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Actu-Environnement

L'Afsset et 8 de ses experts ne sont plus sur la même longueur d'onde

8 experts critiquent durement l'avis de l'Afsset sur les champs électromagnétiques basses fréquences dans une lettre ouverte adressée aux ministères de la santé et de l'environnement. Les reproches portent tant sur le fond que sur la forme de l'avis.

Risques  |    |  Victor Roux-GoekenActu-Environnement.com
''L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a trompé délibérément le public et bafoué l'expertise scientifique'' en mettant en cause les lignes à haute tension dans son avis du 6 avril dernier consacré aux effets sanitaires des champs électromagnétiques basses fréquences (CEM-EBF). C'est ce qu'estiment 8 experts* associés aux travaux de l'agence, dans une lettre ouverte adressée mercredi 19 mai aux ministres de la santé Roselyne Bachelot et de l'environnement Jean-Louis Borloo. 4 d'entre eux sont corédacteurs du rapport consacré aux CEM-EBF.

Excès de pouvoir

Dans cet avis, l'Afsset recommandait de ne plus installer ou d'aménager d'établissements accueillant des personnes sensibles (hôpitaux, écoles, crèches…) à moins de 100 mètres de lignes à très haute tension (THT), ni d'installer de tels lignes à proximité de ces établissements existants. Or, l'agence avait été saisie par les deux ministères pour évaluer les effets sanitaires des champs électromagnétiques extrêmement basses fréquences, rappellent les auteurs de la lettre ouverte. Ils estiment donc que ces recommandations relèvent d'un ''excès de pouvoir''.

''La direction de l'Afsset non seulement n'a pas respecté son contrat en se focalisant sur les seules lignes à haute tension, mais elle est sortie de ses prérogatives en formulant des recommandations de gestion du risque, sans hésiter pour ce faire à contredire l'avis des experts rédacteurs du rapport''. Celui-ci précise en effet, paradoxalement, que ''les preuves scientifiques d'un possible effet sanitaire à long terme sont insuffisantes pour justifier une modification des valeurs limites d'exposition actuelles''.

En outre, les lignes de transport d'électricité ne représentent que 20% des expositions les plus élevées aux CEM-EBF. L'Afsset aurait d'autant moins dû se ''focaliser'' sur ce thème que la saisine portait sur ''la contribution des différents équipements et situations à l'exposition''.

Rapport introuvable

La lettre ouverte est aussi très critique sur la forme. Ainsi, la publication de l'avis du 6 avril a précédé de deux semaines la publication du rapport d'experts. Ce ''rapport introuvable est une première dans l'histoire de la communication scientifique'', assurent les 8 experts. Ils reprochent à l'Afsset de les avoir ''instrumentalisés comme de simples cautions scientifiques'' et dénoncent ce ''déni de la science'' contribuant ''à inquiéter inutilement les 300.000 riverains des lignes de transport de l'électricité''.

C'est la deuxième fois en quelques mois que l'agence est sous le feu de telles critiques. En décembre 2009, l'Académie nationale de médecine, l'Académie des sciences et l'Académie des technologies avaient dénoncé le rapport de l'Afsset sur les radiofréquences publié en octobre 2009.

Dans un communiqué du jeudi 20 mai, l'agence indique avoir respecté ''scrupuleusement les principes fondamentaux de l'expertise transparente, indépendante et pluridisciplinaire''.

Cette polémique intervient alors que la fusion entre l'Afsset et l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) sera effective d'ici quelques semaines.

* François GAUDAIRE, Anne PERRIN, Marc POUMADERE et Catherine YARDIN, corédacteurs du rapport 2009 sur les radiofréquences ; Henri BRUGERE et Isabelle LAGROYE, corédacteurs du rapport 2010 sur les CM-EBF ; Jean-Claude DEBOUZY et Paolo VECCHIA, corédacteurs de ces deux rapports.

Réactions4 réactions à cet article

 
ces 8 scientifiques font honte a la science

quand l'afsset ne faisait rien pas de probleme maintenant que l'afsset fait son travail c'est insuportable!

Les "scientifiques" en question concernant les radiofrequneces (ou ils sont aussi experts) depuis plusieurs années dissimulent systématiquements les risques liés a la compatibilité électromagnetique et la limite de 3V/m permettant de le prévenir ils encouragent a polluer jusqu'a 61V/m .

alors que la documentation des dispositif medicaux est tres claire on y lit:

« niveau de test 3V/m de 80Mhz a 2,5GHz » « niveau de conformité 3V/m » ,

« Les forces de champs d’émetteurs RF fixes, telles que déterminées par une étude électromagnétique du site,a doivent être inférieures au niveau de conformité dans chaque bande de fréquences »

source de risque : « tels que stations de base pour radiotéléphones (cellulaires/sans fil) »

La dissimulation d'effet de risques comme les font ces "scientifiques" s'appelle tromperie aggravé dans le code de la consommation .

IEC60601 | 21 mai 2010 à 19h10
 
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tromperie aggravé évéré contre tromperie pretendue

ces experts se sont tous exprimés sur les radiofréquences en dissimulant systématiquement les effets sur les appareils electroniques comme les thermomtres ou tensiometres , les risques induit pour la santé ainsi que la limite de 3V/m pour les prevenir.


La lecture des articles L213-1 et L213-2 du code de la consommation nous apprend que la dissimulations d'effets, de risques et des moyens de s'en proteger s'appelle Tromperie aggravée .

IEC60601 | 22 mai 2010 à 18h54
 
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A éclaircir rapidement !

Cette polémique est étrange ! quels lobbies en tirent des avantages ? A éclaircir à la lumière des niveaux de tolérances reconnus par d'autres nations comme l'Allemagne, Suède et autres...De plus regardez de près certains cas concrets comme Champlan (91)! Parlez-en à son maire ! Il est trop facile -voire dangereux- de mettre des seuils plus élevés pour faire croire que sans danger ! On devrait savoir faire mieux que ce qui est décrit ici ! Certains ont un comportement malhonnête !
Espérant une clarification objective rapide !
A+ Salutations Guydegif(91)

Guydegif(91) | 27 mai 2010 à 11h27
 
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On notera quelques éléments factuels de la "révolte des experts" qui a été largement relayé par la Revue Net SE , l'académie de medecine et enfin l'AFIS.



15 jours avant la publication du rapport de l'AFSSET André Aurengo devient membre du conseil scientifique de l'AFIS (octobre 2009)

le groupe d'experts des académies auteur de rapport de décembre 2009
"Réduire l’exposition aux ondes des antennes-relais n’est pas justifié scientifiquement" comporte
André Aurengo et Rolland Masse ( les memes que ci dessous)


Net Se publie un article en janvier 2010 "La manipulation de l’Afsset est confirmée"

le conseil scientifique de Net SE a l'époque comporte 4 membres dont:
- Andre Aurengo conseiller d'EDF es conseiller de Bouygues,
- Rolland Masse Conseiller de Bouygues
- Pierre André Cabanes Adjoint au Directeur du Service des Etudes Médicales EDF


Enfin la "révolte des experts" est publiée par l'AFIS en mai 2010 alors qu'André Aurengo est Caution scientifique de cette association.

La crédibilité de ces actes est complétement plombée quand on lit les noms des acteurs de cette attaque médiatique car un organisme ne s'est plus contenté de recopier l'ordonnance des bons docteurs.

virélé | 18 mars 2011 à 08h04
 
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