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Visite d'Etat chinoise en France : fructueuse pour le secteur de l'environnement ?

La visite d'Etat du président chinois Xi Jinping en France, prévue du 25 au 28 mars, va déboucher sur la signature d'une cinquantaine d'accords commerciaux, dont certains dans les secteurs de l'énergie et des déchets.

Gouvernance  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

"Dix-huit milliards d'euros de contrats, c'est de l'emploi, de la croissance et surtout des perspectives d'ampleur pour les années qui viennent", s'est félicité François Hollande, mercredi 26 mars à l'occasion de la visite d'Etat de Xi Jinping, président de la République populaire de Chine. Une cinquantaine d'accords commerciaux seront ainsi signés durant ces 4 jours.

Projets d'efficacité énergétique

Pour ce qui concerne plus particulièrement l'environnement, GDF Suez a signé, à cette occasion, un accord de coopération avec son partenaire chinois Beijing Enterprise Group (BEG). Ce dernier prévoit notamment la construction d'une centrale de production d'énergie de trigénération développée conjointement dans le Changping (quartier de Pékin, en Chine).

Les deux industriels vont également lancer une étude sur les technologies de pointe dans le domaine du stockage de gaz naturel. "Des capacités accrues et flexibles de stockage sont nécessaires dans le basculement de l'utilisation du charbon vers le gaz dans la capitale chinoise pour y améliorer rapidement la qualité de l'air", a estimé GDF Suez, selon l'AFP.

Le nombre de clients potentiels du gaz serait estimé à 25 millions de personnes à Pékin.

Gestion des déchets dangereux

La filiale de Suez environnement, Beijing Enterprises SITA Environmental Services Limited, assurera la réalisation et la maintenance de l'unité de traitement des déchets dangereux de Hengyang, deuxième plus grande ville de la province du Hunan, en Chine.

Elle sera également impliquée dans le projet de l'usine de traitement et de valorisation énergétique de déchets dangereux de Haidan (quartier dans le nord-ouest de Pékin). 29.000 tonnes de déchets dangereux et médicaux y seront traités chaque année, selon l'AFP.

Enfin, Degrémont, la filiale spécialisée dans le traitement de l'eau de Suez environnement, participera à la réalisation d'un projet de dessalement d'un million de mètres cubes d'eau par jour pour alimenter la ville de Pékin.

Par ailleurs, cette visite a donné l'occasion à Areva de signer avec la compagnie nucléaire nationale chinoise (CNNC) un accord spécifique pour la poursuite du projet d'usine de traitement-recyclage des combustibles usés.

 "Les négociations vont entrer dans leur phase commerciale", selon un communiqué d'Areva.

Toujours selon le groupe français, les deux groupes envisageraient également d'élargir leur coopération au support des opérations et à la maintenance de cette future usine ainsi qu'à la chaîne logistique des combustibles usés.

Deux autres accords de coopération visent un développement des opportunités de coopération dans l'ensemble des domaines d'activité du nucléaire civil, dans le cycle du combustible comme dans les réacteurs et les services mais également la création d'une co-entreprise dans le domaine des systèmes de contrôle-commande numérique de sûreté pour les centrales nucléaires (avec l'objectif d'équiper en priorité le marché chinois).

Une coopération sur l'ensemble du cycle nucléaire

Par ailleurs, dans leur déclaration conjointe, Xi Jinping et François Hollande ont indiqué vouloir poursuivre la coopération sino-française sur l'ensemble du cycle nucléaire.

Ce qui sous-entend, selon leur déclaration commune : l'amélioration de la sûreté des centrales nucléaires en service et en construction, une usine de traitement / recyclage des combustibles usés, continuer la réalisation conjointe de deux réacteurs de type EPR sur la centrale nucléaire d'Hinckley Point (dans le Somerset, au sud-ouest de l'Angleterre) et de nouveaux projets électronucléaires au Royaume-Uni, l'exploitation minière d'uranium naturel à l'étranger, ainsi que la construction des tranches EPR 1 et 2 de Taishan (sud de la Chine) tout cela "dans le cadre agréé par les gouvernements, dans le strict respect des plus hauts standards de sécurité, de sûreté et de protection de l'environnement, la coopération sur l'ensemble du cycle nucléaire, y compris l'amélioration de la sûreté des centrales nucléaires en service et en construction".

S'opposer à toute forme de protectionnisme

Xi Jinping et François Hollande ont également assuré souhaiter "promouvoir ensemble une croissance forte, durable et équilibrée de l'économie mondiale, œuvrer pour un système commercial ouvert et fondé sur des règles, et s'opposer à toute forme de protectionnisme".

Hasard du calendrier, en parallèle à cette visite chinoise, l'Organisation mondiale du commerce (OMC) a justement estimé, mercredi 26 mars, que les quotas chinois concernant l'exportation des terres rares, n'étaient pas justifiés. L'Union européenne, le Japon et les Etats-Unis avaient en effet déposé une plainte à ce sujet en 2012.

Les deux présidents ont enfin rappelé leur soutien à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement et souhaité renforcer la concertation dans le domaine du changement climatique. Ainsi, ils s'efforceront "d'obtenir lors de la Conférence Paris Climat 2015 (COP21) l'adoption d'un protocole, un autre instrument juridique ou un texte convenu d'un commun accord, ayant valeur juridique applicable à toutes les parties au titre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre et la hausse de la température globale".

Les deux présidents veilleront également à renforcer la coopération bilatérale dans le domaine du développement urbain durable et poursuivront le projet pilote à Wuhan et à mettre en œuvre les projets d'éco-quartiers à Shenyang et à Chengdu.

Réactions4 réactions à cet article

 

où sont les elus qui avaient déclaré:
Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS: "J'ai proposé que tous les députés, de toutes sensibilités politiques, soient rassemblés aujourd'hui au moment du passage de la flamme". "J'ai demandé au président de l'Assemblée d'arborer le drapeau tibétain sur l'Assemblée, j'ai eu une réponse négative et je le regrette". "Aujourd'hui, l'Assemblée manque une occasion car, ici, c'est un lieu symbolique. Aujourd'hui, la flamme traverse Paris sous escorte. On a l'impression d'un défilé militaire et non pas celle de la flamme symbolique de la liberté. Nous prendrons nos responsabilités pour manifester notre attachement aux droits de l'Homme et pour exprimer notre solidarité avec ceux qui sont victimes de la violence en Chine"(Déclaration, lundi 7 avril) "Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts : "Ce qui est très choquant, c'est que pour complaire aux Chinois, le droit d'expression en France est bafoué depuis ce matin, par l'interdiction de déployer des banderoles, par la confiscation des drapeaux tibétains", "Même ceux qui n'ont pas d'action violente par rapport à la flamme sont empêchés d'exprimer une opinion. C'est une dérive de répression de la liberté d'expression qui est inquiétante" (Déclaration, lundi 7 avril)

fab68 | 28 mars 2014 à 08h33
 
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La politique chinoise a pour particularité d'accorder a court terme des avantages et de retirer a long terme des avantages décisifs. On a l'exemple ici avec une coopération dans un domaine hautement stratégique, le Nucléaire, ou nous allons partager TOUT notre savoir-faire. Déjà il y avait la construction de réacteurs nucléaires maintenant le traitement des déchets nucléaires donct on connait bien la raison: isoler le plutonium et le réemployer soit dans un réacteur nucléaire compatible soit un usage militaire. La coopération au niveau de l'EPR est curieuse quand on sait les problèmes rencontrés sur les DEUX premiers chantiers en France et en Finlande qui ont accumulés les retards et les dépassements de budget. Le plus curieux encore est que les chinois participeront a la fabrication de 2 EPR au Royaume-Uni.
(Les japonais ont fournis la cuve du réacteur Français= signe qu'on ne sait plus le faire???)
Les chinois sont aujourd'hui contraints de prendre en compte le traitement des déchets dangereux comme nous l'avons été avant eux..

ami9327 | 28 mars 2014 à 08h52
 
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Quel paradoxe! D'un conté ,Hollande veut fermer Fessenheim, de l'autre il enverra nos techniciens du Nucléaires en Chine, pour faire le contraire, construire des E.P.R! Alors, nous ne comprenons plus rien ,ne compte que les promesses pour être au pouvoir, c'est NON.

arthurè | 29 mars 2014 à 12h53
 
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@arthurè
Non, on n'envoie pas de technicien, on vend de la connaissance, quelques milliers d'h d'ingé ou de management de projet et on fait croire au peuple qu'en signant ce genre d'accord commerciaux on va redresser l'économie.
Ce qui se passe vraiment c'est que Hollande (comme les précédents présidents) fait le commercial pour les grands comptes français mais qu'à part les hauts dirigeants, cela ne rapporte pas grand chose aux français...
Quand on vend un avion, ça marche parce qu'on le fabrique (en grande partie) sur le territoire. Quand on vend une centrale nucléaire, on n'envoie pas les équipes de BTP qui vont avec ! Par contre l'actionnariat d'AREVA et GDF se frotte les mains et devrait (au moins) applaudir leur commercial !

Tombour | 10 avril 2014 à 15h05
 
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