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L'extension de l'aéroport d'Heathrow annulée par la justice britannique pour des raisons environnementales

Transport  |    |  Hortense Chauvin  |  Actu-Environnement.com

La troisième piste de l'aéroport d'Heathrow ne verra probablement jamais le jour. Jeudi 27 février 2020, la cour d'appel d'Angleterre a décidé de ne pas autoriser l'extension de cet aéroport situé en périphérie de Londres. Il s'agit de la première décision juridique s'appuyant sur l'urgence climatique pour annuler l'extension d'un aéroport.

La construction d'une troisième piste à Heathrow devait augmenter le nombre de vols en provenance et à destination de Londres. Un projet incompatible, en l'état, avec les engagements formulés par le gouvernement britannique lors de sa signature de l'Accord de Paris en 2015, selon les juges. Pour que cette extension soit légale, selon eux, le Gouvernement et l'aéroport devraient prendre en compte son impact sur les émissions de gaz à effet de serre du pays. Pour le moment, le Gouvernement n'a pas fait appel de ce jugement. L'aéroport d'Heathrow a, quant à lui, d'ores et déjà annoncé qu'il contesterait la décision du tribunal.

Cette décision a ravi les associations écologistes opposées au projet, en Angleterre comme en France. « Il est urgent de faire la même chose à Roissy où est prévue une méga-extension, véritable bombe climatique qui augmenterait le trafic de près de 40 % », estime Audrey Boehly, membre du collectif « Non au Terminal 4 », qui lutte contre l'extension de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle. En France, on compte actuellement une dizaine de projets d'extension d'aéroports. Trois collectifs, dont « Non au Terminal 4 », ont déjà constitué des dossiers afin d'attaquer en justice ces projets.

Réactions1 réaction à cet article

 

Décision en effet exemplaire de la part de la justice britannique, surtout au vu de ses motivations environnementales. Mais tant qu'il sera possible d'obtenir aisément des billets à prix dérisoires pour partir un week-end ou une semaine à 2 000 ou 3 000 kilomètres de chez soi, le trafic aérien continuera à croître et les projets d'extensions de pistes et d'aéroports suivront. Il est grand temps de taxer ces voyages d'agrément climaticides à la hauteur de leur impact délétère afin de responsabiliser un tant soi peu les gens.

Pégase | 27 février 2020 à 23h03
 
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