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Le WWF s'inquiète de la présence de micropolluants dans l'eau

Eau  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Un rapport du WWF, publié jeudi 19 mai 2011, s'inquiète de la présence de polluants dans l'eau du robinet et en bouteille et appelle à une révision des normes en vigueur.

Respect des normes

"L'enquête montre globalement que les eaux du robinet respectent les normes en vigueur", indique le rapport précisant que "cependant, 19 molécules ont été détectées, essentiellement des nitrates, des résidus chlorés ou bromés de sous-produits de désinfection et de l'aluminium." "Les molécules d'hydrocarbure aromatique polycyclique (HAP) et d'atrazine ou de ses métabolites sont présentes dans plus de 20% des eaux échantillonnées", précise le document.

S'agissant des "eaux en bouteille (eaux minérales et eaux de source confondues), sur 15 sites analysés, 4 micropolluants ont été détectés à l'état de traces ou à des concentrations quantifiables : nitrates, aluminium, antimoine et plomb." Comme pour les eaux du robinet, les concentrations en micropolluants sont inférieures aux normes réglementaires, précise le WWF.

Le WWF explique l'écart entre ses mesures et les résultats officiels par son choix des molécules "en lien avec le règlement REACH, les substances prioritaires de la directive-cadre sur l'eau (DCE) et les molécules résiduelles des traitements de potabilisation."

Effets cocktails et nouvelles molécules

La fondation juge qu'"il est urgent, compte tenu de la recherche sur les effets cocktails liés à l'association de certaines molécules, des effets connus des perturbateurs endocriniens et de l'impact des faibles doses de polluants sur le long terme, de multiplier les analyses et de tenir compte de ces effets potentiels dans la révision des normes acceptables" en matière de qualité de l'eau.

L'ONG souligne par ailleurs que l'on commercialise actuellement "de nouvelles molécules, que l'on ne sait pas doser, et dont on ne connaît ni les produits de dégradation (métabolites), ni les effets à court et long terme."

Le WWF demande donc "un meilleur accès à l'information sur la qualité des eaux brutes, une redéfinition des critères de surveillance de l'eau du robinet et des eaux embouteillées, une réelle protection de la ressource en amont et une réforme ambitieuse de la politique agricole, gages de la bonne qualité de la ressource en eau."

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