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Conseil des ministres : communication sur le plan national d'actions pour la protection des zones humides

Gouvernance  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com
Chantal Jouanno, la secrétaire d'État chargée de l'écologie a présenté en conseil des ministres, mercredi 10 février, une communication sur le plan national d'actions pour la protection des zones humides pour 2010-2012.

A la suite du Grenelle de l'environnement, un plan d'actions a été élaboré pour stopper la régression des zones humides en France. Vingt neuf actions doivent permettre de développer une agriculture durable dans les zones humides, de valoriser le rôle de ces zones en milieu urbanisé, d'améliorer leur connaissance et leur protection et de contribuer à leur valorisation au niveau international.

Parmi ces actions, un appel à projets spécifique, doté d'une enveloppe de 10 millions d'euros devrait être lancé en 2010 pour soutenir des collectivités ou leurs groupements pour l'acquisition, le maintien et la gestion de zones humides contribuant à la réduction du risque d'inondation.

L'acquisition de 20.000 hectares de zones humides prévue par le Grenelle de l'environnement devrait débuter en 2010 grâce aux agences de l'eau et au conservatoire du littoral.
Au premier semestre 2010, la création d'un parc national de zone humide disposant d'un cœur de parc de plus de 10.000 hectares sera proposée. Les dossiers techniques de cinq sites potentiels (marais littoraux, zones humides de vallées alluviales ou têtes de bassin) seront mis en consultation en avril, en vue du choix d'un site en juin.

Dans les trois ans à venir, une trentaine de nouvelles zones humides françaises sera inscrite au titre de la convention pour la conservation et l'utilisation durable des zones humides, dite « de Ramsar », en privilégiant les sites ultra-marins (mangroves, récifs coralliens et forêts humides) et les sites péri-urbains.

Réactions1 réaction à cet article

 
A quand un PNR en Sologne ?

Chantal Jouanno veut créer un parc national des zones humides. C'est une bonne idée. Pour autant, la dégradation des zones humides est telle depuis un demi-siècle que cela ne saurait se substituer à une politique plus vaste de gestion durable des zones humides. Ainsi, la Sologne reconnue depuis 1972 zone humide d'importance internationale pour les oiseaux d'eau et qui compte le plus vaste espaces Natura 2000 de France (345 000 ha) précisément en raison de la valeur des ces zones humides (vaste zones d'étangs et de marais, important réseau hydrographique atticulé autour de la Sauldre bordé de landes tourbeuses et de prairies naturelles...) attend toujours que l'Etat, qui se défile, veuille bien jouer son rôle pour impulser la création d'un Parc Naturel Régional de Sologne ! Cela permettrait de lancer, enfin, une véritable action coordonnée de gestion durable de ces milieux naturels capable d'assurer leur sauvegarde. Pour le moment, la reconnaissance au titre de Natura 2 000 a bien du mal a trouver la mise en place d'actions concrètes sur le terrain, faute d'une réelle animation. Ce PNR, que seule la Région a essayé de faire émerger depuis plus de 10 ans maintenant, sans y parvenir se heurte à l'hostilité idéologique d'une poignée de propriétaires parisiens et du député du coin soucieux de ne pas déplaire à sa clientèle... Les maires eux, ne savent pas trop qu'en penser et ils se sentent abandonnés par l'Etat sur le sujet.
Un PNR serait pourtant, par l'élaboration d'une charte pertinente construite avec tous les acteurs du territoire, et sa mise en œuvre concertée, un excellent moyen de coordonner outre une politique ambitieuse de gestion durable du patrimoine naturel, de développer une politique touristique aujourd'hui anarchique. La Sologne a perdu plus de 6 000 emplois industriels et son agriculture est exsangue. Le développement touristique actuel s'opère le plus souvent, sans aucune conscience, au détriment des milieux naturels, de la faune et de la flore. Son inorganisation entraine notamment la multiplication des clôtures autour des propriétés privées qui défigurent la Sologne. Il en va ainsi du projet de création d'un village résidentiel Pierre et Vacances au cœur du dernier couloirs d'échange de déplacements des cervidés à être encore relativement épargné par les clôtures.
La mise en place d'un PNR pourrait permettre, aussi, de faire décoller une véritable filière autour du bois (énergie, construction...) et de production d'écomatériaux. La Sologne dispose en effet d'une race ovine locale dont la laine aujourd'hui a bien du mal à trouver preneur. Elle fut aussi par le passé l'une des principales régions naturelles productrices de chanvre qui est l'une des rares cultures adaptées à ses sols ingrats... L'expérience de la Brenne voisine a largement montré que l'outil PNR, sans être la panacée, était probablement le plus pertinent pour l'animation d'un territoire de cette nature dans le sens d'un développement durable. Alors à quand Mme Jouanno ce PNR de la Sologne que vous êtes venue visiter en catimini il y a quelques mois ?

Raboliot | 11 février 2010 à 10h37
 
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