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Des balises bio-optiques cartographient en direct la répartition des stocks de carbone dans l'océan austral

Gouvernance  |    |  Agnès SinaïActu-Environnement.com

Huit flotteurs dotés de capteurs bio-optiques, dits BGC-Argo, ont été déployés dans le secteur indien de l'océan austral, à l'occasion d'une campagne océanographique au mois d'octobre 2017 sur le navire de recherche Marion Dufresne, dans le cadre du projet Soclim (Southern Ocean and Climate) soutenu par la Fondation BNP Paribas.

Ces flotteurs innovants donnent des informations à la fois chimiques et physiques, mais aussi biologiques sur les propriétés des micro-organismes présents dans l'eau de mer, tels que bactéries, nano, pico et micro-phytoplancton. Ces informations sont transmises en direct par satellite au laboratoire d'océanographie de Villefranche-sur-Mer (Alpes Maritimes).

Les premiers résultats démontrent qu'il est possible de décrire la répartition des stocks de carbone à partir des flotteurs BGC-Argo, avec une résolution spatiale et temporelle jamais atteinte jusqu'à présent via des campagnes océanographiques classiques.

Des mécanismes cruciaux dans la régulation du climat

Cette connaissance est essentielle pour comprendre les mécanismes par lesquels l'océan austral absorbe le CO2 atmosphérique et comment cette absorption varie ou pas dans le temps.

L'océan austral joue un rôle majeur dans le cycle du carbone et le contrôle du climat puisqu'il capture naturellement environ 12% du CO2 généré par les activités humaines. Les micro-organismes sont des acteurs essentiels dans le piégeage du CO2.

Jusqu'à présent, leur distribution était mal connue dans cet océan lointain, soumis à des conditions météorologiques extrêmes qui rendent difficiles les campagnes océanographiques classiques. Le déploiement de flotteurs bio-optiques dans d'autres régions océaniques permettra une meilleure connaissance de la variabilité spatiale et temporelle de la pompe biologique du carbone.

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