociétales, scientifiques et agronomiques que les OGM soulèvent. Et je ne pose que des questions... Bien au contraire de ceux campant sur des positions basées sur des données scientifiques contestables et contestées en pensant détenir la Vérité.

Encore une fois, je vous met au défis de trouver une phrase dans laquelle je pars du principe que les OGM sont dangereux a priori ! Et j'admire votre manière de retourner chaque question que l'on vous pose par une autre question défensive... Belle méthode pour ne jamais répondre !

Est-ce que j'ai déjà cultivé quelque chose ? Oui. Et vous (à part in vitro, évidemment)
Vous voulez des noms ? A quoi bon, tous des guignols selon vous.
La dilution des OGM ? Vous préférez diffusion ?

Suis-je ignorant ? Sans doute... vous êtes le seul à vous prétendre omniscient.

Suis-je obscurantiste ? Comparé à vos messages, il est évident que non.

Pour ma part, je me demande quel simple citoyen peut à la fois connaître si bien ce sujet et avoir une position si tranchée et belliqueuse... et surtout si isolée.

jujuniep | 18 décembre 2012 à 16h05
 
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@ jujuniep

vous écrivez récemment :
...."ne peuvent tenir du fait simplement de la dilution des OGM dans notre alimentation, notre exposition indirecte (alimentation animale) et donc que les éventuelles effets à long termes ne peuvent se voir dans un tel laps de temps. Et encore, les firmes contesteraient le lien avec les OGM comme c'est aujourd'hui le cas avec les pesticides.

Et la question de la toxicité n'est qu'un des problèmes".

Et tout cela ne serait pas basé sur le fait que les OGM sont dangereux a priori ????
Mais c'est bien là que réside le problème majeur, pour vous comme des antis en général, vous ne vous rendez même plus compte à quel point vous êtes prisonnier de ce postulat de base.
En psychologie, on appelle cela "l'escalade d'engagement".

vous n'êtes pas obscurantiste mais vous contestez la science, vous ne lui faites plus confiance manifestement. Vos derniers propos le prouvent encore !
J'aurais une position isolée ... ? c'est votre "seule" impression.

Alors je suis aussi isolé que les milliers de scientifiques (agences d'évaluation, associations de toxicologues, même de journalistes scientifiques) qui, de par le monde, ont écrit, se sont prononcés, ont formulés des avis (fondés sur la logique et le raisonnement scientifique) pour mettre à bas le torchon de GES.
Et je préfère de très loin être isolé de ce côté plutôt que du vôtre qui consiste à être du côté de ce qu'on a dit de penser au bon peuple et basé sur le mode de la pensée magique.

gattaca | 19 décembre 2012 à 09h25
 
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Monsieur se met à citer Levy-Brulh, Bolton (entre autres) et la "pensée magique" pour appuyer la solidité de son discours...bravo.
Mais peut-être qu'il faudrait se regarder et se souvenir de ces scientifiques qui avaient affirmés dans les années 50 qu'ils trouveraient la solution pour les déchets radio-actifs avant que le problème des déchets ne se pose .... c'est fait ?? Ah oui c'est vrai on a trouvé on les enterre à 800 m de profondeur, on les jette au fond de la mer ou dans l'espace....
Pour les OGM on agit de la même façon. J'attends de voir les solutions apportées quand on en sera à tenter de résoudre les dégâts.
Et je ne suis pas un anti-OGM, mais je préfère prendre le temps de voir avant de dire "on fonce".
Vos scientifiques sont à apposer à tout ceux qui défendent l'autre côté de la page, celle où il est écrit que l'on ne sait pas deviner ce qu'il va se passer dans 10, 20, 30 et plus années. Regardez son nombril et penser que nous sommes "les plus intelligents du monde" est une hérésie qui nous a amené à la pollution de nos ressources les plus essentielles l'eau, le sol et l'air (Ah oui c'est vrai le réchauffement climatique n'existe pas, où avais-je la tête .....)
Merci aux "savants" qui ont permis cela.
Un vrai chercheur est une personne qui remet son travail sur l'établi pour trouver là où il s'est trompé... pas celle qui est persuadé de détenir la vérité. Un scientifique est un chercheur dans l'âme (enfin, normalement)
Et vous parlez d'obscurantisme ?

Bochenerouge | 19 décembre 2012 à 09h59
 
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au delà de votre diatribe incompréhensible, pouvez vous nous expliquer en quoi un OGM est dangereux a priori, postulat qui transpire de toute votre intervention.
Pourquoi sont ils dangereux ?
Pourquoi sont-ils plus dangereux que n'importe quelle autre variété obtenue par toute autre méthode d'amélioration ?
La mutagenèse aléatoire provoque des milliers de fois plus de mutations que faire un OGM ? plus de 3000 variétés obtenues par l'utilisation de la radioactivité sont utilisées dans le monde actuellement !
Ont elles été évaluées ? sait-on quels gènes ont été mutés, sait-on quelles sont les conséquences de ces très nombreuses mutations ? nouvelles protéines ? nouveaux allergènes ? mécanismes modifiés ? toxicologie ?
Non, rien n'est fait de tout cela ! On ne sait rien mais c'est réputé sûr puisque l'on fait cela depuis plus d'1 siècle ! quelle naïveté et quelle irrationalité scientifique ! Les OGM servent de bouc émissaire à toutes vos incompréhensions et votre ignorance.
Je persiste et signe que vous êtes en plein dans le mode de pensée magique en utilisant systématiquement des amalgames, des similitudes, des homologies, des associations et de l'affectif comme seuls arguments !
Pour l'instant, effectivement, la France ne fait que regarder son nombril et a un discours de nantis ! avec les OGM on a maintenant quasiment 30 années de recul et 18 années de cultures à grande échelle. Aucune technologie humaine peut revendiquer autant de recul !

gattaca | 19 décembre 2012 à 10h35
 
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Gattaca, dans le passage que vous citez, vous oubliez le seul mot essentiel : éventuel. Je parle d'"éventuels" effets que nous sommes incapables d'estimer avec des études toxicologique de 3 mois. Encore une fois, je ne part pas du principe a priori que les OGM sont dangereux, je pars du principe que les évaluations actuelles sont insuffisantes... Nuance. C'est le point central du débat actuel.

Et si je dis que votre position est isolée, c'est surtout de son coté extrême dont je parle : nier toute forme de conflits d’intérêts, systématiquement dénigrer le travail des opposants quels qu'ils soient, croire au bienfait universel des OGM face à une veille agronomie inefficace, nier toute forme de problème dans l'utilisation des OGM, etc.

Et je conteste la science ? Je dis juste que la science peut se tromper, surtout quand on parle d'une technologie récente et dont les données disponibles sont partielles et partiales. En réalité je suis un fervent partisan de la recherche publique et indépendante, ce qui manque cruellement à la problématique des OGM.

Et la science se remet toujours en question et est ouverte à la réfutation... or vu la nature de vos propos, vous remettre en cause et envisager que vous vous trompiez est totalement exclus.

Si vous êtes un scientifique, un tel manque de prudence, d'humilité et des tels a priori sont très inquiétants.

jujuniep | 19 décembre 2012 à 10h44
 
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C'est vrai que la création variétale par voies naturelles est très récentes et ne suffit plus à créer de nouvelles variétés..... n'est ce pas ?
La mutagenèse par radioactivité est dans le même sens une action d'apprenti sorcier qui est trop content de son nouveau jouet et qui préfère s'en servir même sans avoir pris le temps de lire le mode d'emploi et les précautions à prendre. Et elles ont été contestées mais il est vrai que les OGM ont été un cache pour cela auprès du grand public qui n'a pu réagir de la même manière. (choix des médias ???)
Et apprenez à lire entre les lignes, cela vous permettra de comprendre ce que les autres peuvent vous dire au lieu de répéter sans discontinuer que vous avez la vérité.
Déjà personne ne rejette entièrement les OGM contrairement à vos propos qui rejettent systématiquement tout ce qui est dit. Mais il est fait appel au bon sens et la sagesse qui ne font que permettre d'observer avant d'affirmer en prenant le temps qu'il faut en fonction des cycles de vies. Mais les cycles de vie environnementaux pas des produits simples. Cela se compte en décennies voire en centenaires ou en millénaire pour la radioactivité.....
Ce qui est dit c'est que le profit passe avant tout et que cela nous mène vers la catastrophe, mais ce ne sont que des paroles "remplies d'affects" n'est ce pas ?

Bochenerouge | 19 décembre 2012 à 11h09
 
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Personnellement, j'ai très bien compris le massage de Bochenerouge et n'y ai vu aucun a priori sur la dangerosité des OGM... C'est peut être à cause de vos œillères, Gattaca, que vous ne comprenez pas les arguments des gens qui ne sont pas d'accord avec vos saintes paroles...

La question était : "avez-vous envisagé un jour que vous puissiez avoir tord ?"

Pour ce qui est du recul avec les OGM, 18 ans c'est vrais que c'est énorme... Bien plus qu'avec les engrais azotés, les pesticides, l'amélioration variétale classique, les ondes radio, la photo, la télévision, la radioactivités... et évidemment bien plus qu'avec le bio.
Je vais me méfier la prochaine fois que j'allume la lumière chez moi, on a si peu de recul avec l’électricité...

Et après cela, on reproche aux anti d'avoir des positions extrêmes et ridicules !

jujuniep | 19 décembre 2012 à 11h12
 
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@ bochenerouge
La création variétale par « voies naturelles » n’est effectivement pas récente et existe d’ailleurs depuis l’origine de l’agriculture (évidemment de manière très empirique).
La mutagenèse par radioactivité ou agents chimiques existe depuis le début du siècle dernier.
Qui êtes vous donc pour oser dire que les gens qui font de la mutagenèse n’ont pas lu le mode d’emploi et les précautions à prendre.

Bien sûr les semenciers en général et quelle que soit la méthode d’amélioration qu’ils utilisent sont des apprentis-sorciers, jouent avec le feu et leur seul objectif est d’empoisonner les autres et mettre sur le marché des variétés qui sont pires que les précédentes, Quelle attitude déplorable !
Les questions que vous vous posez, vous n’imaginez même pas une seule seconde que les améliorateurs les ont posées avant vous et y ont même répondu.
Pourquoi pensez vous donc que les sélectionneurs font plus mal leur métier qu’avant ? Pourquoi jugez-vous un métier pour lequel vous n’avez aucune compétence ?
Ainsi, les sélectionneurs n’utilisent pas leurs savoirs « ne font pas appel au bon sens et la sagesse » qui leur ont permis « d'observer avant d'affirmer en prenant le temps qu'il faut en fonction des cycles de vies » Mais vous rigolez ou quoi ?
En général, lorsque je monte dans un avion, je fais confiance avant tout au pilote !
Ce n’est pas parce que vous êtes champion de pilotage sur ordinateur que vous pouvez prétendre savoir piloter un avion de ligne.

gattaca | 19 décembre 2012 à 11h38
 
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@jujuniep
Et vous allez nous expliquer maintenant quel est le recul que l’on a sur les variétés conventionnelles et toute l’évaluation qui est faite les concernant avant de les mettre sur le marché !

Vous ne comprenez pas que vous êtes dans une incohérence scientifique totale !
Il n’y a pas de raison qu’une variété GM soit plus dangereuse qu’une variété non GM.
Dans le premier cas, la nouvelle variété GM est évaluée sous toutes les coutures (tout ce que l’on sait faire, on le fait) mais malgré tout c’est perçu comme dangereux une fois sur le marché (voire bien avant par les faucheurs de science que sont les faucheurs volontaires).
Dans le deuxième cas, on n’évalue pas du tout, mais vous les considérez comme sûres (je ne sais pas pourquoi d’ailleurs !), sans doute parce que l’on fait comme papa et grand-papa et arrière grand-papa… ????

Ah ! voilà le « bio » qui sort ! Ne vous êtes jamais rendu compte que c’est dans tous les pays où l’on fait du vrai « bio » puisque ces pays n’ont pas les moyens de se payer des intrants (ce qui n’est pas le cas de l’AB qui utilisent des pesticides « autorisés » mais qui en utilisent quand même) qu’on crève de faim, qu’on est malnutri et qu’il y a le plus de problèmes sanitaires liés à l’alimentation même !
Vous devez être de ceux qui pensent que l’électricité qui sort de la prise est radioactive lorsqu’elle provient d’une centrale nucléaire !

gattaca | 19 décembre 2012 à 11h52
 
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@ jujuniep,

mais non, vous avez tort (une fois de plus). Si vous dites que les évaluations actuelles sont insuffisantes, c’est justement parce que vous pensez que les OGM sont dangereux a priori ! cqfd !
Pouvez-vous justifier la contradiction selon laquelle il faut évaluer les PGM alors que ce n’est pas nécessaire pour les variétés conventionnelles ?
Vous êtes sans aucun doute un toxicologue (un vrai, pas un des pseudos interviewés par les médias), vous avez certainement participé à l’élaboration des lignes directrices des dossiers d’évaluation des OGM et apparemment vous mettez donc en doute la suffisance ou l’insuffisance de l’évaluation si on fait de la toxico à trois mois ?
Mais alors donnez nous les raisons scientifiques qui justifieraient ce test à trois mois (n’invoquez pas le principe de précaution SVP, ce ne serait pas un argument scientifique). Cela m’intéresserait au plus haut point.
L’EFSA a fêté récemment ses 10 années d’existence. Dans son bilan, elle peut faire état de 3000 documents sur la sécurité alimentaire (rapports, avis, publications, directives, réglementations) soit en moyenne 1 par journée ouvrable).
En avez-vous jamais lu ne serait-ce qu’un seul ? vous êtes vous posé la question de la manière dont ils ont été élaborés (panel d’experts, représentant plus de 600 scientifiques parmi les états membres) en se servant de toutes les données scientifiques existantes au moment de leur élaboration.
Manque de prudence et d'humilité dites vous ?

gattaca | 19 décembre 2012 à 12h10
 
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Voilà bien une réflexion d'une personne qui ne voit que son nombril.
Monsieur le savant, que savez vous de moi? La recherche variétale ? J'y travaille depuis 20 ans..... et c'est pour cela que je me permet d'en parler.... et vous ?
Discourir avec un obscurantiste ne fait pas avancer la science.... et vous la faite reculer Monsieur.

Bochenerouge | 19 décembre 2012 à 12h28
 
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@bochenerouge
alors, il est clair qu'au bout de 20 années, vous n'ayez pas compris grand chose à l'amélioration des plantes et la création variétale et que vous en soyez resté à l'époque flamboyante des "Vilmorin" au XIXième siècle !

Peut être avez-vous entendu parler des techniques suivantes :
* Cisgénèse et intragénèse
* Zinc finger nuclease technology (ZFN 1, 2 et 3)
* TILLING
* Oligonucleotide directed mutagenesis (ODM) (silencing, gene targeting)
* RNA-dependant DNA methylation (RdDM)
* Grafting (on GM rootstock)
* Reverse Breeding
* Agroinfiltration (agro inoculation, floral dip)
* Synthetic genomics (synthetic biology, Cellectis)

sans compter les ultra classiques :
* croisements interspécifiques
* sauvetages d'embryon
* mutagenèse aléatoire
* fusion de protoplastes
* haplodiploidisation
* variations somaclonales
* SAM (sélection assistée par marqueurs)

Je regrette profondément que quelqu'un qui se dit du métier, n'ait pas compris qu'au bout de 20 années de métier, la base du métier de sélectionneur consiste à :
1) Utiliser la diversité génétique naturelle d’une espèce donnée.
2) Augmenter cette diversité par différentes techniques.
3) Réunir au sein d’un même génotype (variété) les caractères souhaités
(le maximum de gènes favorables).
Mais il sait aussi et à l'avance qu'une fois obtenue, la nouvelle variété n'est adaptée que pour un temps limité (qu'elle soit GM ou pas) ! le sélectionneur devra alors recommencer et recommencer !

gattaca | 19 décembre 2012 à 15h54
 
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Waouh!! quelle somme de connaissance. Mais dommage, mon atlas de biologie appliquée m'avait déjà impressionné et j'en ai profité pour revoir si la thèse que j'avais lue sur le sujet n'avait pas oublié une technique... Bien que j'ai lu beaucoup de choses, dont certaines où je n'ai pas tout compris (je ne prétends pas tout connaitre...) et appliqué plusieurs de ces techniques cela ne m'empêche pas d'en voir les limites et les dangers.
Une petite histoire pour comprendre ma façon de voir. L'homme peut réaliser jusqu'à 100 opérations par minute mais il se trompe en moyenne 10% du temps soit 1 erreur toutes les 1,5 secondes env. Depuis il a inventé l'ordinateur qui lui ne se trompe qu'une fois sur 10 millions. Quel progrès!!!! Mais il est capable de faire jusqu'à 10 milliards d'opérations par minute.....trouver l'erreur.
Je ne renie pas le progrès ni tout ce qu'il apporte bien au contraire mais de là à croire qu'il est le seul avenir du monde parce que des scientifiques disent que c'est la seule chance de salut il y a un pas que je ne veux pas franchir de peur de me casser la figure définitivement.
Mais je m'avoue vaincu et je n'interviendrai plus car grâce à vous j'ai enfin compris que je me trompais depuis toujours. Maintenant JE SAIS (comme disait Gabin) la vérité........LA TERRE EST PLATE..............

Bochenerouge | 19 décembre 2012 à 19h03
 
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Gattaca, qui êtes vous donc pour vous croire en droit d'insulter et de mépriser de la sorte vos contradicteurs ? Vous avez du parler à une diversité de personnes sur ce forum allant du scientifique au simple citoyen en passant par un grand nombre d'agronomes et de professionnels du secteurs en tout genre et tous sont autant de crétins à vos yeux...

Si l'on fait l'historique de vos messages, vous avez été systématiquement injurieux, agressif, pédant, sûr de vous et incroyablement méprisant avec ceux qui ne sont pas d'accords avec vous !

Et le pire, c'est que vous ne comprenez rien à ce qui vous ai reproché ou reproché aux OGM. Personne ici n'a abordé la dangerosité des OGM comme un fait établi et vous vous obstinez à baser vos réponses là dessus... Personnes n'a remis en cause la science et personne n'a critiquer l'amélioration variétale classique.

Vous refusez systématiquement de répondre aux questions que l'on vous pose et vous ignorez le débat actuel pour camper sur la position du "circulez, il n'y a rien à voire".

Vous croyez réellement que de nous montrer que vous êtes (en apparence) intelligent prouve que vous dites la vérité ? Votre phrase sur le lien entre agriculture bio et famine dans le tiers monde est à la fois ridicule et scandaleuse. Elle prouve l'étendue de votre malhonnêteté intellectuelle et de votre obscurantisme.

Vous pourrez toujours insulter d'ignorant qui vous voudrez, mais avec des messages comme cela, vous vous décrédibilisez totalement.

jujuniep | 19 décembre 2012 à 22h55
 
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jujuniep : 8
bochenerouge : 7
doutes : 1
eau pure : 3
gattaca : 14
Contradicteurs donc : 19 messages, désolé le débat n'est pas équilibré n'ayant pas répondu à chacun de ces 19 interventions !

5 intervenants au total donc sur ce thème
et selon vous, j'ai du parler à :
"... une diversité de personnes sur ce forum allant du scientifique au simple citoyen en passant par un grand nombre d'agronomes et de professionnels du secteurs" (sans s).

Bizarre !


Traiter quelqu'un d'ignorant (ce que je n'ai jamais fait) n'est pas une insulte. C'est un constat !
Que les ignorants le perçoivent comme une insulte prouve par là même qu'ils le sont.
Par ailleurs, je n'ai jamais au cours de mes messages proféré d'injures... je vous mets au défi d'en trouver.
Cela fait maintenant 17 années que tout le monde diabolise les OGM. Il est temps d'avoir des propos justes pour défendre un secteur attaqué (insulté) alors qu'il ne le mérite absolument pas.
Si donner des faits, c’est être pédant pour vous … alors je comprends bien des choses mais ne serait-ce pas parce que c’est lié à votre ignorance encore une fois.
Dans Hara Kiri, Delfeil de Ton avait jadis une rubrique intitulée :
"Je ne l’ai pas lu, je ne l’ai pas vu, je ne l’ai pas entendu… mais j’en cause".
Réciproquement, combien de vos messages m’ont insulté de la même manière que celle que vous me reprochez !
Et combien de fois avez-vous diffamé sans même vous en rendre compte en mettant en cause l'expertise et les experts.

gattaca | 20 décembre 2012 à 10h13
 
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La messe est dite. Gattaca dit "Traiter quelqu'un d'ignorant (ce que je n'ai jamais fait) n'est pas une insulte. C'est un constat"

Alors voilà :
"...je comprends bien des choses mais ne serait-ce pas parce que c’est lié à votre ignorance encore une fois" Gattaca, aujourd'hui.
"Vous vous sentez agressé lorsqu’on relève chez « vous » de l’obscurantisme scientifique et votre ignorance... " Gattaca le 18 décembre.

Et je ne compte pas les dizaines de tournures équivalente du genre "alors, il est clair qu'au bout de 20 années, vous n'ayez pas compris grand chose à l'amélioration des plantes" Gattaca, le 19 décembre.

Je vais donc rajouté "menteur" à la ma liste d'adjectifs, d'ailleurs tous confirmés par votre message.

Pour ce qui est des injures, guignols en est une, obscurantiste en est une autre et encore une fois je ne compte pas les tournures injurieuses.

Et concernant les intervenants, je ne parle pas que de cette discussion mais de toute les autre à propos des OGM sur ce forum. Et là, si vous comptez, cela fait un paquet d'intervenant que vous avez insulté...

Une fois cela dit, constatons que vous usez tant d'agressivité et de mauvaises foi que tout débat avec vous devient impossible et vous contradicteurs abandonnent les uns après les autres.

Par votre comportement, vous offensez les gens et vous tuez le débat, ici en tout cas, (mais c'est sans doute votre but, les pro-OGM n'ont jamais aimé que le peuple pense de trop...).

A mon tour je laisse tomber.

jujuniep | 20 décembre 2012 à 11h40
 
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Quand on sait à quoi fait référence le nom de l'auteur (Film "Bienvenue à Gattaca") on a plus besoin d'explication.....tout est dit (sauf la fin qui est quelque peu différente ........)

Bochenerouge | 20 décembre 2012 à 13h02
 
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Vos deux messages jujuniep et bochenerouge n'apportent rien au débat, bien au contraire !
Bochenerouge, je ne vais certainement pas m'abaisser à faire un parallèle avec votre pseudo, c'est bien trop facile...mais ce genre de procédé (ce n'est pas la 1ère fois que vous l'utilisez d'ailleurs ...), ne saurait constituer un argument quelconque !

Jujuniep, avant de traiter les gens de menteur, j'aimerais que vous en citiez un seul parmi tout ce que j'ai pu dire ! ... prouvez moi que j'ai menti ! ou que je suis de mauvaise foi ! Par contre des menteurs, je peux vous en citer quelques uns à commencer par GES et son étude bidon.
Je suis sûr que je n'aurais pas de réponses comme à toutes les questions que je vous ai inlassablement posées.

Je redis encore que qualifier quelqu'un d'ignorant n'est nullement une insulte. Il n'y a pas de honte à avoir d'être ignorant. Cela veut simplement dire qu'on a encore beaucoup de choses à apprendre sur le sujet dont on prétend parler !
Il y a lieu par contre de ne pas être très fier de soi lorsqu'on donne une opinion (de brève de comptoir) qui ne repose sur rien de tangible en étant persuadé que c'est un avis (à partir d'avis, il y a avisé).

Quant aux "multiples personnes" (leur nombre même, sur les autres fils de ce forum, est très limité : quelques unes de plus) que j'aurai insulté, vous décidez à leur place sans doute ! Dans tous les cas, elles ne se sont pas manifestées !

gattaca | 20 décembre 2012 à 16h01
 
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Relisez mon précédent message où je fait clairement la démonstration que vous avez menti... Je ne relèverai pas le reste de votre message. Cela n'en vaut vraiment pas la peine. Et continuez d'être injurieux, cela vous va si bien.

jujuniep | 20 décembre 2012 à 16h42
 
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Super ! Enfin, la boite à pandore est ouverte et plus rien ne pourra l'arrêter ! Merci aux lanceurs d'alertes et politiciens intègres ! Le compte à rebours démocratique des citoyens est lancé, l’heure de vérité approche à très grand pas ! A partager sans modération !!!

OGM: après Séralini, l’Europe va mener des études à deux ans

La Commission reconnaît la nécessité de mener des études sur la vie entière de rats nourris avec des OGM. Elle cherche les crédits nécessaires. Un tournant après l’étude controversée du Professeur Séralini.

À Bruxelles, le patron de la DG Sanco (Direction générale de la santé et de la protection des consommateurs) Ladislav Miko a annoncé discrètement la semaine dernière que la Commission Européenne essayait de réunir un budget pour mener une étude à long terme de deux ans sur les OGM. C’est ce que révèle un article du Journal EU Food Policy en date du 17 décembre.

Cette décision fait suite à l’étude controversée sur des rats conduite par le Professeur Gilles-Eric Séralini, de l’Université de Caen. Ce dernier a été entendu le 14 décembre dernier par la Commission Européenne.

Pour le moment, Bruxelles n’a pas été plus précise sur le protocole de l’étude qu’elle chercherait à lancer. Il semblerait toutefois que la Commission envisage de tester un maïs différent de celui testé par le Pr Séralini, le Monsanto 810. Contrairement au NK 603, il n’est pas tolérant à un herbicide, mais sécrète son propre pesticide pour résister à ses prédateurs.

....

Eau Pure | 21 décembre 2012 à 12h21
 
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