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Qualité de l'air : des progrès restent à faire dans l'UE, malgré des avancées

Risques  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Si un rapport de l'Agence de l'Environnement Européenne (AEE), paru le 5 janvier, souligne une amélioration ''sensible'' de la qualité de l'air dans les Etats membres via trois législations européennes, des ''progrès'' restent néanmoins à faire.

L'AEE a ainsi évalué l'impact des normes d'émissions Euro pour les véhicules particuliers et poids lourds - normes respectives Euro 5 et V effectives depuis octobre 2009 - mais aussi des directives sur les émissions industrielles (Integrated Pollution Prevention and Control - IPPC) et les grandes installations de combustion (LCP), dans la réduction des émissions de polluants atmosphériques provenant de ces sources.

Selon l'Agence, malgré une augmentation de 26% de la consommation de carburant entre 1990 et 2005, l'introduction des normes Euro a réduit d'environ 80% les émissions du transport routier de monoxyde de carbone (CO), de 68% celles des composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) générées par les transports routiers. Les normes Euro ont aussi permis une baisse de 40% des émissions d'oxyde d'azote (NOx) et 60% celles issues des particules fines (PM 2,5) – en particulier dans les pays d'Europe occidentale - par rapport ''à un scénario non réglementé'', estime l'AEE.

Concernant les émissions industrielles : si la révision de la directive IPPC de 1996 votée en novembre dernier, prévoit notamment des normes plus strictes d'émissions en 2016 pour les sites existants, l'AEE observe des plus fortes réductions déjà générées dans les grandes zones industrialisées examinées ''comme en Allemagne, la vallée du Pô en Italie, aux Pays-Bas et en Pologne.'' Les concentrations des NOx, d'oxyde de soufre (SOx) et des particules fines seraient ''d'environ deux fois plus élevées si aucune mesure n'avait été mise en œuvre'', ajoute l'Agence.

En dépit d'une amélioration de qualité de l'air observée en Europe, de plus fortes réductions des polluants auraient pu être opérées par les Etats membres si les réglementations étaient mieux appliquées. Si tous les véhicules avaient déjà adopté les technologies de la précédente norme Euro 4, les émissions de NOx des véhicules à essence et de PM 2,5 des véhicules à moteur diesel auraient ainsi pu être réduits de ''20 % supplémentaires". Idem pour les émissions industrielles (NOx, SO2, PM 2,5) où dans de nombreux pays, elles "auraient pu être diminuées de moitié conformément aux critères fixés par la législation LCP'' de 2001, selon l'AEE, alors que l'Allemagne, les Pays-Bas ou le Danemark sont déjà conformes à la directive.

L'AEE rappelle également ses dernières statistiques , parues en septembre dernier, indiquant que seuls 14 Etats membres de l'UE sur les 27 (excepté la France pour les NOx) respecteront les seuils d'émissions fixés pour 2010 par la directive européenne NEC (National Emissions Ceilings) pour les NOx, le SO2, les COV et l'ammoniac (NH3).

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