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USA : la pollution asiatique provoque une augmentation des concentrations d'ozone troposphérique

Risques  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
Selon une étude menée par la NOAA (Administration Nationale américaine océanique et atmosphérique) publiée le 21 janvier dans la revue scientifique ''Nature''2, l'augmentation sur la partie Ouest des Etats-Unis de l'ozone troposphérique, un polluant nocif pour l'homme, serait due à des émissions venant d'Asie, transportées vers l'Est à travers le Pacifique.

Rappelons que l'ozone troposphérique ou ''mauvais ozone'' est engendré par la pollution près de la surface de la terre, entre 0 et 12 km d'altitude. C'est un des principaux gaz à effet de serre participant à l'équilibre climatique terrestre mais également un polluant qui affecte la qualité de l'air. L'augmentation du polluant est observée globalement depuis le début de l'ère industrielle, notamment en Asie - région en forte expansion économique, démographique et industrielle - qui est ''un fort producteur d'émissions qui produisent de l'ozone dans l'air''.

L'étude de la NOAA croise les données de différents outils d'observation sur la période 1984-2008, couplant les transports des masses d'air à un inventaire des émissions. Parmi ces observations : celles des avions de ligne du Service d'observation MOZAIC (Measurements of Ozone, Water Vapour, Carbon Monoxide, and Nitrogen Oxides by Airbus In-service Aircraft) de l'INSU-CNRS qui ont apporté plus de la moitié des données, le réseau international de ballon-sondes, les stations de télédétection par laser ou encore les campagnes de recherche organisées par la NOAA et la NASA.

Ce sont les conditions météorologiques survenues au printemps en particulier, qui favoriseraient l'export de la pollution vers l'Est à travers le Pacifique. L'étude montre que la concentration d'ozone troposphérique sur la partie Ouest des USA a ainsi augmenté continuellement depuis le début des années 1980 (30% par rapport à des mesures de 1984), explique le CNRS dans un communiqué. En se basant sur les régimes météorologiques de transport à longue distance, l'étude montre également que les plus fortes augmentations observées au cours des 15 dernières années sont associées aux masses d'air influencées par les émissions sur la Chine, l'Inde et les pays de l'Asie du Sud-Est.

Chaque mesure d'ozone a notamment fait l'objet d'un calcul de trajectoire arrière pour déterminer le cheminement passé de la masse d'air. Trois milliards neuf cent millions rétro-trajectoires de masses d'air sur 15 jours ont ainsi été calculées avec un modèle de dispersion lagrangienne.

''L'augmentation de la concentration moyenne d'ozone à grande échelle est inquiétante'', a prévenu le CNRS. ''Dans ce cas de migration, contrôler la croissance est bien plus difficile que de contrôler des concentrations régionales qui dépendent de sources locales. Si cette augmentation continue, mettre en conformité la qualité de l'air à la législation actuelle deviendra impossible pour certaines régions des USA'', a-t-il souligné.

Rappelons que l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a proposé le 7 janvier un renforcement des normes pour limiter le smog, un mélange de polluants atmosphériques composé principalement d'ozone troposphérique et de particules fines, afin de mieux protéger la santé publique et l'environnement. Les nouvelles normes plus strictes devraient entrer en vigueur en août 2010 et visent à remplacer celles édictées par l'administration Bush en 2008. L'EPA propose notamment de limiter le volume de polluants formant l'ozone dans l'air dans une fourchette variant de 60 à 70 parties (microgrammes) par milliard de litres (ppb) durant toute période de huit heures durant une journée contre 75 ppb actuellement.

Notes

1 - Consultez la qualité de l'air dans votre ville 2 - Increasing springtime ozone mixing ratios in the free troposphere over western North America . O. R. Cooper, D. D. Parrish, A. Stohl, M. Trainer, P. Nédélec, V. Thouret, J. P. Cammas, S. J. Oltmans, B. J. Johnson, D. Tarasick, T. Leblanc, I. S. McDermid, D. Jaffe, R. Gao, J. Stith, T. Ryerson, K. Aikin, T. Campos, A. Weinheimer et M. A. Avery. Paru dans Nature.

Réactions1 réaction à cet article

 
la ronde des pollutions

Si les polluants d'Asie se retrouvent en Amérique, quelqu'un peut-il me dire si la rotation de la terre y est pour quelque chose,
Et si c'est le cas, les polluants d'Amérique devraient se retrouver en.....Europe ?
Alors qui pollue qui ?????

tolvar | 22 janvier 2010 à 09h53
 
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