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Rénovation thermique : une division par 4 des émissions de GES

Le renouvellement du parc immobilier existant ne représente que 0,5 à 1%. La rénovation thermique de l'ancien est donc primordiale pour réduire les émissions de GES du secteur. Exemple de rénovation dans le logement social en Languedoc-Roussillon.

Reportage vidéo  |  Energie  |    |  Baptiste ClarkeActu-Environnement.com
Rénovation thermique : une division par 4 des émissions de GES

Diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050 par rapport au niveau de 1990, tel est l'objectif ambitieux que s'est imposée la France (loi POPE du 13 Juillet 2005) qui organise à la fin de l'année la conférence sur le climat.

Le secteur du bâtiment fait partie des grands contributeurs de GES. L'enjeu repose sur l'ancien qui compose l'essentiel du parc, un parc énergivore il est fréquent de voir des consommations énergétiques de 300kWh/m2/an, soit 6 fois plus que les bâtiments modernes basse consommation (BBC).

Isolation par l'extérieur, double vitrage, suppression des ponts thermiques, panneau solaire…différents travaux permettent de faire baisser les consommations d'énergie de façon considérable mais cela nécessite des investissements lourds. Sur certaines opérations comme celle de Montpellier (12 bâtiments, 120 logements) de nombreuses subventions ont permis au bailleur social Ciléo Habitat de payer la facture de 6,5 millions d'euros (Région Languedoc Roussillon 200.000 euros, Ademe 200.000 euros, Feder 750.000 euros et Anah 280.000 euros). Le bailleur augmente son loyer de 20% mais le locataire voit sa facture énergétique baisser de moitié, une opération quasi nulle pour ce dernier. Toutefois si l'on considère que le prix de l'énergie augmente, le risque de précarité énergétique, lui, aura diminué. Concernant les émissions de GES, les résultats sont là : elles sont divisées par quatre.

Mais les opérations de rénovation énergétique n'ont pas toujours accès à autant de subventions. D'autres outils se sont mis en place en région et notamment les sociétés de tiers financement (SEM Energies POSIT'IF, SPL-OSER…) pour permettre notamment aux logements en copropriété de bénéficier d'un appui financier.

Dans le cadre du projet de loi pour la transition énergétique et la croisssance verte, l'Etat prévoit de rénover 500.000 logements par an en visant préférentiellement les ménages les plus précaires. Le projet de loi fixe également des obligations de travaux pour le résidentiel privé (en propriété ou en location) ce qui devrait considérablement accélérer les opérations.

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