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Actu-Environnement

Des sols désimperméabilisés pour une meilleure gestion des eaux de pluie

Recharger les nappes phréatiques, réduire les risques d'inondation et de pollution, irriguer les espaces verts… Les avantages de la désimpérméabilisation sont nombreux. Reportage à Marseille.

Reportage vidéo  |  Eau  |    |  Baptiste Clarke  |  Actu-Environnement.com

Débuté en 1995 à Marseille, Euroméditérranée est le plus important projet de renouvellement urbain d'Europe. Sur 480 hectares, il inclut la construction et la réhabilitation de logements, de nouveaux équipements, de bureaux, d'hôtels et aussi l'aménagement des espaces publics, des voiries et des transports en commun. Après une première phase achevée en 2005, le projet se poursuit, depuis 2007, par une deuxième phase sur une extension de 170 hectares, Euromed 2.

Pour cette phase, l'Établissement public d'aménagement Euroméditerranée (EPAEM) vient de signer un contrat avec l'agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse (RMC) afin de prendre en compte les services rendus par la nature et, ainsi, mieux gérer les eaux de pluie.

Il faut dire qu'à Marseille les épisodes pluvieux sont parfois très intenses et provoquent régulièrement des inondations dans les rues de la ville. Outre la question de la sécurité des habitants, ces pluies sont aussi une source de pollution. Les eaux pluviales coulent dans le réseau unitaire dans lequel elles se mélangent aux eaux usées (des maisons, des entreprises…). Lorsque les pluies intenses saturent le réseau, le trop-plein de ce mélange se déverse dans le milieu naturel occasionnant des pollutions conséquentes. Pour y remédier, la ville de Marseille investit dans des bassins de rétention, mais cela ne suffit pas.

Canaliser l'eau là où elle tombe

L'artificialisation des sols y est pour beaucoup. Les pluies ruissellent, s'accumulent et se transforment en torrent. C'est pourquoi un des axes du contrat signé entre l'agence de l'eau RMC et le l'EPAEM vise la désimperméabilisation des sols sur 24 hectares. Cela paraît peu au regard de la surface du projet pourtant, selon Laurent Roy, directeur de l'agence de l'eau RMC, « cela représente des millions de mètres cubes d'eau en moins dans les réseaux qui vont, en plus, recharger les nappes phréatiques ».

Désimperméabiliser signifie transformer un sol imperméable en sol perméable. Deux possibilités existent : soit créer un espace vert, encore faut-il amender la terre présente sous le bitume ou le béton. Soit, pour les cheminements, remplacer les anciens revêtements par des matériaux perméables pourtant adaptés et résistants.

Pour mettre en œuvre ces aménagements, une plateforme expérimentale a été conçue à proximité du futur écoquartier des Fabriques, sur 3 500 mètres carrés. Voir le reportage vidéo.

D'autres axes figurent au contrat pour gérer les eaux de pluie : la renaturation du cours d'eau des Aygalades et du ruisseau des Lions (restauration écologique sur un linéaire de 1 km intégrant le risque inondation par débordement et ruissèlement), construction de bassins de rétention, remplacement des réseaux unitaires par des réseaux séparés (eaux de pluie-eaux usées), dispositif de rétention sur les toitures terrasse des constructions nouvelles avec végétalisation… Une vingtaine d'actions seront menées dans le cadre du contrat, pour un montant de 94 millions d'euros dont 13,7 millions de subventions de l'agence de l'eau RMC.

Autant de mesures qui devraient permettre de réduire la pollution. En 2020, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, 1,7 million de mètres cubes d'eaux usées non traités ont été rejetés dans le milieu naturel par les déversoirs d'orage.

Réactions3 réactions à cet article

 

Désimperméabiliser c'est bien, mais il faut d'urgencce interdire l'imperméabilisation des sols de cours de propriétés privés, parkings et replanter des haies, curer les fossés ou les re creuser, interdire la destruction des mares, protéger les zones humides. Certes il y a du boulot, mais c'est indispensable et urgent.

BJ50320 | 06 octobre 2021 à 10h36
 
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Tout à fait exact, BJ50320.
Mais le BTP aime les surfaces bitumées et bétonnées tant cela lui rapporte. Car bien des gens et bien des élus aiment faire réaliser des surfaces bien "propres", bien "nettes" et sans entretien particulier. Cela témoigne aussi d'une forme de maîtrise du naturel (illusoire car finalement assez éphémère, donc vaine) et ça en rassure plus d'un. Pour le reste : après moi le Déluge !

Pégase | 06 octobre 2021 à 15h56
 
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Intéressant ce reportage, il y a juste à la fin une projection en forme de manipulation des chiffres qui est un peu hasardeuse.
Je le vois ici, en ville. On densifie, les parcelles particulières font environ 200-300m². Pour cette surface, pas mal de propriétaires n'ont pas envie de s'embêter : allées en dalles pour garder le SUV au sec, un peu de gazon pour mettre la piscine dessus, et tout le reste en minéral parce qu'on ne va pas s'embêter à entretenir le jardin.... je ne parle même pas des collectifs où c'est parking goudronné avec une rangée d'arbustes pour faire vert. Dès qu'on propose un peu plus de vert que çà, "ils" appellent çà éco-quartier.....

nimb | 09 octobre 2021 à 07h19
 
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