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Actu-Environnement

Remorquage du Costa Concordia : prévenir le risque possible de pollution

Après sa remise à la verticale en septembre 2013, le remorquage du paquebot est prévu le 21 juillet en direction de Gênes afin d'être démantelé. Alors que l'épave doit passer près de la Corse, la France craint de possibles rejets d'hydrocarbures.

Déchets  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Plus de deux ans après l'échouage du paquebot de croisière Costa Concordia en janvier 2012 sur l'île italienne du Giglio, le renflouement de l'épave - longue de 290 mètres, et large de 38 m – a débuté le 14 juillet. L'opération doit durer six ou sept jours, selon le groupe Concordia Wreck Removal Project.

Le navire de croisière pesant 114.000 tonnes et mesurant 57 mètres de haut, a été redressé lors d'une opération en septembre 2013.

Selon l'AFP, quatre gros remorqueurs seront au total utilisés pour la manœuvre et le positionnement du navire avant son remorquage prévu le 21 juillet vers le port de Gênes en Italie où il sera démantelé.

Une dizaine d'embarcations accompagneront le paquebot lors de sa traversée méditerranéenne de 280 kilomètres, qui devrait durer quatre jours. Ils sont là notamment pour faire face à une éventuelle fuite de liquides toxiques. Début juin, le propriétaire Costa Crociere, filiale de l'américain Carnival, avait en effet jugé "possible" qu'il "y ait des rejets en mer d'eaux intérieures, de substances, d'hydrocarbures" pendant le transfert de l'épave tout en estimant que les impacts devraient être "temporaires et peu significatifs".

Crainte de pollution sur les côtes bastiaises

L'épave devrait passer à 25 kilomètres de la Corse près de l'île d'Elbe, et à 10 kilomètres de l'île italienne de Capraia.

Dans un communiqué, la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a demandé mercredi 16 juillet "toutes les assurances à son homologue italien sur l'absence de risques de pollution à l'occasion du passage du Costa Concordia au large de la Corse". La ministre a répondu au courrier du maire nationaliste de Bastia Gilles Siméoni "lui faisant part de ses préoccupations" quant aux risques environnementaux et de pollution. Mme Royal a demandé au préfet maritime de Méditerranée, le vice amiral d'escadre Yves Joly en liaison avec le ministre de la Défense, de lui fournir "la preuve écrite et incontestable du pompage complet des réservoirs d'hydrocarbures". Elle lui a également demandé "de lui apporter la preuve de l'absence de risques liés aux autres substances dangereuses : frigorigènes et lubrifiants résiduels ainsi que les informations précises concernant leur quantité et leur confinement".

Mme Royal a annoncé que le navire affrété de dépollution "Jason" sera envoyé par précaution sur zone "afin d'accompagner le convoi en longeant la côte de Haute-Corse" et "parer à toute éventualité".

L'ONG Greenpeace et l'association italienne Legambiente craignent également, lors du remorquage, un déversement des produits toxiques dans les eaux impactant les cétacés. Selon l'AFP, elles appréhendent que la coque endommagée du paquebot ne supporte pas le voyage et ne se brise. Des débris de la coque pourraient se détacher au fur et à mesure, entraînant la fuite de 263.000 m3 de liquide pollué en Méditerranée. Une centaine de tonnes de fuel restant dans les réservoirs pourrait également se déverser.

Dix navires accompagneront le paquebot, lors de sa traversée, afin de collecter les éventuels débris et contrôler la qualité des eaux, d'après l'agence de presse. Un équipement incluant des barrages antipétrole et des appareils à ondes infrarouges détectant toute trace d'hydrocarbure sera embarqué.

Le coût total de l'opération de remorquage représente environ un milliard d'euros. Cent millions d'euros supplémentaires sont prévus pour le démantèlement du navire à Gênes, assuré par un consortium composé de la compagnie italienne pétrolière Saipem et des sociétés génoises Mariotti et San Giorgio. Le paquebot sera vidé de tout liquide puis découpé en trois parties, avant d'être dépecé, ce qui prendrait plus de deux ans.

Réactions1 réaction à cet article

 

On va voir si la découverte des risques marins transzones transfrontières par le MEDDE et sa ministre va conduire à des positions autres que pour le moins très en dessous du potentiel de la France dans l'affaire 21, deuxième avis consultatif du tribunal international du droit de la mer (à portée interne contraignante au niveau des décisions des plus hautes juridictions nationales)...

C'est sûr, ce serait alors la fin du vieux monde maritime prédateur, mais plus généralement du vieux monde prédateur qu'il soit néo libéral ou corporatiste ou collectiviste.

Donc prochaine étape le 5 août sur le site du tribunal international du droit de la mer, où l'on verra si la France a l'intention de se rattraper en procédure orale d'écrits tous juste passables.

mots clés: tribunal international du droit de la mer, TIDM. affaire 17, affaire 21, diligence requise, ordre juridique du droit de la mer, OJDM, droits fondamentaux, ordre économique, secrétariat international francophone de l'évaluation environnementale, SIFEE.

DURA LEX SED LEX | 21 juillet 2014 à 10h44
 
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