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Les récifs artificiels sont-ils vraiment bénéfiques pour l'environnement ?

Installés dans les zones où les habitats naturels ont été détruits, les récifs artificiels doivent permettre de protéger les espèces au stade de juvéniles. Les écologues et scientifiques tentent d'analyser leurs impacts. Reportage vidéo.

Reportage vidéo  |  Biodiversité  |    |  Baptiste Clarke  |  Actu-Environnement.com

Ces dernières années de nombreux récifs artificiels en béton ont été immergés sur les côtes françaises comme récemment au Cap d'Agde (Hérault) ou à Cherbourg (Manche). Des récifs de plusieurs tonnes, avec des formes plus ou moins sophistiquées et des cavités pour permettre aux juvéniles de poissons de s'y abriter et de s'y développer. L'artificialisation des ports et des voies navigables ont détruits massivement les habitats naturels. Ces récifs artificiels sont donc pensés pour être installés dans ces zones fragilisées.  Certains projets tentent de recréer des corridors écologiques, par exemple entre mer et lagune, comme c'est le cas avec le programme Recolag sur la commune du Grau-du-Roi, dans le Gard.

Des suivis scientifiques sont obligatoires pour évaluer les impacts positifs ou négatifs de ces installations. Car il y a eu des échecs : récifs recouverts de sédiments, usés, déplacés, détruits… Autant de retours d'expérience qui ont apporté des connaissances pour mieux adapter les récifs artificiels au milieu naturel. La composition et la forme des bétons évoluent pour permettre plus de porosité et ainsi être moins confronté aux forces de la houle.

Selon les constats des suivis scientifiques, les récifs artificiels ont un impact globalement positif. Un espace muni d'un récif artificiel voit se multiplier par deux la population de poissons, selon l'Ifremer. Depuis peu, certaines expériences allient des récifs en béton avec des roselières en plastique, ce qui peut paraitre contre-intuitif car le plastique se dégrade dans l'eau en microparticules et peut avoir d'importants impacts négatifs pour la vie marine. L'Ifremer travaille sur ces questions.

Si les récifs artificiels ont un impact positif dans des zones artificialisées, la destruction des habitats naturels n'est pas pour autant compensée, selon les scientifiques. Ils permettent juste d'atténuer les impacts environnementaux. Ainsi, ces récifs artificiels ne peuvent pas servir d'arguments pour détruire de nouveaux habitats naturels.

Réactions2 réactions à cet article

 

Il faudrait s'inspirer de la nature, en général la vie marine des immatures est en dessous d'un mêtre, au dessus ça attire algues et coquillages, mais dans des mers très pauvres en plancton comme la mer méditerranée, en plus quasiment sans marées, c'est un peu un coup d'épée dans l'eau.
En atlantique, les récifs artificiels fait pour protéger les plages(quel truc stupide) il n'y a rien qui vit dessus, ils devraient les enlever et laisser l'océan faire son travail de sape.
Quand le biotope est constitué de schiste, on apporte des blocs de schistes, pas du granite.
On n'investit pas en détruisant la nature pour 3 semaines par an.

pemmore | 19 août 2021 à 11h28
 
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Il n'y a pas que le plastique qui se dégrade dans l'eau, le béton aussi et il contient beaucoup d'adjuvant, sans compter que sa fabrication est loin d'être écolo-compatible, alors ça ressemble plus à de la peinture verte qu'à une bonne idée, ces récifs...

Yann | 20 août 2021 à 22h58
 
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