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Les grands singes sont tous menacés d'extinction

Victimes de la déforestation, du braconnage et du trafic, tous les grands singes (chimpanzés, bonobos, gorilles et orangs-outans) sont menacés d'extinction à très court terme. L'institut Jane Goodall tente d'alerter les Français.

Biodiversité  |    |  Carine SeghierActu-Environnement.com
   
Les grands singes sont tous menacés d'extinction
Chimpanzé Gremlin avec ses jumeaux Golden et Glitter, Tanzanie
   
Tous les grands singes sont menacés d'extinction dans un avenir immédiat ou au mieux dans les cinquante années à venir. Les raisons : les épidémies, le braconnage et la déforestation!
Outre les hommes, les grands singes* (famille des hominoïdes), regroupent les chimpanzés, les bonobos, les gorilles qui vivent dans les forêts d'Afrique et les orangs-outans que l'on retrouve en Indonésie et Malaisie. Mais nos plus proches parents sont en train de disparaître!!!.
En effet, alors qu'il subsistait dans les années 60, un million de chimpanzés, il n'en resterait que 300.000 aujourd'hui. Et les bonobos? Ils n'en demeurent aujourd'hui qu'entre 10.000 et 20.000. Plusieurs menaces majeures pèsent également sur les gorilles. L'orang-outan est également en péril puisqu'il aura très probablement disparu d'ici 2015 si rien n'est fait. Les chercheurs estiment que d'ici à 2030, il ne restera qu'1% de l'habitat originel des orangs-outans où l'exploitation forestière et les monocultures de palmier à l'huile à grande échelle pour l'industrie internationale des cosmétiques ou l'industrie alimentaire notamment en Indonésie et Malaisie ont décimé près de 70% de la couverture forestière de ces pays en une décennie. La réduction de l'habitat est comparable dans les forets du bassin du Congo qui abritent la plus grande partie des populations de grands singes africains ou les forêts diminuent dramatiquement du fait d'une exploitation forestière forcenée comme au Gabon ou au Cameroun.

Une étude** menée par Lounès Chikhi du laboratoire Evolution et diversité biologique (CNRS -Université Paul Sabatier, Toulouse), en collaboration avec Benoît Goossens de l'Université de Cardiff (Royaume-Uni), publiée le 24 janvier dernier, dans la revue PLOS Biology, a montré que l'effondrement démographique des populations d'orangs-outangs de Bornéo (Asie du Sud-Est) laisse une marque indélébile sur leur génome et désigne le coupable : la déforestation par l'homme au cours du 20ème siècle.
Le travail des chercheurs du CNRS et de l'Université de Cardiff se base sur un échantillon de manière « non-invasive », c'est-à-dire ne requerrant pas de manipulation de l'animal de plus de deux cents individus. Il a aussi fallu aux chercheurs monter sur des arbres de plus de 20 mètres de haut pour récupérer des poils présents dans les nids, ou encore suivre les individus dans la forêt pour ramasser des excréments et les conserver pour une future analyse en laboratoire.
Les données génétiques obtenues ont ensuite été analysées par Lounès Chikhi afin de déterminer s'il existait dans le patrimoine génétique des orangs-outans un signal d'effondrement démographique caractéristique de la déforestation. Il fallait pour ce faire, expliquent les chercheurs, distinguer ce signal des autres événements démographiques qui ont frappé cette espèce au cours de son histoire et marqué son génome : arrivée à Bornéo des premiers chasseurs, des premiers agriculteurs et changements climatiques des derniers 100 000 ans.
Lounès Chikhi et Benoît Goossens estiment que la population ancestrale était de 50 à 100 fois plus importante que la population actuelle. D'après ces données, il y a seulement 120 ans environ, des centaines de milliers et peut-être des millions d'orangs-outangs vivaient à Bornéo. C'était avant que l'exploitation forestière ne commence vers 1890.

Pour tenter d'éviter l'extinction, de plus en plus d'initiatives se multiplient à l'instar notamment de l'Institut Jane Goodall, organisation internationale à but non lucratif de protection et de recherche sur les grands singes qui a vu le jour en France en décembre 2004, vingt-huit ans après sa création en Californie par le Dr Jane Goodall. Depuis plus de 45 ans, le Dr. Jane Goodall qui a reçu en France le titre d'officier de la Légion d'honneur*** par le Premier ministre, au nom du Président de la République le 18 janvier dernier, recueille des données permettant de mieux comprendre les grands singes mais aussi les origines de l'humanité. Passionnée dès son plus jeune âge par les animaux, elle débute son étude sur les chimpanzés de Gombé (Tanzanie) en 1960 avec l'équipe du Dr. Louis Leakey, anthropologue et paléontologue. Cette étude deviendra bientôt le plus long suivi de chimpanzés jamais réalisé et fera l'objet d'une étude en primatologie qui permettra de redéfinir les rapports entre humains et animaux. En 1964, elle crée le Centre de Recherche de Gombe Stream, site où a eu lieu la plus longue étude d'une population sauvage de primates. En 1977, elle fonde l'Institut Jane Goodall pour les espèces en danger, particulièrement les chimpanzés, en créant des sanctuaires en Afrique. Grâce au personnel tanzanien et à d'autres chercheurs, son travail se poursuit encore aujourd'hui. En 1994 grâce au financement de l'Union Européenne, l'Institut inaugure le programme TACARE (TAnganyika CAtchment Reforestation and Education Programm) qui vise à explorer de nouveaux moyens qui mettront fin à la dégradation accélérée des ressources naturelles, particulièrement celle des dernières forêts indigènes de la région de Kigoma (côte ouest de la Tanzanie) et aussi de toute la Tanzanie.

Cherchant à sensibiliser les populations du monde entier sur leur responsabilité en matière d'environnement et de disparition d'espèces animales, Objectif nature (Tour opérateur) et l'institut ont signé une convention de partenariat destinée à renforcer les moyens scientifiques et humains mis au service de la protection des grands singes en Ouganda et en République démographique du Congo. S'inscrivant dans le cadre de ce partenariat, une exposition vente de photgraphies, réalisée avec le concours de la Fondation Edf et sous le parrainage de la Fondation Nicolas Hulot, s'est ouverte au grand public du 20 janvier au 12 février (cf agenda). Les profits obtenus grâce à la vente des photographies devraient permettre de financer trois programmes de l'Institut Jane Goodall France pour la protection des grands singes : la Campagne nationale d'information et de mobilisation pour la protection des grands singes, le sanctuaire des bonobos en République Démocratique du Congo et la neutralisation des pièges de chimpanzés dans le Parc National de la Forêt de Kibale en Ouganda.

Aujourd'hui, les donateurs de l'Institut Jane Goodall soutiennent des sanctuaires de chimpanzés au Kenya, en Ouganda, en République du Congo-Brazzaville et en Afrique du Sud. Pour arrêter le commerce de la viande de brousse, des programmes d'éducation et de conservation renforcent l'action de ces sanctuaires. À Tchimpounga, près de Pointe-Noire 116 orphelins vivent dans le plus grand sanctuaire de chimpanzés. Il est entouré par 73 000 hectares de forêt et de savane, que l'Institut développe et gère pour le gouvernement local comme un refuge animalier.

En 2006, l'Institut prévoit de nouvelles actions et notamment la réalisation d'un programme de neutralisation des pièges dans le Parc National de la Forêt de Kibale en Ouganda et un programme français qui permettra d'engager un recensement des grands singes en captivité en France. Il donnera également un état des lieux de leurs conditions de vie. Une étude préliminaire révèle qu'il y aurait dans les parcs zoologiques français environ 30 orangs-outans, 40 gorilles et 70 chimpanzés captifs.

*Les chimpanzés (nom scientifique : Pan troglodytes) voient leurs effectifs diminuer considérablement. Au total, la population de chimpanzés compterait entre 172.000 et 300.000 individus aujourd'hui contre 1 million dans les années 1960. Les chimpanzés habitent les forêts et savanes d'Afrique tropicale, notamment au Gabon, en République démocratique du Congo et au Cameroun. Ils sont aussi présents, mais en moindre nombre et aussi plus menacés au Ghana, en Guinée-Bissau, au Nigeria, au Burundi et au Rwanda. Enfin, il en subsiste de rares groupes au Sénégal, au Mali, en Guinée équatoriale et au Soudan. Et Ils ont totalement disparus de la Gambie, du Burkina Faso, du Togo et du Bénin.

Le bonobo (nom scientifique : Pan paniscus) est notre plus proche cousin, nous partageons avec lui 99.4% de notre code génétique. La situation politique explosive qui frappe la République démocratique du Congo pèse sur l'avenir des bonobos. Selon le dernier recensement, le nombre de ces singes oscillerait entre 5.400 et 20.000. En 1990, ils étaient 100.000. Ces primates vivent dans le bassin du Congo en RDC, entre le fleuve Congo au nord et la rivière Kasaï au sud ; mais leurs espaces naturels sont de plus en plus réduits. Une situation d'autant plus préoccupante que ces singes ne font qu'un seul petit tous les 5 à 6 ans. Le trafic illégal de viande de brousse et d'animaux de compagnie menace aujourd'hui leur survie.

Selon les dernières études et recensements, il subsisterait moins de 120.000 gorilles entre la République démocratique du Congo et le Nigéria, leur zone de répartition. L'avenir des gorilles de montagne, au nombre de 720, vivant dans les monts Virungas et la forêt de Bwindi à cheval entre le Rwanda, l'Ouganda et la RDC, semble quant à lui un peu plus rassurant, malgré leur faible nombre, comme le note prudemment une étude publiée en janvier 2004. Le trafic de viande de brousse et les épidémies d'Ebola sont les deux causes principales de la disparition des gorilles.

Au début des années 80, le chiffre estimé des orangs-outans était de 180.000 individus. En 1990, on estimait qu'il restait encore de 30.000 à 50.000 orangs-outans à l'état sauvage. Ces chiffres sont en diminution constante.
Les monocultures de palmier à huile ainsi que l'exploitation forestière constituent les principales causes du déclin des orangs-outans dont la population a chuté de plus de moitié depuis cette date.
Les forêts autour des secteurs protégés sont également de plus en plus dégradées et l'orang-outan est repoussé dans des secteurs trop petits pour supporter des populations viables. De plus, en dépit des lois indonésiennes et malaises de protection du grand singe, les orangs-outans sont victimes d'un important trafic illégal. Les jeunes primates sont arrachés à leur mère, souvent tuée, et vendus comme animaux de compagnie. Alors que 80% de son habitat a été détruit les primatologues estiment que la majeure partie de la population d'orangs-outans sauvages mondiale sera éteinte d'ici à moins de dix ans.

**Genetic signature of anthropogenic population collapse in orang-utans. Benoit Goossens, Lounès Chikhi, Isabelle Lackman-Ancrenaz, Patrick Andau, Michael W.Bruford. PLOS BIOLOGY

***Jane Goodall a par ailleurs reçu les prix les plus prestigieux : la médaille d'Honneur de la Tanzanie, la médaille Hubbard de la National Geographic Society, le prestigieux prix japonais Kyoto pour la Science, la récompense Asturias pour la Recherche Technique et Scientifique, la médaille Benjamin Franklin pour la Science, la récompense Gandhi/King pour la Non-Violence.
En avril 2002, le Secrétaire Général Kofi Annan nomme Jane Goodall Messager de la Paix des Nations Unies. En 1995, sa Majesté la Reine Elisabeth II lui décerne le titre de CBE (Commander of the British Empire), et lors d'une cérémonie à Buckingham Palace en 2004, le Prince Charles nomme Jane Goodall Dame de l'Empire Britannique.

Réactions18 réactions à cet article

 
Pas que les grands singes…

Non, malheureusement, il n'y a pas que les grands singes, notamment en Asie.
Trois sous-espèces du tigre ont disparu entre 1930 et 1980. Cinq survivent, dont au moins deux sont en voie d'extinction rapide : le tigre de Chine et le tigre de Sibérie, la plus grande sous-espèce, le plus grand chat du monde.
L'aigle mangeur de singes a sans doute disparu. L'éléphant sauvage d'Asie est en très grand danger. Le lion d'Asie se demande ce qu'il fait encore sur cette planète à demi détruite et surpeuplée par ces étranges animaux verticaux et bipèdes, hautement destructeurs et fondamentalement nuisibles à la vie sauvage. Qui plus est, agressifs envers eux-mêmes.
Quant à l'Afrique, toute la grande faune y est condamnée à plus ou moins brève échéance si l'on ne fait rien. Et l'on ne fait pas grand chose.
En mer, les requins disparaissent, pour ne citer qu'eux (les autres sont mieux connus du grand public)…
Alors…? Pas belle, la vie ?

Pierre Darmangeat
 
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Re:écoeurant

bonjour,
je partage votre désarroi, et jespere aussi qu'un jour notre monde baignera dans le respect des autres et de l'environnement. Mais s'il vous plaît de soyez pas si pessimiste et pensez à tout ce que chaque personne est capable de faire pour changer notre société...y compris-vous!
Il suffi d'y croire, si tout le monde s'y met on parviendra à rendre notre monde plus beau. il n'y a qu'ensemble que l'on peut se faire entendre et trouver plus de solutions...
Merci de mavoir écoutee,
en espérant vous avoir donner courage ! ! !

ally37
 
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Re:écoeurant

bonjour,
je partage votre désarroi, et jespere aussi qu'un jour notre monde baignera dans le respect des autres et de l'environnement. Mais s'il vous plaît de soyez pas si pessimiste et pensez à tout ce que chaque personne est capable de faire pour changer notre société...y compris-vous!
Il suffi d'y croire, si tout le monde s'y met on parviendra à rendre notre monde plus beau. il n'y a qu'ensemble que l'on peut se faire entendre et trouver plus de solutions...
Merci de mavoir écoutee,
en espérant vous avoir donner courage ! ! !

ally37
 
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Re:Jane Goodall : exception française ?

Les hommes ne sont pas mauvais de nature, ils sont juste corrompus par leur envie capitaliste. Il peuvent changer seulement si on leur montre un nouvel aspect de la société basée sur le respect de ce qui nous entoure. Peut être arriveront t-ils à comprendre tous les bienfaits que la nature nous a donner et qui peut égalemnt nous rendre heureux. :-)
Les personnes cherchent à obtenir du pouvoir en addhérant à l'économie du marché, mais je pense que cela est dû tout simplement à leur mal être dans notre société, ils en sont obligés. Cette concurrence permanente ne peut leur apporter la sérénité vitale à leur bonheur...peut-être faut-il leur faire comprendre cela afin qu'ils se mettent enfin à protéger la nature plutôt que de la détruire...
Qu'en pensez-vous ?

ally37
 
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Re:Pas que les grands singes…

Ce n'est pas parce que l'on parle des grands singes qu'on ne pense pas au tigre....et la liste est longue

Anonyme | 14 février 2006 à 11h19
 
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Re:Pas que les grands singes…

J'adore les auteurs anonymes furieux.
Remarquez, si c'est tout ce que vous avez à dire sur l'article…

Pierre Darmangeat | 14 février 2006 à 15h59
 
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Bravo !!

Voilà une belle illustration des propos de Pierre, je site : "...agressifs envers eux-même". Les Hommes ne changerons donc jamais ?...

sophie | 16 février 2006 à 11h04
 
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Jane Goodall : exception française ?

J'ajouterai au petit message qui a suscité quelque émotion et incompréhension (et pour me faire pardonner d'en avoir trop dit et pas assez), que le palmarès de reconnaissance et de médailles de Jane Goodall doit fortement impressionner nos gouvernants, au point qu'ils sont incapables de lui décerner ne serait-ce qu'une petite Légion d'Honneur (qu'on accroche généreusement sur la poitrine du premier sportif de haut niveau ayant bien mérité pour la patrie… – je n'ai rien contre ledit sportif que j'admire volontiers, mais je vois là un certain hiatus)…
Ou alors, est-ce parce que notre beau pays dont nous célébrons tous l'exception culturelle, est l'un des premiers sinon le premier importateur de bois exotique d'Europe, sinon du monde ? Et que, pour importer du bois exotique, on ferme les yeux sur les conséquences funestes de l'abattage monstrueux des forêts tropicales, et qu'on n'entend pas, justement, les derniers râles d'agonie des derniers grands singes, nos plus proches cousins…? Je l'ignore, et j'ai très mauvais esprit…
Non Sophie, les hommes ne changeront pas, parce que la violence fait partie de notre patrimoine génétique. On peut seulement essayer de se raisonner. Mais on se doit d'y croire, et d'y croire encore et toujours et, heureusement, de plus en plus nombreux sont ceux qui y croient.
Bien à vous.

Pierre Darmangeat | 16 février 2006 à 11h49
 
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écoeurant

Tout simplement écoeurant de voir à quel point les Hommes se foutent de la Planète sur laquelle ils vivent. Je suis une jeune maman et chaque fois que je me demande vraiment ce qui nous attend, moi et ma fille, je suis très pessimiste parce que l'argent dirige ce monde ... tout droit vers sa fin.
Les animaux valent bien mieux que les Hommes.

anonyme | 16 février 2006 à 13h21
 
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A notre échelle

L'alerte est donnée. On ne parle jamais assez de ce vrai fléau.
Mais comment agir à notre niveau ?

Anonyme | 16 février 2006 à 18h35
 
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Re:A notre échelle

En fait à notre échelle, on peut tout simplement en parler autour de nous dans un premier temps pour sensibiliser le plus de monde possible. On peut également devenir membre de l'institut Jane Goodall, devenir aussi bénévole, ou bien parrainer un grand singe.
Si on est étudiant on peut faire une exposition dans son université sur le thème des grands singes.
On peut également faire un don ou aussi acheter des produits comme un calendrier, un livre, un marque-page, tout compte même le plus petit geste.
Il y a pas mal d'infos sur le site de l'institut Jane Goodall et sur plein d'autres sites d'associations.
L'important c'est de se bouger, on peut toujours faire quelque chose.

Rodrigo | 16 février 2006 à 21h02
 
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Re:écoeurant

Tout à fait d'accord, c'est déprimant...
Mais on ne peut pas dire que l'humanité s'en fout! Pas toute l'humanité! Ce site comme tant d'autres en est la preuve : des hommes et des femmes n'acceptent pas cet état des choses et luttent activement pour le changer. A ces gens je dis un grand bravo
Mais c'est dur, dur de se faire entendre, dûr d'être efficaces, dur de trouver les moyens financiers et materiels...
Préserver a toujours été plus difficile que saccager

Charles | 17 février 2006 à 23h41
 
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Relation Homme-singes

L'extinction des grands singes a lieu dans des pays pauvres sans moyens et qui vivent comme ils peuvent. Ils doivent faire face aux grands de ce monde (Etats-Unis, Europe, Asie). C'est pourquoi poser des pièges et vendre de la viande de brousse sont leurs seuls moyens pour "gagner leur pain", d'autant plus que la demande de ces produits augmente. Ces demandes proviennent généralement des pays dévéloppés.
La première cause de cette extinction est la déforestation. Or celle-ci est orquestrée par les pays développés qui possèdent les moyens financiés et mécaniques, contrairement aux pays sous-développés. Ces derniers possèdent la ressource (forêt), mais ils ne peuvent en retirer aucun profit, car les entreprises d'exploitation forestière sont américaine, européenne ou autre et la vente de ce bois ne ce fait que dans les pays riches. En contre-partie les pays pauvres ne bénéficient de rien. Si ce n'est peut-être d'un emploi dans ces exploitations avec généralement un "salaire de misère" en comparaison à un salaire français.
Ces pays pauvres n'ont aucune sécurité de l'emploi et ont toujours été habitués pour se nourrir à chasser le singe, qui a toujours été présent dans leur région. Aujourd'hui la situation des grands singes à changer. Mais la difficulté est de faire prendre conscience à ces pays sous développés que les singes sont menacés de disparition. En effet il s'agit de leur faire changer leur mode de vie.
Dorénavant, l'origine de l'extincion des grands singes n'est plus la déforestation, mais la politique internationale qui est menée aujourd'hui :
_ Exploiter les ressources naturelles présentes sur les territoires pauvres : main d'oeuvre peut coûteuse pour un bénéfice maximum.
_ Produire toujours plus en un minimum de temps : la mécanisation agricole engendre une réduction des emplois une augmentation du chômage ce qui explique l'augmentation du "travail au noir", du braconnage, de la contrebande...
Finalement, tout ceci n'est qu'un cercle vicieux qui risque d'accélérer le processus d'extinction des grands singes si rien n'est fait d'ici là. Il faudrait une prise de conscience de la part des pays riches pour remettre en cause leur politique et débloquer des fonds pour sauvegarder ces hominidés, qui sont bel et bien nos ancêtres. N'oublions pas que si l'homme est capable de faire disparaître les singes, il sera tout aussi capable de faire disparaître l'espèce humaine.
"L'homme est un loup pour l'homme".

am | 18 février 2006 à 11h27
 
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Re:Relation Homme-singes

Bonjour !

Oui, jsui d'accord avec tout ça.

Mais c'est au supermarché qu'il faut plus de lisibilité. Il faut informer les gens dans les magazins pour que ca porte.
Quand on fait les courses, on ne sait pas toujours si c'est plus ou moins bien d'acheter tel ou tel produit hormis que ca fais travailler des gens .... ou exploiter des gens.

Ce problème sur les exctinction d'espèces ou comme de nombreux autres problèmes environnementaux (effet de serre, pollutions transport...) sont responsables de notre consommation.
Il faut que l'on ait plus de lisibilité sur les produits que l'on achète afin que l'on puisse consommer en toute connaissance de cause. Il faut que l'on achète le plus localement possible.

Pour notre cas, il convient de faire attention au type de bois acheté. Privilégier le local et banir l'exotique ! Ca évite ainsi de soutenir la déforestation anarchique.

Tiens, j'ai vu des étiquettes informatives dans une grande surface (auchan ou cora, je sais plus exactement). Elles ont pour but d'informer les clients de l' "exploitation des employés" et incite au boycottage de ces marques. C'est un geste que je trouve intéressant.

Je suis d'ailleurs étonnée qu'il ait eu le droit de les afficher ces étiquettes !!!
J'aimerai bien savoir si ca ne va pas faire du bruit tout ça!!
Est ce que vous les avez aussi repérées?
Ca serait intéressant si dans les magazins de meuble il y avait des affiches explicatives des désastres sur la forêt pour l'achat de tel ou tel type de meuble. C'est sûr, le consommateur se sentir

souris | 22 février 2006 à 15h03
 
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Re:Relation Homme-singes

Bonjour !

Oui, jsui d'accord avec tout ça.

Mais c'est au supermarché qu'il faut plus de lisibilité. Il faut informer les gens dans les magazins pour que ca porte.
Quand on fait les courses, on ne sait pas toujours si c'est plus ou moins bien d'acheter tel ou tel produit hormis que ca fais travailler des gens .... ou exploiter des gens.

Ce problème sur les exctinction d'espèces ou comme de nombreux autres problèmes environnementaux (effet de serre, pollutions transport...) sont responsables de notre consommation.
Il faut que l'on ait plus de lisibilité sur les produits que l'on achète afin que l'on puisse consommer en toute connaissance de cause. Il faut que l'on achète le plus localement possible.

Pour notre cas, il convient de faire attention au type de bois acheté. Privilégier le local et banir l'exotique ! Ca évite ainsi de soutenir la déforestation anarchique.

Tiens, j'ai vu des étiquettes informatives dans une grande surface (auchan ou cora, je sais plus exactement). Elles ont pour but d'informer les clients de l' "exploitation des employés" et incite au boycottage de ces marques. C'est un geste que je trouve intéressant.

Je suis d'ailleurs étonnée qu'il ait eu le droit de les afficher ces étiquettes !!!
J'aimerai bien savoir si ca ne va pas faire du bruit tout ça!!
Est ce que vous les avez aussi repérées?
Ca serait intéressant si dans les magazins de meuble il y avait des affiches explicatives des désastres sur la forêt pour l'achat de tel ou tel type de meuble. C'est sûr, le consommateur se sentirait légèrement plus concerné par le problème!!

Enfin, ca pourrait être une super piste si les associations ou les organisations de protection de l'environnement pouvait y afficher quelques étiquettes informatives sans pour autant tout plaquarder. Ca montrerait que c'est bien quand on fait nos courses que tout se joue pour notre environnement, les emplois... bref : l'offre et la demande !!!

Merci

souris | 22 février 2006 à 15h05
 
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re Angelique

Bonjour,
Je vous remercie pour ce message. Il est intéressant de comparer
chacun nos points de vue.
Je n'ai pas vu ces étiquettes. En effet je vais rarement dans ce
genre de supermarchés.
Mais je crois qu'actuellement, la priorité du gouvernement n'est pas
à la protection de l'environnement. Le chômage, les élections 2007 sont
davantage dans la tête des politiques aujourd'hui. Mais comment
peuvent-ils réfléchir à l'avenir avant même de penser à préserver notre milieu
de vie pour nous et nos descendants. N'est-ce pas là la définition du
développement durable? Où sont leurs programmes et leurs actions pour la
protection de notre environnement et par conséquent pour perpétuer la
présence de l'Homme sur Terre ?
L'environnement est un problème politique, financié. Les citoyens ont
compris l'importance de la conservation du patrimoine naturel mais ceci
n'est pas le cas des grands dirigeants politiques. Tant que ces
derniers n'auront pas remis en cause leur priorité le monde ne changera. Je
pense qu'en Europe, contrairement aux Etats-Unis, les choses peuvent
évoluer plus rapidement. En Amérique, l'objectif est de produire plus à
moindre coût et ceci quelque soit les conséquences sur l'environnement,
puisqu'elle ne souhaite pas réduire ses émissions de polluants dans
l'atmosphère.
Finanlement il vaut mieux être européens plutôt qu'américains.
Restons tout de même optimistes quant à notre avenir.
Amandine

am | 23 février 2006 à 14h30
 
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Re:Jane Goodall : exception française ?

Cher ally37,

Vous me demandez ce que je pense de vos reflexions, et je suis bien embarrassé car j'y perçois une bonne dose d'optimisme, de joie de vivre – ce qui est loin d'être une tare même et surtout pas les temps qui courent  :-) –, mais aussi une bonne part de naïveté, ce qui dans mon esprit, n'a rien de péjoratif.
En fait, l'homme, Homo sapiens, n'est ni bon ni mauvais ; et encore faut-il s'entendre sur ce qui est bon, ce qui est mauvais, recherche éternelle de toutes les philosophies, sur la notion de bien et de mal, prétexte à toutes les guerres « saintes », parmi les pires du genre, comme si une guerre, c'est-à-dire le massacre d'Homo sapiens par Homo sapiens, pouvait être « sainte »… Là encore faut-il définir de quel côté de la sainteté on se place : ce qui est saint pour l'un est satanique pour l'autre, et vice-versa ! On n'en finirait pas. Et on n'en finit pas, puisque les guerres dites saintes recommencent en ce joyeux début de vingt et unième siècle (de l'ère chrétienne. Qui n'est ni le 21e siècle des Musulmans, ni celui des Chinois, ni celui des multiples peuples en voie de disparition rapide, appelés « premiers » et avec une certaine condescendance, par nous-mêmes…).
L'Homme n'est ni bon ni mauvais ni sublime ni médiocre, ni pacifiste ni belliciste : il est tout à la fois et, selon les circonstances historiques, économiques, personnelles ou autres, l'un ou l'autre de ses traits de caractère (je simplifie énormément) prédomine. Et domine jusqu'à trouver en face de lui le trait opposé qui lui dit « cela suffit », puis tout recommence…
Ce n'est ni la société capitaliste ni les débris d'une société socialiste qui génèrent la corruption : c'est le pouvoir. Or, le pouvoir est en nous, jusqu'à nous détruire. Pourtant, c'est tout à fait vrai, nous avons tous le pouvoir de faire de bonnes choses. Nous avons tous le pouvoir de vivre en accord avec les lois naturelles d'une planète qui vit depuis 4 milliards d'années, et pourtant nous ne le faisons pas, quelle que soit la société et la civilisation que nous édifions. Pourquoi ?
Je crois que nul n'a la réponse, et qu'il y a autant de réponses qu'il y a d'Homo sapiens sur la Terre : 6 milliards et demi.
Cela dit, il nous appartient de faire tout ce qui est en notre pouvoir, si infime soit-il, pour ralentir au maximum le processus de destruction auquel on assiste depuis des siècles, mais qui va en s'accélérant au fur et à mesure de l'accroissement exponentiel de l'espèce humaine, avec ses milliards de pauvres et ses quelques centaines de milliers de riches.

Bon. Ce texte est trop long et trop incomplet en même temps, et je prie lectrices et lecteurs de m'en excuser, mais nous pouvons continuer sur mon adresse électronique si vous le souhaitez.
À propos : relire ou lire le beau livre de Vercors : « Les animaux dénaturés », en Livre de Poche, et voir ou revoir le chef-d'œuvre de Stanley Kubrick (sorti en 1968 !) : « 2001, l'Odyssée de l'espace ». La première partie, Humanity at Dawn, explique à sa façon comment l'Homme a appris à tuer ses semblables…
Méditer également cette profession de foi du grand cinéaste espagnol Luis Buñuel, exilé au Mexique sous Franco : « Grâce à Dieu, je suis athée. » (in : "Ce que je crois", par Carlos Fuentes)
Mais ce sont des athées qui ont construit les camps d'extermination nazis ainsi que le Goulag soviétique, qui ont pratiqué l'effroyable génocide du Cambodge sous Pol Pot, qui torturent en Corée du Nord, à Cuba, en Chine…
Ce sont des Musulmans qui massacrent leurs semblables et leurs femmes esclaves dans les pays islamistes, et ce sont des Chrétiens qui ont exterminé les Amérindiens et les Aborigènes d'Australie, et ce sont des Chrétiens qui se sont entre-massacrés en Europe au XVIe siècle : ni les Chrétiens, ni les Musulmans, ni les athées, ni qui que ce soit n'ont de leçons à donner à l'Autre, c'est-à-dire à quiconque ne pense pas comme eux.
Alors, qui a raison ? Qui a tort ?
Pendant ce temps, nos frères les animaux et nos sœurs les plantes meurent en silence et disparaissent.
Si j'étais un Bonobo, un Gorille, un Chimpanzé, un Orang-Outan, ou simplement mon chat, j'en pleurerais de honte ! Et si j'étais la Terre, tiens ! j'arrêterais de tourner. Pour leur apprendre !

Bien cordialement.

Pierre Darmangeat | 14 avril 2006 à 02h16
 
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Anonyme | 18 mai 2006 à 16h43
 
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