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Actu-Environnement

La pression des ongulés sur la forêt mesurée par un nouvel indicateur

Biodiversité  |    |  L. Radisson

Mesurer la pression des ongulés (cerfs, chevreuils, chamois, etc.) sur la forêt. C'est ce que propose le nouvel indicateur de la plateforme nationale forêt-gibier, outre les signalements de dégâts de gibier et des données sur les jeunes peuplements.

Le niveau de pression, explique France Bois Forêt dans un communiqué, est établi sur la base d'une compilation d'observations des agents de l'Office national des forêts (ONF) et du Centre national de la propriété forestière (CNPF) : dommages causés aux renouvellements des forêts, consommations de la végétation et indices de présence des espèces animales relevés dans une forêt. L'indice de pression (soutenable, problématique, insoutenable) est proposé en accès libre sur une cartographie (1) à l'échelle communale. « Indice de pression et signalement de dégâts aux peuplements se complètent pour alerter les forestiers et les chasseurs, à qui il appartient alors de rechercher des solutions au sein des instances décisionnelles de la chasse », explique l'interprofession nationale de la forêt et du bois.

La plateforme nationale forêt-gibier (2) a été créée en 2021 par les organismes de la forêt publique (ONF, FNCofor (3) ) et privée (Fransylva (4) , CNPF, UCFF (5) , EFF (6) ) pour recueillir les signalements de dégâts de grand gibier occasionnés en forêt, et plus particulièrement sur les parcelles reboisées, plus attractives pour les ongulés. Ce qui permet ainsi aux professionnels de la forêt et du bois d'identifier les zones forestières sensibles à cette pression. « Il est nécessaire de préserver les renouvellements forestiers dans un contexte d'adaptation des forêts au changement climatique et d'augmentation des populations de grands herbivores », justifie l'interprofession.

L'augmentation des populations d'ongulés sauvages est confirmée par les scientifiques. « Mais l'impact réel sur la sylviculture est en fait très difficile à étudier, car il ne peut l'être que sur le long terme, expliquait Anne Loison, directrice de recherche au CNRS. Cela dépend de nombreux facteurs : types de peuplements forestiers, mesures de protection mises en place, etc. »

1. Accéder à la cartographie
https://sig.cartogip.fr/consultation_foret-gibier
2. Accéder à la plateforme nationale forêt-gibier
https://plateforme-nationale-foret-gibier.cartogip.fr/
3. Fédération nationale des communes forestières4. Fédération nationale des syndicats de forestiers privés5. Union de la coopération forestière
française
6. Experts forestiers de France

Réactions1 réaction à cet article

Tant mieux si les populations d'ongulés augmentent . Pour protéger les parcelles replantées il suffit de les engrillager le temps que les arbres poussent et d'ailleurs cela protège aussi toute la petite faune et la flore. Simplement il ne faut pas multiplier les parcelles à abattre ni les rapprocher les unes des autres , tout le monde a le droit de vivre. il y moins de chasseurs et c'est tant mieux. La campagne redevient vivable. L'optique d'exploitation des forêts ne devrait pas s'amplifier comme le voudrait Macron. On en a assez de ces visons économiques réductrices, l'argent, le rapport etc...ils n'en ont pas marre de la pensée unique ? La Terre c'est quoi ? Une machine à cash ?

gaïa94 | 23 janvier 2024 à 15h54 Signaler un contenu inapproprié

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