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Protection des cétacés : vers une généralisation des répulsifs acoustiques ?

Biodiversité  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com

Alors que l'hiver est une période critique pour l'échouage des cétacés, les ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique envisage d'élargir l'utilisation des pingers. Ces dispositifs acoustiques installés sur les bateaux de pêche limiteraient la capture accidentelle des cétacés. « Le Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM) estime dans son avis du 26 mai 2020 que l'équipement de ces navires réduirait de 21 % le total des captures accidentelles en mer », défendent les ministères.

C'est pour cela qu'ils proposent, par un arrêté en consultation jusqu'au 20 novembre prochain, l'élargissement de leur utilisation à tous les chalutiers pélagiques (simple ou en paire) et les chalutiers démersaux en paire, sans distinction de taille.

Recommandée par les scientifiques, cette généralisation des pingers pourrait être une réponse à la mise en demeure adressée à la France par la Commission européenne le 2 juillet dernier. Elle lui reproche de ne pas avoir pris de mesures suffisantes pour limiter les prises accessoires et contrôler l'obligation pour les navires de pêche d'utiliser ces pingers. Le ministère de la mer n'a en revanche pas suivi les conseils scientifiques demandant une fermeture temporaire de la pêche.

Mais l'utilisation de ces solutions d'effarouchement est dénoncée par l'ONG Sea Sheperd : « L'idée même derrière l'usage des répulsifs acoustiques est d'exclure les dauphins de leur zone de nourrissage et de leur habitat naturel (pour laisser le champ libre aux bateaux de pêche) », estime l'ONG. Depuis plusieurs mois, l'ONG a accentué sa campagne de surveillance des navires de pêche français pour « lever l'opacité sur les pratiques ». La tension entre les pêcheurs et l'ONG est à son comble avec des altercations sur le terrain.

Réactions2 réactions à cet article

 

Illustration de l'article absolument glaçante. Il est vital pour ces animaux incroyablement adaptés à leur environnement, mais aussi à toutes les autres formes de vie marines, que nous autres humains acceptions de les prendre enfin en compte dans les activités économiques. Sachant qui plus est qu'il y a déjà plus de débris plastiques dans les mers et océans que de poissons...
L'association Sea sheperd a mille fois raison de ne rien lâcher !

Pégase | 03 novembre 2020 à 20h53
 
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Ce que je regrette c'est la disparition des marsouins en Vendée, il y a 30 ans la pêche aux margates (certains prononcent morgates ou seiches) , comme la bestiole marche à reculons et que le marsouin ne digère pas l'os il ne bouffe que la tête et le corps arrive sur la plage , plus qu'à éplucher, j'en ai souvent récolté plus de 5 kg.
C'est avec plaisir que j'attend les champs d'éoliennes qui vont perturber le chalutage, em___r les Parisiens, réduire la surpêche des margates et qui sait le retour de mes amis les marsouins.
En tout cas quand on voit la marque des crocs sur les margates, la bestiole est loin d'être petite.

pemmore | 04 novembre 2020 à 10h55
 
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