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Actu-Environnement

Une nouvelle proposition de régulation des renards soumise à consultation

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

La régulation des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts (Esod) continue de susciter les passions. Le ministère de la Transition écologique a soumis à consultation, le 10 décembre, un projet d'arrêté qui modifie la liste des espèces concernées à la suite d'une annulation partielle par le Conseil d'État. Quatre jours après, elle a déjà suscité près de 300 commentaires.

Le 7 juillet 2021, le Conseil d'État a sorti cinq espèces (putois, martre, pie, étourneau, renard) de la liste fixée par l'arrêté du 3 juillet 2019, pour tout ou partie du territoire. À l'inverse, le juge administratif a inscrit la fouine et la pie bavarde comme Esod dans le département du Calvados. Juridiquement, le nouveau texte proposé pose question dans la mesure où, pour une grande part, il est redondant avec la décision judiciaire. « Le projet d'arrêté ministériel consolide la décision du Conseil d'État », confirme d'ailleurs le ministère de la Transition écologique.

Le seul apport du texte est de préciser les communes du département des Vosges où le renard roux est susceptible de causer des dégâts afin de pouvoir le réguler. Le projet d'arrêté inscrit cette espèce comme Esod dans 262 communes (sur 507) du département après avoir appliqué les critères suivants : présence d'élevages de volailles, de lapins ou de petits gibiers, lâchers de repeuplements de petits gibiers, déclaration de dégâts de renards. Ce nouveau classement devrait être valable jusqu'au 30 juin 2023, car le ministère de la Transition écologique a par ailleurs prévu de prolonger d'un an la validité de l'arrêté triennal du 3 juillet 2019 en raison de la crise sanitaire.

Réactions4 réactions à cet article

 

Le cérémonial de déclaration des dégâts de prédateurs (renard, blaireau, corvidés, etc.) offre souvent le spectacle affligeant d'une comédie de série Z dans les commissions préfectorale ad hoc : face à la vacuité quasi constante des faits documentés par les plaignants, le secrétaire de séance (sous-préfet, SG de la préfecture voire préfet) botte aimablement en touche avec un sempiternel "ça ira pour cette fois mais pour l'année prochaine, il faudra des chiffres de dégâts" et hop, bis repetita l'année suivante, et la suivante, etc. !
Car la priorité des hauts représentants de l’État est de ne surtout pas froisser la susceptibilité de personnalités locales qui peuvent avoir un influence sur le bon déroulement des carrières dans la fonction publique (il n'est pas non plus interdit d'évoquer des convergences de vues et des connivences politiques). Le respect du code de l'environnement, dont la protection de la biodiversité, est lui sommé d'attendre des jours plus favorables.

Pégase | 15 décembre 2021 à 13h57
 
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Les arguments développés par ceux qui sont favorables à la prolongation de cet arrêté sont lamentables , nuls et non avenus. Et puis cette appellation de "nuisibles "commence à m'échauffer les oreilles, s'il y a une espèce nuisible sur Terre dont les dégâts ne sont plus à prouver, c'est l'être humain, un point c'est tout. La complaisance avec laquelle le ministère entérine toute les revendications des chasseurs, des éleveurs et des agriculteurs prouve qu'il ne fait pas son travail correctement. Ce sont les listes des ligues de protection des animaux (qui ont fait un travail remarquable y compris pendant les confinements) qui doivent être consultées et non les listes gonflées et aléatoires des tueurs. Et puis c'est facile d'accuser la faune sauvage de déprédations quand on ne veut faire aucun effort pour assurer la protection de ses troupeaux ou de ses cultures, l'argument économique a fait long feu , s'il est si difficile que ça d'être agriculteurs, changez de métier , messieurs!! Faites marcher un peu vos méninges, cela vous changera et nous aussi!

gaïa94 | 16 décembre 2021 à 18h09
 
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Elle est chouette cette photo. J'aurai bien aimé avoir la patience d'attendre qu'un renard fixe ainsi mon téléobjectif!

nimb | 16 décembre 2021 à 21h51
 
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Vous avez raison nimb, ce renard est magnifique. Il en va ainsi de l'ensemble de la nature : elle est sublime si l'on se donne la peine de la considérer pour ce qu'elle est (ni bonne ni mauvaise) et de la respecter. La biodiversité n'est-elle pas notre assurance-vie sur Terre ?

Pégase | 17 décembre 2021 à 09h47
 
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