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Actu-Environnement

Le pôle national en toxicologie et écotoxicologie est officiellement lancé

Chargé de l'évaluation des risques liés aux substances chimiques, aux ondes électromagnétiques et aux nanotechnologies, le pôle national en toxicologie et écotoxicologie a officialisé sa création, jeudi dernier, au centre de recherche de l'INERIS.

Risques  |    |  Carine Seghier Actu-Environnement.com
À l'issue des débats du Grenelle environnement organisés en juillet 2007, le Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de l'Aménagement du Territoire (MEEDDAT) a mis en place plusieurs comités de pilotage (COMOP) chargé de concrétiser les décisions du Grenelle. Le COMOP dédié à la recherche a remis, ses conclusions le 30 septembre dernier à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse. Quatre domaines d'intervention ont été identifiés et notamment le lien santé-environnement. Pour ce faire, le comité conseillait un développement de la toxicologie et de l'écotoxicologie pour permettre le croisement des données entre pathologie et présence de toxiques. Ce centre a officiellement été lancé, jeudi 15 janvier au centre de recherche de l'Ineris en Picardie, par la Dr Sandrine Segovia-Kueny, conseillère technique au MEEDDAT, représentant l'ex-secrétaire d'état à l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM). Organisé autour du partenariat entre l'INERIS, l'Université Technologique de Compiègne (UTC), l'Université de Picardie Jules Vernes (UPJV) et l'Institut Polytechnique Lasalle Beauvais, ce pôle mobilise également le réseau scientifique ANTIOPES, réunissant le CEA, l'INSERM, le CRITT chimie, l'INRA, l'Université de Marseille, l'Université de Paris VII et l'Université de Metz.

Développer les capacités de recherches et d'expertise

Chargé de l'évaluation des risques liés aux substances chimiques, aux ondes électromagnétiques et aux nanotechnologies, le pôle a notamment vocation, dans le cadre du règlement REACH de devenir le centre de référence national des méthodes d'évaluation des substances chimiques alternatives aux essais sur animaux , souligne le ministère dans son communiqué. Cet objectif répond à des enjeux économiques car il s'agit de préparer les entreprises à l'adaptation nécessaire de leur produit en développant en France, une capacité de recherches et d'expertises, précise le Dr Sandrine Segovia-Kueny. Ce pôle, que souhaitait parrainer NKM avant d'apprendre ses nouvelles attributions, comprendra des équipements expérimentaux et permettra d'accueillir de nombreux organismes. Sa structure souple permettra de mener des projets de recherches partenariales avec les entreprises, assure la conseillère technique au MEEDDAT. En ce qui concerne le financement : 5 millions d'euros complémentaires aux dotations propres des différents organismes sont prévus pour 2009.

La création effective du pôle a été formalisée par les signatures du programme 2009 en toxicologie et écotoxicologie de la Fondation de l'Université Technologique de Compiègne (UTC), auquel l'INERIS participe à hauteur de 3 millions d'euros et de la convention de fonctionnement de l'équipe de recherche mixte PériTox* dédiée aux impacts sanitaires des facteurs environnementaux sur les femmes enceintes et le développement de l'enfant entre l'Université de Picardie Jules Verne et l'INERIS.

Les recherches de l'équipe PeriTox aux compétences multiples et complémentaires (biologie moléculaire, modélisation dynamique, modélisation des transferts de chaleur,…) visent à analyser notamment l'impact des polluants gazeux sur l'asthme de l'enfant, les effets des champs électromagnétiques de la téléphonie mobile sur les rythmes biologiques et le sommeil ou l'évaluation de l'exposition in utero aux pesticides. Elles porteront en particulier sur les effets sur la reproduction des perturbateurs endocriniens.

Centré sur des objectifs appliqués découlant du règlement REACH et du Grenelle, le programme de la fondation de l'UTC s'intéressera quant à lui à combiner des approches in vitro, in vivo et in silico** aux différentes échelles du vivant pour proposer de nouveaux outils d'analyse toxicologique et écotoxicologique applicables à la surveillance des milieux et à la prédiction des dangers de substances ou agents physiques.

Le programme est donc étendu et concernera par exemple le développement de méthodes alternatives à l'expérimentation animale, la mise au point de biomarqueurs traçant l'exposition intégrée aux perturbateurs endocriniens ou le développement d'approches in vitro pour l'évaluation de la toxicité et de la persistance des nanomatériaux. Il s'agirait, dans un premier temps, d'approfondir in vivo l'étude des mécanismes d'élimination des nanotubes de carbone au sein du poumon puis de développer des méthodes de détermination des profils toxicologiques in vitro, commente l'UTC.


*périnatalité et risques toxiques
** In silico est une expression désignant une recherche menée ou un test simulé au moyen de l'outil informatique.

Réactions1 réaction à cet article

 
les polynomes ca fait des dégats!!!!

quand est ce qu'on fera un barage sur le DESDUS à la main pour rentrer à l'X???
A part les imprimantes ces demoiselles de l'X ne connaissent que l'impression in vitro

De tous temps, les grands savants ont compris que ce n'est pas en isolant un problème et en le coupant en morceaux qu'on trouve une solution mais bel et bien en acceptant d'ajuster sa réponse scientifique à celle que la réponse radio nous fournit...la radioactivité existait bien à vents que l'on crée le nucléaire!!!

0+0= la tête à TOTO | 22 janvier 2009 à 16h56
 
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