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Stocamine : un rapport préconise de déstocker les déchets ultimes ''en toute sécurité''

Déchets  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com
44.000 tonnes de déchets industriels ultimes ont été stockés entre 1999 et 2002 dans les galeries souterraines de Stocamine, près de Mulhouse, filiale à 100% des Mines de potasse d'Alsace (MDPA). Ce centre de stockage a été arrêté depuis septembre 2002 suite à un incendie et au cours duquel des salariés avaient été exposés à des fumées toxiques.

Alors que les résultats d'une étude de l'Ineris* visant à proposer une gestion de ces déchets sont attendus fin 2010, un rapport dévoilé le 14 septembre par le quotidien L'Alsace écarte une mise en œuvre de la réversibilité du stockage, ''pour des raisons de sécurité des équipes chargées des travaux''.

Ce rapport daté de juin dernier, a été commandé en 2008 par le ministère du développement durable. Il a été mis en ligne par le journal L'Alsace. Selon ses auteurs, l'ingénieur général des mines Marc Caffet et l'ingénieur en chef des mines Bruno Sauvalle : la récupération partielle ou totale des déchets ''se heurtera à une difficulté majeure : le massif de sel, soumis à un phénomène de fluage en raison de son comportement viscoplastique, s'est déjà refermé sur les colis de déchets stockés dans les galeries souterraines, rendant très délicate et vraisemblablement dangereuse leur extraction. Sa faisabilité, son calendrier, son coût seraient donc très incertains''.

Quant à l'option de ''confinement définitif'' (autorisation de durée illimitée), celle-ci ''conduirait pour sa part à un ennoyage dus tockage à horizon de 100 à 150 ans et à un risque de remontée par les puits d'éléments dangereux, à un horizon encore plus lointain (estimée à environ 600 ans après l'ennoyage)''. ''Cette remontée pourrait rendre l'eau de la nappe (phréatique, ndlr) impropre à la consommation en aval immédiat des deux puits qui desservent actuellement le stockage'', ont prévenu Bruno Sauvalle et Marc Caffet. Ces derniers recommandent la recherche d'une ''solution qui s'efforcerait de déstocker en toute sécurité le maximum de colis notamment ceux des déchets les plus dangereux tout en prévoyant les mesures pour maîtriser le potentiel de pollution résiduel de ceux qui ne pourraient pas l'être''.

Ce rapport a été présenté ce jeudi 16 septembre à la Commission locale d'information et de sécurité (CLIS) de Stocamine.



* L'étude de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) a été lancée fin décembre 2009.

Réactions3 réactions à cet article

 

Ayant suivi de près ce dossier et l'enquête publique,je suis entièrement
en phase avec la proposition des deux experts,déstocker en toute
sécurité les plus dangereux et selon moi ,de toute façon le bloc 15 incriminé, analyser les contenants en se servant des fiches d'admission
et de stockage si encore disponible, puis décider de la dangerosité
potentielle des déchets restants,mais dans l'esprit de ne pas semer
un doute pour les générations futures,donc chiffrer la réversibilité
totale signée à l'époque! En relisant la charte élaborée par Stocamine
à l'époque, on peut se demander comment un incident aussi grave
a pu se produire,car tous les scénarios avaient été étudiés par des
organismes officiellement très reconnus! par tous. Espérons que
le rapport de l'INERIS sera porté à notre connaissance et qu'une
nouvelle enquête aura lieu pour les riverains et le public? Merci
enfin sérieusement les contenants en se servant des certificats d'admission et de stockage (s'ils ont été établis?°),

arthur | 21 novembre 2010 à 10h31
 
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Outre l'erreur de laisser stocker ce type de déchet au fond, la méthode choisie pour lutter contre l'incendie a été déficiente. la solution de confinement immédiat et total du dépôt en recourant aux barrages de sel préparés pour être utilisés à cet effet, aux entrée et sortie du dépôt ,n'a pas été mise en œuvre immédiatement. Les responsables miniers ont préféré envoyer du personnel non protégé, pour essayer de noyer l'incendie, sans même connaitre la nature du feu.
Il faut signaler que le puits de descente normale de personnel, le puits Joseph, ne dispose pas du dispositif de parachute obligatoire selon le code minier. Ce fait n'a pas été relevé par le magistrat instructeur lors du procès.
Il est paradoxal que l'ingénieur chargé de la sécurité à l'époque soit devenu l'actuel directeur d'exploitation des MDPA

Coco | 09 mars 2011 à 12h46
 
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Ce qui n'est pas stable finit toujours par se déstabiliser...
Ceci est une évidence totale mais reste totalement incompris par les humains au sens large du terme. N'importe quel déchet dangereux finira tot ou tard dans notre verre, notre assiette ou même dans nos poumons s'il n'est pas traité tout de suite. Le jeu de l'autruche n'est qu'un jeu qui pour certains inconscients s'applique aussi à la réalité. Le cout de traitement actuel est certainement infiniment moins cher que le cout d'extraction et de retraitement futur.

arthur duchemin | 22 mars 2011 à 11h11
 
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