En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

"Pas de pesticide à moins de 150 mètres des habitations, l'Etat doit prendre ses responsabilités"

Clothilde Ollier est maire de Murles dans l'Hérault. Elle vient de déposer un arrêté en préfecture pour limiter l'usage des pesticides sur sa commune à l'instar du maire de Langouët en Bretagne. Un arrêté jugé illégal. Interview vidéo.

Interview vidéo  |  Risques  |    |  Baptiste Clarke Actu-Environnement.com

Ils sont aujourd'hui près d'une cinquantaine d'élus en France à avoir suivi le mouvement lancé par le maire écologiste de Langouët, en Bretagne. Ce dernier a même été convoqué devant le tribunal administratif de Rennes. Les raisons : il avait déposé un arrêté en préfecture pour interdire l'épandage de pesticides à moins de 150 mètres des habitations. L'arrêté a été jugé illégal par le tribunal administratif et rendu caduque, les communes n'ayant pas la compétence pour légiférer sur ce thème. Mais depuis, un relatif élan de solidarité est né un peu partout en France avec des élus de droite ou de gauche. A ce jour le gouvernement ne propose qu'une zone d'exclusion de 5 à 10 mètres autour des zones d'épandage. Ce qui est insuffisant pour ces élus et de nombreuses associations qui pointent du doigt les risques sanitaires pour la population. Mais une partie du monde agricole est formellement opposée à la proposition de zones de non-traitement phytosanitaire à moins 150 mètres des habitations. Une consultation ouverte à tous et pendant trois semaines à compter de lundi 9 septembre devrait permettre d'entendre les arguments des uns et des autres et d'élaborer un décret qui entrera en application en 2020.

Réactions6 réactions à cet article

 

Gratitude à ces élus qui savent prendre leurs responsabilités face à une pandémie. Ils portent une vraie vision du bien public, de la santé de leurs administrés et font ainsi honneur à leurs fonctions.
Il est également fort appréciable que l'auteur de l'article prenne la précaution d'écrire qu'une "partie du monde agricole est formellement opposée à la proposition de zones de non-traitement phytosanitaire à moins 150 mètres des habitations" : tous les agriculteurs ne jurent pas que par la chimie systématique pour produire. Il n'y a guère que la FNSEA et sa présidente pour vouloir faire croire que sans phytosanitaires, la bande des 150 mètres se transformerait en friche inextricable. Ils sont manifestement désormais tellement loin de l'agronomie qu'ils ne peuvent même plus voir que d'autres modes culturaux sont possibles.

Pégase | 12 septembre 2019 à 09h12
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Madame Le Maire, pourquoi n'achetez-vous pas les surfaces que vous souhaitez sans traitement chimique? Il est de votre responsabilité de mettre en place tous les moyens nécessaires! Vous préférez sans doute faire payer aux agriculteurs seuls, vos souhaits!

jmf | 12 septembre 2019 à 16h20
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Et le frelons asiatiques, on s'y attaque comment ? En leur chantant des berceuses ?

Albatros | 16 septembre 2019 à 18h03
 
Signaler un contenu inapproprié
 

5 à 10 mètres autour des zones d'épandage ne sont pas suffisants car les atomiseurs très puissants des agriculteurs projettent les pesticides beaucoup plus loin. 150 m sont à peine satisfaisants mais seraient un bon compromis entre riverains et paysans.

pervenchebio | 23 septembre 2019 à 23h27
 
Signaler un contenu inapproprié
 

5 à 10 mètres c'est la largeur d'un chemin ou d'une route avec ses bordures ,autant dire que les agriculteurs nous font une colique pour pas grand chose car cela ne devrait rien changer à leurs habitudes: ils ne traitent pas les routes ou les chemins, non ? C'est du foutage de g...! Bravo à cette maire! On souhaiterait en voire encore bien davantage se rebeller en faveur de leurs concitoyens. 150 mètres c'est un minimum. Et d'ailleurs, il est bien clair que ça ne suffira pas , cela permettra juste d'améliorer un peu la contamination des riverains.

gaïa94 | 24 septembre 2019 à 18h50
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Le mieux, ce serait d'arrêter tout simplement l'agriculture, non ?
On serait bien entre nous, les sauveurs de planète, après l'élimination de tous les méchants.
Allez, bonne soirée à tous !

Albatros | 24 septembre 2019 à 18h54
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Baptiste Clarke

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager