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Les réseaux d'eau potable face aux enjeux de demain

Eau potable : des réseaux en mutation Actu-Environnement.com - Publié le 08/05/2017

Les services d'eau potable se retrouvent confrontés à des enjeux de renouvellement du patrimoine, de pollution des milieux, de résilience des installations, dans un contexte de budget contraint. Tour d'horizon des possibles pour demain.

Eau potable : des réseaux en mutation  |    |  Chapitre 1 / 7
Environnement & Technique N°369 Ce dossier a été publié dans la revue Environnement & Technique n°369
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La France se situe parmi les bons élèves au niveau européen pour son prix de l'eau. Avec une moyenne pour les six bassins versants de 4,03 euros par m3, pour la plupart des ménages, la part de l'eau ne pèse pas sur leur budget. Du point de vue de sa qualité, l'eau potable distribuée respecte en permanence les critères microbiologiques pour 97,6% de la population, 96% pour les limites en pesticides et 99,3% pour les nitrates.

Cet équilibre entre coût et qualité est toutefois menacé. Tout d'abord, le financement pose question : le contexte est en effet à la diminution de la consommation d'eau tandis que le réseau de distribution nécessite des travaux de renouvellement. Et ce chantier implique de bien connaître le patrimoine. La loi Grenelle 2 exige des collectivités qu'elles réalisent un descriptif détaillé de leur réseau. Après un départ poussif, le dispositif est désormais enclenché. Les dernières évolutions réglementaires avec l'agrandissement des services voulu par la loi Notre devraient en principe venir appuyer ce mouvement. Reste à voir comment la théorie va se concrétiser sur le terrain.

Sur la question du financement, la loi Brottes avec l'interdiction des coupures d'eau pour impayés a ouvert une bataille juridique entre consommateurs et opérateurs des services eau. Ce débat pourrait rebondir du fait de la transposition en droit français de la directive européenne sur la concession. Celle-ci a notamment introduit de la flexibilité lors de négociations durant l'exécution du contrat. Certains points restent toutefois sujets à interprétation.

Réduire les problèmes à la source

La loi Grenelle 2 a également imposé aux collectivités de limiter leurs fuites pour protéger la ressource. Une lutte qui, là aussi, a un coût significatif. Dans le seul bassin Rhône-Méditerranée, environ 350 millions d'euros devraient être engagés chaque année si toutes les collectivités réparaient les fuites de leur réseau d'eau.

La présence de polluants comme des micropolluants dans les milieux doit également être prise en compte. L'enjeu de la protection des captages est autant sanitaire qu'économique. Selon la Cour des comptes, traiter une eau polluée par les pesticides pour la rendre potable coûte 2,5 fois plus cher que de mettre en place des mesures de prévention des pollutions auprès des agriculteurs. Les distributeurs d'eau sont amenés à se mobiliser pour protéger la ressource. Selon les situations géographiques, c'est un défi plus ou moins difficile à relever.

Quelle résilience du service ?

Autre changement à intégrer dans l'équation : la montée en puissance des risques climatiques, terroristes et technologiques conduit les collectivités à s'interroger sur leur résilience. Plus un réseau est modulaire et redondant, plus il est susceptible de pallier une panne ou de se déconnecter d'une source de pollution tout en assurant la continuité du service. Les retours d'expérience en la matière confirment que la coopération entre sociétés distributrices ou leur unification est gage d'une plus grande résilience à l'échelle d'un bassin versant

Certains estiment que rendre les réseaux intelligents pourrait contribuer à résoudre une partie du problème. S'ils permettront d'optimiser le fonctionnement du système, ces outils ouvrent toutefois la question de l'utilisation et la valorisation des données obtenues.

Dorothée Laperche et Agnès Sinaï

© Tous droits réservés Actu-Environnement
Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur.

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Réactions1 réaction à cet article

 

bonjour
j'ai une residence secondaire à puy st vincent dans les hautes alpes
notre consommation d'eau est forfaitisée et nous coute environ 250 euros par an avec l'assainissement , ce qui, compte tenu de la faible occupation de l'appartement met le prix du m3 à plus 20 euros ,en comparant avec ma consommation de ma residence principale
cette situation est tres courante dans les zones touristiques et arrange bien les habitants à l'année ,qui paient le meme prix que nous
malgré nos demandes de pose de compteurs ,rien ne change
cordialement

denis | 11 mai 2017 à 10h45
 
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