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Algues vertes : leur retour sur les plages bretonnes donne-t-il raison à FNE ?

Eau  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

En raison des températures élevées pour la saison, les algues vertes font déjà leur retour en Bretagne, notamment dans les Côtes d'Armor sur la plage de Bréhec à Plouha, a constaté jeudi 21 avril l'AFP. Cette même plage pointée du doigt en février dernier par la fédération France Nature Environnement (FNE) dans une campagne publicitaire choc visant à dénoncer la toxicité de ces algues. "On a ramassé trois tonnes la semaine dernière, une tonne et demie hier, ce n'est pas de gros tonnages mais c'est plus l'aspect visuel et psychologique", a indiqué à l'AFP le maire de Plouha, Philippe Delsol. Ce dernier rappelle pourtant n' avoir ramassé aucune algue en 2010 et  ''50 tonnes en 2009".

D'après Europe 1, près de 100 tonnes auraient aussi été ramassées ces 10 derniers jours dans la baie de Lannion (Côtes d'Armor). Thierry Burlot, vice-président de la région Bretagne, en charge du dossier algues vertes, explique le phénomène par les conditions météorologiques. "On a eu un hiver neigeux où il y a eu beaucoup d'eau. Des eaux qui charrient des nutriments, riches en azote et en phosphore, et qui se jettent dans des baies fermées", précise l'élu à Europe 1 le 25 avril.

FNE devant la justice le 6 mai

En février, l'organisation environnementale FNE avait été aussitôt assignée en justice par la région Bretagne, pour "atteinte à son image en présentant la première région agricole de France comme source de pollution et de mise en danger de la vie d'autrui". Le procès a été renvoyé au 6 mai devant le Tribunal de Grande Instance de Paris.

De son côté, le maire de Plouha a invité tous les élus départementaux et régionaux de Bretagne à venir se baigner sur la plage de Brehec. Le rendez-vous est pris le 25 juin…

Selon les élus locaux, seulement 10 à 15% du littoral breton seraient concernés par ce phénomène d'algues vertes. La Vendée et la Normandie seraient aussi touchées. Un plan d'actions gouvernemental, lancé en février 2010, a été jugé insuffisant par un comité d'experts dans un rapport paru en mars 2011.

Réactions28 réactions à cet article

 

Oui, à mon avis FNE avait raison.
Maintenant il va falloir du temps au sol pour qu'il se "lessive", bien-sûr dans la mesure où les épandages de lisier cessent ou qu'ils soient très modérés.
Bref ! encore plusieurs années avant que le beau littoral breton retrouve sa beauté. Courage et patience.

Bibi | 27 avril 2011 à 09h42
 
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Changer le regard que les gens portent sur l’agriculture

De nos jours, les discours au sujet des algues vertes diffèrent et se contredisent. Une partie de la population ne sait plus à quoi s’en tenir et se réfère aux médias qui n’hésitent pas à mettre le doigt sur les agriculteurs.

Nous sommes fils d’agriculteurs, et nous souhaitons l’être plus tard, il nous a paru indispensable d’étudier ce sujet polémiqué au travers de notre blog.

Dernièrement, beaucoup d’accusations dangereuses ont fait l’objet d’une campagne d’affichage sur le sujet des marées vertes. Cette campagne, si peu objective, gâche un travail de fond de la part de la profession agricole ; un travail de longue haleine qui va dans le bon sens, même si les résultats ne sont hélas pas encore assez visibles aux yeux du grand public.

Ces accusations ne peuvent conduire à des évolutions constructives et durables.

Il faut arrêter de stigmatiser cette profession et se rendre compte que chacun est concerné avec les stations d’épuration des communes qui ne sont pas aux normes et les fosses des particuliers qui s’écoulent directement dans les douves.

Le problème aujourd’hui, ne viens pas uniquement de l’agriculture intensif comme ont l’à caricature trop souvent, car ci tu veut voir réellement ce qu’ai un élevage intensif ce n’ai pas en France que tu les trouveras, mai plutôt au USA et bien d’autre.
Le problème ne vient pas uniquement de l’agriculture, car ce n’ai pas l’azote mai bien le phosphore qui est à l’origine de

lionel | 27 avril 2011 à 10h54
 
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CITATION :
"Le problème ne vient pas uniquement de l’agriculture, car ce n’ai pas l’azote mai bien le phosphore qui est à l’origine de"
Cette opinion, très répandue et propagée, est fausse et a été totalement contredite par les études faites par l'IFREMER, et présentée à Nantes fin 2009.
Il faut arrêter de se raconter des histoires, mêmes si elles nous plaisent : ce sont bien les excès d'azote qui sont à l'origine des marées vertes. D'autant que le phosphore est de mieux en mieux traité par les stations d'épuration. Les élucubrations de gens payés par le lobby porcin pour faire de la désinformation (Buson et autres pseudo-scientifiques), ça suffit. Même si cela fait mal, il faut regarder la vérité en face, et ne pas accuser le thermomètre d'être responsable de la maladie.

Petite bête | 27 avril 2011 à 12h44
 
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Certains scientifiques évoqué que l’azote était responsable de la prolifération des marrées vertes « ok »
On voudrait donc réduire l’azote des cours d’eaux pour passer de 30 à 20 puis à 15 puis arrivé à 0 mg/l, si une moyenne avait un sens.
Pour info l’azotes arrivent dans les baies par ruissellement. Comment voulez-vous que aux mois de juin, juillet l’azotes arrivent par ruissellement alors qu’il n’y a pas de précipitation assez importantes pour causé le phénomène « du ruissellement ».
Ont voudraient donc réduire le taux d’azotes dans les rivières, alors que de l’azotes on n’an trouve déjà en grandes quantités dans l’océan, générer par les cyanobactéries.
Moi je vous dit que vous avez tord dans votre raisonnement, et que ce n’est pas l’azote, m’ai bien le phosphores qui est responsable des marées vertes.
Enfin bref je pourrais passer des heures pour vous expliquées, mais le problème cher les personnes comme vous c’est que vous êtes déjà convaincu, avant même d’avoir essayé d’écouté et de comprendre le raisonnement de d’autres scientifiques financés par des lobbyings comme vous dîtes.
Et pourquoi c’est bureau d’étude privé et non pas publique financé par des lobbyings, devrais sens cesse avoir tord, car aujourd’hui il démontre par A + B, que les recherches des autres scientifiques ne sont pas fondé et qu’il y a de grosses incohérences dans ce qu’il dises.

lionel | 27 avril 2011 à 21h44
 
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Lionel, arrête, j'ai appris à nager sur la plage de Bréhec, et ta mauvaise foi me touche parce que cette plage souffre. L'agriculture est la cause principale de l'explosion des zones favorables à la croissance des algues vertes, c'est un fait scientifique avéré par l'augmentation du nombre de porcs élevé dans l'arrière-pays. Moi aussi je connais l'agriculture bretonne, il y a des agris dans ma famille, et malheureusement, comme toi la culpabilité les empêche d'admettre l'évidence. c'est certes plus facile de se fâcher contre les écolos que de se battre contre les vraies causes de la fuite en avant agro-industrielle, qui condamne les éleveurs à l'élevage intensif pour des revenus plus maigres qu'un poulet aux hormones après cuisson. A propos de poulets, j'ai fait du ramassage de poulets dans des élevages en Bretagne, mais si je te comprends bien, j'ai du passer l'Atlantique sans m'en rendre compte. Mes grands-pères, marins et fils de paysans tous les deux, n'en reviendraient pas !

botanion | 28 avril 2011 à 08h31
 
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Cher Lionel,
En bref, les scientifiques, qu'il s'agisse de l'IFREMER, du BRGM, du Muséum (Concarneau), de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne, du comité scientifique sur les marées vertes, tous auraient tort, et les gens payés par l'agro-industrie auraient raison? Un complot, en quelque sorte?
Je ne suis pas un "écolo", seulement un environnementaliste, membre du Comité de bassin Loire-Bretagne. La question n'y fait même plus débat, ce qui n'empêche pas l'agro-industrie de saper le travail en sous-main.
Sur un plan plus technique, ce n'est pas l'été que l'azote arrive dans les estuaires, mais c'est bien lors du réchauffement des eaux estuariennes que l'azote excédentaire déjà présent entraîne cette explosion algale. Voir à ce sujet sur le site de l'IFREMER la modélisation des apports de nitrates (rapport Menesguen). La Bretagne n'est pas seule responsable (80.000 tonnes/an tout de même) et le bassin de la Loire participe aussi (85.000 tonnes / an)

Petite bête | 28 avril 2011 à 09h47
 
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je fais des études dans l'agriculture et malheureusement il faut admettre que l'agriculture a une grande part de responsabilité dans cette problématique...
il faut arréter ces élevages intenssif et revenir a une agriculture plus saine et diversifié !! refaire vivre le sol avec des fumiers etc ... l'élevage hors sol est une abération et l'on se rend compte que maintenant du probléme que cause l'agriculture intenssive ! et il faut arréter de comparer avec les US et réfléchir plutot à notre échelle !

Alors sans vouloir dénigrer les agriculteurs, vraiment il faut réagir !!!

carine64 | 28 avril 2011 à 09h54
 
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Il faut reconnaître que c'est bien la campagne d'affiches de FNE qui a lancé l'alarme dans le grand public,et on peut remercier cette fédération .
Les scientifiques s'époumonaient à dire les vérités qui fâchent,sans succès.C'est l'image ,(la photo) qui a faif réagir.
Tant il est difficile de faire admettre la réalité contre ceux qui tirent bénéfice de la situation actuelle.

sirius | 28 avril 2011 à 10h07
 
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Alors désolé, mais quand on vois ce genre de réflexion de la part des élus et des entreprises qui à proposer ce genre d’installation, on n’ai un peut sur le pied de guerre.
Et sur notre jolie commune, beaucoup de particulier rejette directement et discrètement leurs « merde » dans les douves aujourd’hui, mai apparemment ce n’est le cas que dans ma commune à ce que je vois.
Et quand je vous dit que sais le phosphore « lessive », c’est bien la vérité, car celui-ci c’est déposer dans les baie pendant de nombreuses années, mais aujourd’hui on ne sais défavoriser ces baie, en quelque sortent il faudrait tiré toutes la vase de c’est baie concernée, mai la vos impôt risque de fortement augmenterait.
Donc pour revenir sur l’azote, il espère que en diminuant les quantités déjà faible, cela face un point de rupture, mai nous savons que cela ne marchera malheureusement pas.

Mai ne vous en fait pas, je connais le sujet bien mieux que vous, car je l’ai étudier pendant de nombreuse années mais je vous donnes rendez-vous dans quelque années et on n’an reparlera.

lionel | 28 avril 2011 à 11h22
 
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suite :

Et quand je vous dit que ce n’ai pas l’azotes mai bien le phosphore, ce n’ai pas pour faire une polémique, ou se désengagée, au contraire on cherche en permanence la source à tout ce problème et demains je n’ai pas envie que les futures générations ou mes futures enfants tout simplement ai ce problème quand ils iront ce baignée ou qu’il traitent les agriculteurs de pollueurs.

Quand vous parlez des stations d’épuration des villes, peut –êtres qu’il sont au normes aujourd’hui, mais hier c’est à dires il y a 20 ans la je ne le croit pas, mais après les villes il a toutes les communes qui ne sont pas aux normes et ne parlons pas des particuliers, car dans ma commune près de Saint Brieuc, ils ont réalisé des stations de traitements « bac à sables », d’une part avec ce système toutes les maisons ne peuvent être traitez du fait que ce système limite le nombres de 50 maisons par ruisseau et d’une autres parts elles filtres juste les grosses impuretés, l’azote et le phosphore lu est rejeter directement dans les ruisseaux et le restent des autres habitation doivent ce débrouiller pour ce maître aux normes, mais eux ont 10 ans pour faire leurs assainissement.

suite du commentaire ci dessous

lionel | 28 avril 2011 à 11h25
 
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Je suis fils d’agriculteurs, j’ai effectué mes études dans le milieu agricole ‘’BTS ’’, toutes les personnes de ma famille sont conscient du problème des marrées vertes, les agricilteurs ont changé leurs mode de culture, mises en place des couverts végétales « pièges à nitrates entres deux cultures pour la périodes hivernal », mises aux normes …

Aujourd’hui ont admet tous qu’il y a eu des débordements dans le passer, mais aujourd’hui que ce soit intensif ou pas, chaque exploitations agricoles est soumise à des réglementations « plan d’épandage, pas le droit de dépasser 170 U d’azotes organique et minérale dans les bassins versants. Tout sa pour vous dires que les exploitations ne peuvent plus polluer et sont arrivée au bout de ce qu’il peuvent réaliser pour lutté contre les marrées vertes.

suite du commentaire ci-dessous

lionel | 28 avril 2011 à 11h26
 
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Pour être intervenu quelques fois dans des lycées agricoles, j'ai pu y constater que c'est comme dans les écoles de commerce : on y apprend la théorie dominante.
La norme de 170 u / ha pose un problème, qui est que comme toutes les normes elle ne tient pas compte de la spécificité des sols. Là où j'habite, jamais les apports n'ont atteint cette norme, et pourtant il a fallu classer la quasi-totalité du département en zone vulnérable.
Mais si quelqu'un prétend avoir des données scientifiques démontrant que ce ne sont pas les excès d'azote qui sont à l'origine des marées vertes, bon sang, qu'il les donne! On ne demande pas mieux que les étudier.
Pour le reste, on a pu s'apercevoir que les sommes colossales déjà dépensées pour ne pas aboutir à un résultat dépassent la valeur des terres agricoles correspondantes. Qu'il 'agisse des PMPOA, qu'on pourrait rebaptiser Plan de Maintien des Pollutions d'Origine Agricole, des opérations Bretagne Eau pure, Fertimieux et autres Poudrauzieux, le résultat est là, accablant. Mais il y a eu un progrès : les agriculteurs admettent qu'il "ont pu polluer". Quel progrès...!

Petite bête | 28 avril 2011 à 12h39
 
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Je suis ingénieur agricole en retraite, près de Rennes, et je suis fatigué de voir des tas d'inepties publiées au sujet des nitrates en agriculture.

Jusqu'à maintenant, personne à ma connaissance ne s'est attaqué à la véritable origine de la pollution azotée des nappes phréatiques. C'est pourquoi aujourd'hui je vous envoie quelques réflexions qu'il conviendrait d'argumenter pour montrer des preuves face à des gens bien décidés à ne pas faire de cadeaux à leurs détracteurs.

On incrimine en premier ressort l'élevage, et en particulier les cochons (sans doute parce qu'ils sentent mauvais, les pauvres !) d'être responsables des teneurs élevées en nitrates des eaux de captage. Il en est ressorti une directive européenne en 1991 qui a débouché sur le PMPOA et sa pénible application en Bretagne à grand renfort de subventions dans les années 2000. Il est fait obligation notamment de limiter les apports d'azote ORGANIQUE à 170 kg par Ha et par an, avec tout un arsenal d'obligations et de contrôles humiliants pour les éleveurs, avec plans d'épandage, etc en face d'un doigt accusateur.

Mais à ma connaissance, il est toujours aussi difficile d'avoir les statistiques réelles des pollutions des nappes phréatiques, avec des teneurs moyennes en nitrates PAR RÉGIONS.

lmdhara | 28 avril 2011 à 15h00
 
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[suite] Or, j'ai souvenir d'une ancienne publication que je n'arrive pas à retrouver, qui montrait une pollution à son MAXIMUM, non pas en Bretagne, mais en Beauce, Brie, région parisienne et Nord de la France, régions où il n'y a pas d'élevage intensif ! Cela dépend à quelle profondeur on fait les prélèvements : dans les régions de grande culture, les sous-sols calcaires sont perméables à plusieurs dizaines de mètres de profondeur, alors qu'en Bretagne, les sous-sols sont imperméables, ce qui limite les prélèvements uniquement aux eaux de surface, celles qui réagissent le plus vite à une variation de fertilisation... Mais je serais curieux de connaitre les teneurs réelles en nitrates des eaux de surface en régions céréalières. Mais comme il n'y a pas de crédits pour faire des prélèvements et des analyses, circulez, il n'y a rien à voir ! Alors qu'avec la directive "apports organiques" de l'UE, les autorités sont tenues de suivre l'évolution des teneurs des régions d'élevage uniquement.

lmdhara | 28 avril 2011 à 15h01
 
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[suite] Par ailleurs, une des premières choses qu'on apprend en agronomie en école d'agriculture, c'est qu'il y a 3 principales formes d'azote dans le sol :

- organique (apporté par les fumiers et résidus de cultures), qui est très fortement fixé sur le complexe argilo-humique et absolument pas lessivable.

- Ammoniacal, issu de la dégradation de l'humus par les micro-organismes après plusieurs années d'évolution de l'azote organique. Cette forme est également fortement fixée sur le complexe argilo-humique, donc non lessivable.

- nitrique, qui est la forme d'assimilation par la plante, issue de l'action des micro-organismes du sol et totalement soluble, donc capable de migrer lentement dans les nappes phréatiques si la vitesse de transformation excède la capacité des plantes à l'absorber. Il va de soi que seule cette forme est responsable de la pollution.

La vitesse d'évolution dépend en particulier de la vie microbienne et de la qualité du complexe argilo-humique. Cette vie microbienne est affectée par les apports de pesticides et d'engrais minéraux. Seuls les agriculteurs "bio" ont pu conserver une bonne vie microbienne à leur sol (voir les publications des Bourguignon).

Pour pallier à ce manque ne nitrification, on a couramment recours à des apports quelquefois massifs d'azote minéral nitrique (et autres éléments fertilisants sous forme soluble), en particulier au printemps lorsque les sols sont peu couverts de végétation et que la vie microbienne est au ralenti.

lmdhara | 28 avril 2011 à 15h02
 
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[suite] Or ces apports ne sont PAS LIMITES PAR LA DIRECTIVE EUROPENNE et peuvent atteindre 200, 300 et plus kg d'azote pour la plupart nitrique par Ha et par an. En Bretagne Nord, c'est notamment vrai pour les légumes de plein champ (artichauts, choux-fleurs...) et en Bretagne Sud pour les légumes de conserve (en particulier Daucy) comme les épinards, etc, et c'est vrai aussi pour le maraichage où des arrosages des cultures tous les 3-4 jours favorisent grandement le lessivage. Autre problème, la culture du maïs pour l'ensilage à destination des vaches laitières, ou à grains pour les cochons. Cette plante est très gourmande en fertilisation et occupe une grande proportion de la surface cultivée. Le sol est couvert par la végétation seulement à partir de juillet (moment où il y a le moins de pluie), mais la plus grande partie de la saison pluvieuse, le sol est à découvert, donc vulnérable au lessivage. On sait qu'un apport de 300 kg d'azote nitrique par an sur une prairie permanente (dactyle, fétuque...) n'occasionne AUCUN LESSIVAGE, mais que 100 kg sur un maïs ou une céréale apportés au mauvais moment peut aller jusqu'à 50 % de lessivage. Il serait intéressant de connaitre les statistiques des ventes d'engrais minéraux, en particulier nitriques, par culture et par an en Bretagne...

lmdhara | 28 avril 2011 à 15h03
 
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[suite] Je soupçonne personnellement les lobbies de l'agrochimie d'avoir orienté à leur profit le fait de ne pas limiter les apports TOTAUX d'azote sur les cultures...

Il me semble que tout pendant que l'on continuera à nous faire croire n'importe quoi au profit des marchands d'azote, on ne règlera pas le problème des pollutions en nitrates, ni le problème des algues vertes sur nos plages.

Il me parait également important que la vérité soit publiée, ne serait-ce que pour la dignité des éleveurs que l'on accuse de tous les maux. Bien sûr, ils ne sont pas blancs comme neige, loin s'en faut, mais quand même...

lmdhara | 28 avril 2011 à 15h04
 
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> CITATION : « On incrimine en premier ressort l'élevage, et en particulier les cochons (sans doute parce qu'ils sentent mauvais, les pauvres !) d'être responsables des teneurs élevées en nitrates des eaux de captage. »
Les élevages apportent trop de phosphore et pas mal de métaux, mais c’est surtout le maïs qui est la source principale d’azote, ce qui explique pourquoi ce sont surtout les régions céréalières qui relarguent des excédents de nitrates (250 tonnes / jour en moyenne à l’estuaire de la Loire)

CITATION : « Mais à ma connaissance, il est toujours aussi difficile d'avoir les statistiques réelles des pollutions des nappes phréatiques, avec des teneurs moyennes en nitrates PAR RÉGIONS. »
Les données par régions et départements sont disponibles sur le site SIE de l’AELB (agence de l’eau) et sur l’état des lieux du SDAGE

Petite bête | 28 avril 2011 à 15h38
 
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Merci Mr lmdhara
On incrimine en premier ressort l'élevage, et en particulier les cochons (sans doute parce qu'ils sentent mauvais, les pauvres !) d'être responsables des teneurs élevées en nitrates des eaux de captage
Et bien voilà l’image que la majorité de la population Bretonnes a dans la tête, sans même ce demandé d’ou réellement les marrée vertes proviennent.

En ce qui concerne Petite bête
La chambre d’agriculture des Côtes d’Armor a réalisé des prélèvement de reliquat dans des parcelles des exploitation concernée du bassin versant de Saint Brieuc. Et bien détrompé vous c’est bien après le retournement des prairies que l’azote est le plus présent.
Alors certaines personnes voudraient donc mettre plus de prairie dans les assolements pour justement limitée le lessivage, mais quand on détruit celle-ci, une quantité phénoménale d’azote est relâcher.
Donc ce n’ai pas le maïs mai bien l’herbe, les données de prises d’échantillons vont être maintenant une preuve pour les agriculteurs devant les écologistes qui parle sans même connaître le sujet.

lionel | 28 avril 2011 à 17h59
 
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Merci Imdhara pour ce rappel important sur le rôle des nitrates minéraux. Quelqu'un d'autre a-t'il des infos sur le sujet ? Peut-on différencier les origines lors des analyses ?

botanion | 29 avril 2011 à 17h35
 
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@ lionel

Voici la réaction non pas d'écologiste extrémiste mais d’un agriculteur Breton aujourd’hui retraité qui a dénoncé depuis très longtemps les dérives de l’agriculture conventionnelle raisonnée marketing mais surtout fait force de proposition pour la mise en place d’une agriculture durable ! Il s’agit de M. André POCHON !

- http://vivarmor.pagesperso-orange.fr/communiques/FNE%20Algues%20vertes.pdf

J’espère que lors de ton cursus de formation, tu as eu connaissance de ses alternatives ! Sinon, je te conseille de prendre connaissance de sa bibliographie !

Eau Pure | 30 avril 2011 à 11h08
 
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@ lionel

Pour information !

Actu semaine 14/2011
Marées vertes : la propagande «négationniste» de la FDSEA 29

- http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/index.php?47/624

C’est bizarre, aucun des membres du Comité scientifique algues vertes installé par l'Etat en février 2010 n'intervenait à cette soirée !

C’est vrai que toute bonne vérité n’est pas bonne à dire ! Et comme d’habitude, la mauvaise fois sera toujours du coté des extrémistes écologistes !

En tout cas l’opinion publique n’est pas dupe ! Celui-ci est contribuable de la PAC et des dégâts collatéraux et en 2012 sera faire le bon choix pour que l’application du pollueur – payeur devienne réalité dans un pays qui ce dit démocratique !!!

Eau Pure | 30 avril 2011 à 12h20
 
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En matière d'information, et pour la fréquenter dans diverses commissions, la chambre d'agriculture des Côtes d'Armor est à l'agriculture bretonne ce que AREVA est au nucléaire.
Je préfère m'en tenir aux études des scientifiques indépendants.

Petite bête | 02 mai 2011 à 11h24
 
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En France, dans la plupart des systèmes d’élevage de ruminants, la culture du maïs, lorsqu’elle est possible, est devenue un élément essentiel des systèmes fourragers. En effet, son utilisation sous forme d’ensilage permet de sécuriser la constitution de stocks fourragers de très bonne valeur alimentaire sachant que ces stocks sont nécessaires pour l’alimentation hivernale des troupeaux et qu’ils peuvent permettre de pallier l’absence de croissance d’herbe pendant les mois d’été (2 à 3 mois).

Dans tous les cas, cette adaptation passe par une plus grande diversification du système fourrager, ce n’ai pas en allant à l’extrême d’un système fourrager, que l’on pourra résoudre le problème car chaque milieux, chaque régions a des caractéristiques bien différente.

Et pas la penne de me présenter Mr André Pochon, ancien agriculteur à Saint-Bihy, car je connais cette personne (ont n’ai du même canton) et ces discours qui son malheureusement toujours les mêmes.

lionel | 02 mai 2011 à 19h59
 
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En ce qui concerne Eau pure pour le reportage de France 3, pas la penne de me le présenter j’ai mois même contribuer à ce reportage.

Je ne suis pas du Finistère, mais bien des Côtes d’Armor (région de Saint Brieuc) et en ce qui concerne leurs discours a cette conférence je suis d’accord sur le point qu’il n’y a aucune corrélation entre rejets d'azote et développement d'algues vertes, mais je ne suis pas d’accord sur le fait qu’il dise qu’il ne sont pas responsable et que le dossier ne bougera pas.
Chaque individus "particulier" bretons, chaque agriculteurs bretons et chaque industries contribue et a contribué à de la pollutions « rejets de phosphore ».

lionel | 02 mai 2011 à 20h29
 
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Un vétérinaire qui intervenait il y a quelques années au CODERST de mon département avait fait remarquer que le plupart des ruminants nourris à l'ensilage avaient une bonne cirrhose du foie. Ce n'est plus le cas maintenant où ces animaux ne vivent pas assez longtemps pour qu'on s'aperçoive que l'ensilage, c'est une sorte de bière à son premier stade de fermentation. Mais qu'il s'agisse des vaches ou des cochons dans un autre type d'élevage, il est vrai que le bien-être animal c'est vraiment le cadet des soucis de l'exploitant agricole prétendument "moderne".
Pour ce qui est du rapport prouvé maintes fois entre les excès d'azote et les marées vertes, si certains veulent continuer à être dans le déni de réalité, tant pis pour eux : ils devront subir faute d'avoir voulu agir.

Petite bête | 03 mai 2011 à 09h56
 
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@ lionel | 02 Mai 2011 à 19h59

A bon ! Vous êtes du même canton que M. André POCHON ! On comprend mieux votre négation concernant le sujet des algues vertes !

Vous n’avez même pas fais l’effort de constater de visu sur son exploitation, la réalité des faits ou alors faire poussez de l’herbe à Haute Valeur Environnementale ne s’apprend pas en BTS !
Mais si vous préférez enrichir les intermédiaires (lobbys agrofourniture, agrobusiness…) que votre valeur ajouté, c’est votre droit !

D’ailleurs combien la PAC subventionne à l’hectare le maïs irrigué par rapport à l’herbe qui, je vous le rappelle est financé par les contribuables Français par l’intermédiaire de la TVA !


Heureusement que d’autres ont choisi de reprendre en main leur bon sens paysan !

Je suis surs que les consommateurs seront les remercier pour leurs engagement d’intérêt général ! D’ailleurs la certification environnementale des exploitations agricoles en cour de finalisation sera un outil très pédagogique pour les informer !

Le Comité opérationnel du Grenelle de l’Environnement valide le dispositif de certification environnementale
22 avril 2011
- http://www.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=22420

Sinon on rajoute quoi avec le maïs « énergie » pour l’alimentation animal pour encore plus de sécurité pour les exploitations agricole qui ont fais ce choix !!!

Eau Pure | 03 mai 2011 à 20h51
 
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@ lionel | 02 Mai 2011 à 20h29

Je suis d’accord que chaque individu pollue, c’est un fait ! Mais combien y’a-t-il d’habitant dans ton département par rapport au nombre de volailles, porcs, bovins !

Pour information ! La charge polluante d’un équivalant habitant (EH) contenue dans 180 litres d’eau usée, c’est-à-dire la production d’un habitant et pour un jour correspond à : 60g de D.B.O5, 135g de D.C.O, 9,9g d’azote, 3,5g de phosphore !!!

Donc précise-moi qui pollue le plus !!!

Marées vertes : l'heure de vérité / Les agriculteurs claquent la porte « Actu semaine 15/2011 »

- http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/index.php?47/625

A moins que les ingénieurs de la FDSEA aient des compétences très polyvalentes « scientifiques » supérieurs au Comité scientifique algues vertes installé par l'Etat en février 2010 !

Eau Pure | 03 mai 2011 à 21h26
 
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