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Adapter la forêt au changement climatique avec la biodynamie

Faire pousser des arbres dans un sol pauvre en se passant d'engrais, c'est possible. En utilisant une technique inspirée des principes de la biodynamie. L'objectif : favoriser la croissance des arbres et renforcer leur résistance au stress hydrique.

Reportage vidéo  |  Agroécologie  |    |  Romain PernotActu-Environnement.com
Adapter la forêt au changement climatique avec la biodynamie

C'est une première en Europe et c'est à Châtenay dans l'Ain que l'expérimentation a lieu. La technique consiste à prélever dans le milieu les micro-organismes nécessaires aux arbres, les multiplier en laboratoire, et réintroduire ensuite dans la plantation. A cela s'ajoute un traitement aux mycorhizes, un champignon favorisant l'apport en eau et en éléments nutritifs aux arbres. Pour Daniel Soupe, concepteur du procédé, il est possible grâce à la biodynamisation, de cultiver des sols très pauvres comme des friches industrielles, "puisque d'une terre stérile, on fait une terre fertile". L'autre enjeu de la plantation est de favoriser la pousse de plantes d'essence autochtone et l'habitat de la faune sauvage en créant des intervalles importants entre les lignes de culture. Seulement 500 arbres par hectares sont plantés contre 2.000 dans une plantation classique.

L'expérience de Chatenay a pour ambition de servir de modèle. Il faudra patienter trois ans pour constater les premiers résultats de cette expérimentation prometteuse.

Réactions4 réactions à cet article

 

Bonjour,

vous venez de publier un article "Adapter la forêt au changement climatique avec la biodynamie" qui parle d'une pratique certainement intéressante en sylviculture, mais qui n'a strictement rien à voir avec l'agriculture biodynamique !

Je ne comprends pas vraiment pourquoi les partisans de cette méthode, basée sur l'inoculation de microorganismes cultivés et sélectionnés en laboratoires, se revendiquent ou utilisent le terme de "biodynamie", car ils créent de la confusion auprès du grand public.

En tant que journalistes, je vous invite à davantage de discernement dans l'emploi des termes techniques ;-)

Je reste à votre disposition pour davantage d'informations,

Bio-dynamie | 15 février 2017 à 09h49
 
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Bonjour,
Suite à votre sujet du 13/02/2017 sur la biodynamie en forêt où peut-on avoir plus d'info, notamment savoir :
- si l'apport des microorganismes doit se faire impérativement lors de la plantation ou quelques semaines plus tard,
- comment se procurer les produits utilisés.

Merci
Cordialement
C ROUGIER

claude | 15 février 2017 à 09h51
 
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Bonjour,

La bio dynamie existe déjà, c'est une espèce de secte qui veut cultiver selon les constellations, les dilutions...

Pour les forestiers qui comptent empocher des subventions en enterrant de la neige autour des racines de jeunes plants, bravo.

Mettre des bactéries fixant le N2, pas la peine, cela existe déjà (Azotobacter, Clostridium.)

Des champignons qui fixent le N2, avez vous vérifié ? cette sornette ressort quelquefois, sans preuves.

La résistance à la sécheresse : dans leur cas, le relief et la profondeur des sols interdisent de parler de sécheresse pour des arbres forestiers.

Franchement, je suis déçue, si vos infos sont aussi sérieuses sur les sujets que je connais moins, je vais douter de tout.

Héra

Héra | 16 février 2017 à 18h51
 
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Bonjour,

La plantation bio-dynamisées de Châtenay est une expérience scientifique spécifique au milieu forestier. Elle repose sur le procédé de "bio-dynamisation contrôlée" qui vise à soutenir l'activité des micro-organismes dans les sols forestiers en les prélevant, les multipliant et les réinjectant en milieu naturel. Cette méthode est sans rapport avec les techniques de l’agriculture biodynamique développées par Mr Steiner.

Élaboré par les Pépinières SOUPE, en collaboration avec l'université de Franche Comté et le laboratoire Agronutrition (Toulouse), ce procédé a fait ses preuves en parc et jardins et se base sur des recherches agronomiques (INRA...) antérieures ayant démontré le rôle fondamental des micro-organismes du sol dans la nutrition des végétaux.

L'objectif est d'ouvrir la voie à des modes de renouvellement de peuplements forestiers plus durables face aux incertitudes climatiques alliant équilibre de la communauté microbienne du sol, sylviculture productive et préservation de la biodiversité.

Emmanuelle Unrein, Forestiers Privés de l’Ain

Technicienne FORESTIERS PRIVES DE L'AIN | 24 février 2017 à 12h31
 
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