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La surreprésentation des espèces charismatiques masque leur extinction

Biodiversité  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com
La surreprésentation des espèces charismatiques masque leur extinction

La popularité des animaux charismatiques biaise notre perception, explique une étude du CNRS publiée ce jeudi 12 avril 2018 dans la revue Plos Biology. Du fait de leur popularité, nous avons tendance à croire les lions, tigres ou éléphants plus répandus qu'ils ne le sont réellement dans la nature. "A force de voir continuellement des représentations virtuelles de ces espèces, dans les films, les livres et jouets pour enfants, les publicités de toutes sortes, les gens ont l'impression que ces animaux sont en grand nombre", résument les chercheurs du CNRS qui expliquent qu'un Français voit en un mois plus de représentations de lions (photos, dessins, logos, marques) qu'il n'en reste en Afrique de l'Ouest. Cette surreprésentation des espèces emblématiques "fausse la perspective du public sur leur risque d'extinction".

Les entreprises devraient contribuer à la sauvegarde des espèces charismatiques

"Comme [les espèces les plus charismatiques] plaisent au public, elles sont beaucoup plus souvent mises en avant, expliquent les chercheurs, en conséquence, une opinion courante est que leur protection est privilégiée au détriment des espèces plus « ordinaires »". En réalité, ces espèces emblématiques sont "très menacées d'extinction, avec des déclins qui s'accélèrent encore depuis plusieurs années".

En outre, "la science ne connaît que très peu de choses sur ces espèces". Ainsi, le nombre précis de panthères, d'éléphants ou de gorilles sur Terre n'est toujours pas connu, explique le CNRS.

Pour y remédier, les chercheurs proposent que les entreprises utilisant l'image de ces espèces dans un but commercial contribuent aux campagnes d'information destinées à leur sauvegarde. Une partie de leurs bénéfices pourrait y être consacrés, plaident-ils.

Réactions1 réaction à cet article

 

Voici une espèce qui n'est pas en danger mais surreprésentée et dont la biologie a été fabriquée pour que bobo l’idolâtre :
A propos du loup taxé d’«espèce parapluie», de «clé de voûte de la biodiversité», d’«indicateur de la qualité ou de l’intégrité d’un habitat» et autres idées reçues qu’ils ont inspirées eux-mêmes, les auteurs, constatent ceci : «Les loups ne méritent pas de tels labels. Si ceux-ci ont été de formidables moyens pour déclencher les émotions, obtenir et réunir rapidement des soutiens au rétablissement des loups, il nous faut prendre conscience que ce furent là des raccourcis pour vendre un produit, plutôt que de bonnes bases scientifiques.
A propos du loup mangeur d'hommes : Un loup est un loup. Nous ne pouvons pas nous attendre à ce que cette espèce ne mange pas des humains (une proie facile et abondante) par principe. Le mythe du loup inoffensif - bâti de toutes pièces à partir de circonstances particulières qu'ont rencontrées les biologistes à l'époque - a été délibérément entretenu par ceux qui craignaient qu'une information valide concernant les dangers du loup n'entrave les projets de réintroduction et de protection. (p.2)
La véritable question est : Quel est le but de tout ces mensonges?

ouragan | 27 décembre 2019 à 18h58
 
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