En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

27% des plages françaises risquent d'être déclassées en 2015

Selon un troisième rapport de Surfrider, 171 plages françaises pourraient être interdites à la baignade, si la nouvelle directive européenne, qui entrera en vigueur en 2015 présentant des valeurs guides plus strictes, était appliquée dès aujourd'hui.

Eau  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
   
27% des plages françaises risquent d'être déclassées en 2015
© AEE - Pia Schmidt
   
En France, un peu plus de 96% des eaux de baignade remplissaient en 2008 les critères d'hygiène européens conformes à la Directive de 1976 (76/160/CEE). Pourtant 27% des plages de l'Hexagone pourraient être déclassées, si la nouvelle Directive européenne qui entrera en vigueur en 2015, était appliquée dès aujourd'hui.

Pour la troisième année consécutive, l'association de protection des océans et du littoral Surfrider Foundation Europe a publié hier son étude sur les conséquences de l'application de la nouvelle Directive européenne sur les eaux de baignade, adoptée en 2006 par le Parlement européen, sur le classement des plages françaises.

La nouvelle Directive européenne 2006/7/CE, qui présente des valeurs guides plus strictes concernant la pollution bactériologique, demande en effet que le classement s'effectue sur les quatre dernières années de données et autorise le retrait de certains résultats de mesure s'ils correspondent à une situation de pollution à court terme.

Près d'une plage sur dix fermée en 2015

Selon Surfrider, qui a passé au crible plus de 1.970 plages françaises, 27% des plages risqueraient d'être déclassées en 2015 dont 171 plages interdites à la baignade, soit près d'1 sur 10. Seules 63,6% des plages françaises resteraient ''d'excellente qualité'' soit 1.256 plages.

Les bons résultats obtenus cette année avec la directive actuelle ne doivent pas nous faire oublier tous les efforts qu'il reste à entreprendre pour être aux normes de la nouvelle directive, a souligné l'association.

En effet, selon le rapport 2008 sur la qualité des eaux de baignade dans l'UE publié le 10 juin par la Commission européenne, les zones côtières françaises figurent parmi les plus propres. L'Hexagone (96%) se classe en troisième position derrière Chypre (98,2%) et la Grèce (97,7%). La France compte toutefois 118 sites (53 plages et 65 lieux de baignade intérieurs) qui ne sont pas considérés conformes.

La nouvelle Directive déjà appliquée dans 12 Etats membres

En 2008, seuls 12 pays (Chypre, le Danemark, l'Estonie, la Finlande, l'Allemagne, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Slovaquie, l'Espagne et la Suède, Luxembourg) ont contrôlé les eaux de baignade conformément à la nouvelle législation européenne basée sur deux paramètres : les entérocoques intestinaux et Escherichia coli. Cette nouvelle directive doit être appliquée au plus tard en 2015 dans tous les Etats membres y compris la France.

Rappelons qu'une autre étude publiée en 2008 par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) prévoyait un déclassement de nombreuses zones de baignade françaises du fait de la nouvelle méthode de classification. Le Ministère en charge du développement durable a alors lancé en août dernier un label de qualité pour les eaux de baignade, basé uniquement sur les résultats des analyses physico-chimiques et microbiologiques de l'eau contrairement au Pavillon Bleu délivré aux plages et aux ports de plaisance pour leur gestion globale de l'environnement.

A travers cette certification, le Ministère espère laisser le temps aux collectivités d'améliorer la qualité des eaux et d'éviter la fermeture de plusieurs sites d'ici 2015.

Nous disposons de 6 ans pour anticiper la réglementation et éviter d'éventuelles fermetures de plages, souligne Surfrider qui, à la veille de la dernière réunion du Grenelle de la Mer le 10 juillet, invite les collectivités et les organismes responsables à prendre rapidement des mesures pour éviter le pire d'ici 2015.

Réactions1 réaction à cet article

 

Je souhaite svp avoir un renseignement relatif à la décision d'une commune de ne pas mettre un dispositif humain de surveillance sur une plage pour motif budgétaire uniquement et non de sécurité ou d'hygiène.Je sais qu'il existe un texte qui stipule qu'une plage l'objet d'être classée plage surveillée et aménagée ne peut pas être déclassée mais je n'ai plus le texte en question.
Merci d'avance,

gwendal | 14 juin 2012 à 14h06
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Rachida Boughriet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager