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Mieux utiliser les solutions fondées sur la nature pour prévenir les inondations

Eau  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

Pour prévenir les débordements des cours d'eau, les submersions marines et les phénomènes de ruissellement, des solutions alternatives aux traditionnelles infrastructures existent : les solutions fondées sur la nature (SfN). Celles-ci visent « à protéger, gérer de manière durable et restaurer des écosystèmes naturels ou modifiés pour relever directement [le défi de l'adaptation au changement climatique] de manière efficace et adaptative, tout en assurant le bien-être humain et en produisant des bénéfices pour la biodiversité », selon l'UICN. Si des projets, comme le projet Life intégré Artisan, soutiennent le déploiement de ces solutions, celles-ci restent peu utilisées.

« Sur les littoraux en particulier, on voit que les élus locaux sont confrontés à un vrai dilemme : comment préserver la nature, s'adapter aux effets inéluctables de la montée du niveau marin et maintenir un cadre dynamique pour les habitants et les activités liées au littoral, constate Marie-France Beaufils, présidente du Centre européen de prévention du risque d'inondation (Cepri). Les SfN pourraient apporter un début de réponse, mais elles souffrent souvent d'une absence d'évaluation et d'un manque d'analyse économique, qui pourtant aideraient les collectivités dans leur stratégie d'adaptation aux changements climatiques. »

Le Cepri publie un guide destiné aux collectivités pour mettre en avant les avantages des solutions fondées sur la nature et tenter d'inverser cette tendance. Il propose plusieurs exemples illustrant des actions possibles, pour différents aléas, avec des approches alternatives. Il détaille également des méthodes pour la mise en œuvre des SfN, mais également des recommandations pour contourner certaines difficultés.

« C'est dans la recherche de cette complémentarité entre solutions "grises" et "vertes", d'une voie médiane qui combinerait ces deux types de solutions, que les collectivités peuvent trouver des réponses aux défis qui s'annoncent à court terme en matière de gestion du risque d'inondation », souligne le guide.

Réactions3 réactions à cet article

 

Bonjour, les "solutions fondées sur la nature" dont vous parlez existent déjà. On appelle cela le génie végétal et par extension maintenant le génie écologique. Et non, contrairement aux "SFN", on ne peut pas faire état d'une absence d'évaluation ou d'un manque d'analyse économique. La filière est bien ancrée et aujourd'hui en plein essor. Il existe des règles professionnelles, des qualifications et depuis cette année un label de Génie écologique. Pourquoi créer des concepts angéliques quand les filières et les emplois sont là et existent et ne demandent qu'à évoluer ? Voilà une question de fond qui aurait pu rendre cet article enrichissant.

Gary Radix | 10 mars 2022 à 09h11
 
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On comprend que la présidente du CEPRI Madame Beaufils, ex mairesse de Saint-Pierre -des-Corps, puisse être inquiète pour sa ville. La plus grande partie de celle-ci est en aléa "moyen" ou "fort" pour une crus centennale, laquelle ne s'est pas produite depuis plus de cent-cinquante ans. Et cela dans une ville où l'imbrication entre la zone urbaine et les zones industrielles est le reflet d'une certaine conception très PC années 60 de l'activité économique : avec des habitations au milieu de sites Seveso seuil haut : gare de triage avec wagons gaziers, dépôts pétroliers et de gaz, arrivée du pipe-line en provenance du Havre et stockages à côté d'un dépôt en vrac d'ammonitrates, etc... Une crue centennale serait totalement catastrophique.

petite bête | 10 mars 2022 à 10h54
 
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L'une des solution existe à Tours, qui forme des techniciens de rivière dans le cadre CITERES (ex IMACOF qui signifiait Ingénierie des milieux aquatiques et des corridors fluviaux). Il sont excellents sur le terrain. Le temps n'est plus où un Jean Royer voulait des barrages aussi inutiles que dangereux pour prétendre "dompter la Loire". Heureusement, l'EPTB Loire n'est plus l'EPALA et ses projets délirants.
PS Pardon pour l'erreur orthographique du message précédent. Bien que la Touraine produise d'excellents "crus", il fallait lire "crue"! Il faut défendre notre langue comme on défend un milieu naturel

petite bête | 11 mars 2022 à 18h29
 
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