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Les saumons bio sont-ils (vraiment) plus contaminés que les conventionnels ?

Agroécologie  |    |  Dorothée LapercheActu-Environnement.com

Les saumons bio présenteraient des taux en mercure et arsenic plus élevés que les conventionnels, selon un test de 60 millions de Consommateurs. Le média a fait analyser dix pavés de saumon frais et quinze variétés de saumon fumés.

"Concernant le mercure, les teneurs retrouvées restent, heureusement, bien en deçà de la limite réglementaire (0,5 mg/kg de poisson frais), le maximum étant atteint avec la référence Olsen (0,05 mg/kg), précise 60 millions de Consommateurs. Quant à l'arsenic, les teneurs sont très variables d'une référence à l'autre".
 Ce test montre également la présence d'organochlorés dans les poissons, ces derniers étaient pour la plupart interdits depuis plusieurs années.

Pour 60 millions de Consommateurs, cette contamination serait apportée par l'alimentation des saumons. "Afin de respecter au plus près leur alimentation naturelle, les saumons bio sont nourris d'aliments bio et de poissons sauvages issus de pêches durables, qui peuvent être impactés par la pollution environnementale, réagissent dans un communiqué les professionnels de l'aquaculture biologique. Les éleveurs de saumons bio n'en sont pas responsables : la préservation de l'environnement et la non-utilisation de produits chimiques de synthèse fait partie des fondements même du mode de production biologique !".

Si le test - réalisé sur 25 poissons - mériterait d'être étendu à un échantillon plus important, il pose toutefois la question plus large de la contamination des poissons.

Dans un rapport publié en 2012 sur le taux de dioxines et de biphényles polychlorés (PCB) présents dans les denrées alimentaires, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) montrait que le saumon et la truite d'élevage contenaient en moyenne des taux plus faibles que le saumon et la truite pêchés dans la nature. Il pointait dans le même temps une baisse générale de l'exposition alimentaire à ces polluants.

Pour se prémunir, l'Afssa recommandait en 2010 la consommation de deux portions de poissons par semaine, en variant les espèces et les lieux d'approvisionnement (sauvage, élevage, lieux de pêche, etc.).

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