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Bientôt un nouveau pesticide néonicotinoïde autorisé en France ?

Agroécologie  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com

Les procédures d'autorisation de mise sur le marché (AMM) des pesticides néonicotinoïdes se poursuivent alors que la loi sur la biodiversité prévoie de les interdire au 1er septembre 2018 (avec une possibilité de dérogation jusqu'au 1er juillet 2020). L'industriel Bayer a ainsi déposé une demande de renouvellement pour le Gaucho 350 et de mise sur le marché pour un nouveau produit baptisé Gaucho Néo. Il s'agit d'un traitement de semence constitué d'un mélange d'imidaclopride et de fongicide. L'imidaclopride fait partie des sept néonicotinoïdes autorisés en Europe. C'est aussi celui qui est le plus vendu en France : ventes multipliées par plus de six depuis 2011. En 2013, cette molécule a d'ailleurs fait son apparition pour la première fois dans le top 15 des pesticides les plus détectés dans les cours d'eau français.

L'agence de sécurité sanitaire (Anses), chargée d'évaluer la demande, a émis un projet d'avis positif à la mise sur le marché. Ce projet d'avis est soumis à la consultation du public jusqu'au 5 septembre. Les associations de protection de la nature appellent l'Anses à ne pas valider cette autorisation. "A peine votée, l'esprit de la loi biodiversité est bafoué, estime la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Ainsi, les choix démocratiques de parlementaires français ne pèseraient rien, pas plus que l'avis des experts scientifiques mondiaux ni que la volonté des citoyens !?", s'interroge l'association.

L'Anses précise de son côté qu'"au regard des incertitudes sur l'exposition des abeilles et autres pollinisateurs aux substances actives concernées, [elle] a renforcé dans les projets d'AMM concernés les mesures de gestion des risques à respecter lors de l'utilisation de ces préparations". Mais l'Union des apiculteurs de France (Unaf) s'inquiète : "L'Anses n'interdit pas l'implantation de plantes attractives dans les cultures suivant les céréales à paille enrobées au Gaucho. Pourtant, la grande majorité des surfaces de tournesol et de colza (très attractives pour les abeilles) sont toujours semées après des céréales à paille !".

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