En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

PFAS dans les aliments : l'Efsa fixe un nouveau seuil de sécurité

Risques  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

L'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) annonce avoir établi un nouveau seuil de sécurité pour les principales substances perfuoroalkylées (PFAS) présentes dans les aliments. Ce seuil correspond à une dose hebdomadaire tolérable (DHT) de groupe de 4,4 nanogrammes par kilogramme de poids corporel.

Les PFAS constituent un groupe de substances chimiques de synthèse qui comprend notamment l'acide perfluorooctanoïque (PFOA), le sulfonate de perfluorooctane (PFOS), l'acide perfluorononanoïque (PFNA) et l'acide perfluorohexane sulfonique (PFHxS). Ces substances, fabriquées depuis les années 1940, sont utilisées dans toute une série de secteurs industriels : textile, produits ménagers, lutte contre le feu, industrie automobile, transformation des aliments, construction, électronique, etc.

Ces substances sont très persistantes dans l'environnement et peuvent s'accumuler dans le corps humain causant des pathologies graves comme le cancer ou des affections du foie. L'exposition à ces polluants peut se produire par l'alimentation contaminée par de la terre ou de l'eau polluée, par la concentration de ces substances dans la viande, par des emballages alimentaires ou par des équipements de transformation contenant des PFAS. « Les aliments qui contribuent le plus à l'exposition à ces quatre PFAS [sont] l'eau potable, le poisson, les fruits, les œufs et leurs produits dérivés », a précisé Tanja Schwerdtle, présidente du groupe de travail qui a aidé les scientifiques de l'Efsa à définir ce nouveau seuil.

Selon leur avis, les enfants sont le groupe de population le plus exposé. « L'exposition pendant la grossesse et l'allaitement est le principal contributeur à l'apport en PFAS chez les nourrissons », explique l'Efsa. Ce nouvel avis diffère de celui rendu par l'agence en 2018 sur deux points principaux. D'une part, il établit un seuil unique pour les quatre principaux PFAS, suite à l'application par l'Efsa de son nouveau cadre d'évaluation de l'exposition combinée à plusieurs produits chimiques. D'autre part, le principal effet critique pour établir la DHT a été la diminution de la réponse du système immunitaire à la vaccination, en lieu et place de l'augmentation du cholestérol.

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question au journaliste Laurent Radisson

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager