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Allemagne : vers la fin des subventions aux énergies renouvelables ?

Energie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Selon l'AFP, le ministre allemand de l'Environnement Peter Altmaier a annoncé jeudi 16 août la révision du système de subventions aux énergies renouvelables, face au risque de flambée des prix de l'électricité pour les consommateurs. Des subventions qui pourraient être stoppées d'ici 10 à 15 ans alors que l'Allemagne tire actuellement 20 % de son électricité des énergies renouvelables (solaire, éolien et biomasse).

"Il doit y avoir une date de fin aux subventions", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse tout assurant réussir à "produire des énergies renouvelables aux prix du marché d'ici 10 à 15 ans". Pour ce faire, M. Altmaier doit lancer fin septembre une réforme de la loi qui régit en Allemagne le soutien aux énergies vertes, au travers des prix garantis aux opérateurs d'éoliennes ou de panneaux solaires. La différence entre le prix garanti et celui du marché est reportée sur les factures des consommateurs via une surtaxe de plusieurs dizaines de milliards d'euros chaque année, rappelle l'agence de presse, d'où la crainte en Allemagne d'envolée du prix de l'électricité. D'autant que l'Outre-Rhin possède déjà les prix de l'électricité domestique les plus élevés en Europe à 25,3 euros par 100 kWh après le Danemark (29,8 euros). Tandis que la surtaxe est chiffrée à 3,5 centimes/kilowattheure, elle pourrait grimper à 5 centimes. Les industries très gourmandes en électricité (aluminium, papier, chimie…) restent toutefois dispensées de cette surtaxe.

Si le ministre a exclu une suppression rapide des subventions, il n'envisage pas non plus de créer des tarifs plus bas pour les ménages défavorisés. Face au risque de hausse des prix, Peter Altmaier propose plutôt "des conseils en économies d'énergie gratuits" pour les ménages, pouvant être dispensés par exemple "par des électriciens à la retraite".

Face à l'explosion de l'installation de panneaux solaires, le gouvernement avait déjà annoncé en février des réductions de 20% à 30% des subventions jusqu'alors accordées aux producteurs, selon la taille des installations. Mais en proie à la concurrence chinoise et la chute successive des prix, plusieurs acteurs allemands du solaire (Solar Millenium, Solon, Q-Cells) ont déposé le bilan depuis décembre 2011, mettant à mal la capacité de l'Allemagne à miser sur les énergies renouvelables, à l'heure où le pays prévoit une sortie du nucléaire d'ici 2022.

Réactions14 réactions à cet article

 

C'est le début de la fin de la sottise érigée en politique. Mais chez nous les écolos continuent de nous bassiner avec leur absurde transition énergétique, reprise en cœur par un gouvernement qui sème les illusions lui donnant l'air d'être moral...

Laurent Berthod | 17 août 2012 à 16h45
 
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@ laurent
Quel âge avez-vous ?
Dans 20 ans nous en reparlerons si dieu nous prête vie
Et vos enfants vous demanderont des comptes... conservez bien ce genre de réaction réductrice

Bien que pas du tout écolo politiquement, et donc absolument pas contre le nucléaire je puis vous assurer (dixit le CEA) qu'il faudra plus d'énergie pour enrichir l'uranium dans 20 ans que ce combustible pourra en restituer.

Alors que préconisez vous comme solution pérenne ?? C'est bien d'être contre tout, mais c'est mieux d'être force de proposition

Grâce aux subventions, l'industrie a pu améliorer l'efficacité en 4 ans plus qu'en 50 ans
Grâce au marché les coûts de production ont été divisés par 3 en 4 ans

Les rendements sont en passe d'atteindre les 50% sous 5 à 10 ans (ils sont au mieux de 21% en hybride actuellement)

La morale cher monsieur est de prévenir les problèmes que nos enfants sont sûrs de connaître grâce à vos leçons à 5 sous...

SocrateIII | 17 août 2012 à 23h00
 
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Laurent Berthod très présent sur un site climato-négationniste ferait mieux d'occuper sa retraite à écrire autre chose que de grosses bétises. Laissez les personnes sérieuses s'occuper de la transition énergétique.

pseudo1 | 19 août 2012 à 00h19
 
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Si notre gouvernement pouvait les imiter...quel bonheur!

Lola | 19 août 2012 à 11h13
 
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L'écologie est une science, l'éolien, c'est de la finance.
Ne vaudrait-il pas mieux financer la recherche que financer ces énergies qui appauvrissent la population ?

Will | 20 août 2012 à 11h16
 
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Hahaha, tu m'avais presque manqué Laurent (j'ai bien dit presque hein), et merci beaucoup Socratell : ça fait du bien de voir que même ceux qui ont des avis beaucoup plus nuancés concernant l'énergie accordent tout de même de la crédibilité au renouvelable et n'hésitent pas à remettre du réalisme dans les discours systématiquement pré-orientés ("vive le nucléaire, vive le pétrole et à bas les renouvelables" ... tout un programme pour préparer la troisième guerre mondiale dans la joie pour les riches corrompus et la stagnation pour tous les autres), négatifs et sans aucun côté constructif. MERCI donc.

@Will : question importante à poser mais la réponse ne peut surtout pas être (dans une phase de recherche de transition comme la notre) constituée d'un seul des deux (recherche en écologie ou développement énergies renouvelables) : le monde des entreprises et de la recherche publique sont très et c'est parfois (pas toujours) un point positif pour la recherche mais bien qu'il soit stratégiquement intéressant pour un état de se spécialiser dans certains domaines, il peut aussi être très désavantageux de laisser certains domaines complètement de côté : ni l'un, ni l'autre ne doivent donc être abandonnés en terme de soutien économique et politique (réglementaire) mais ce sera fort probablement le renouvelable qui sera favorisé par rapport à la recherche en écologie (car beaucoup plus d'impacts positifs sur l'économie générale du pays et donc aussi ses habitants).

Lionel | 23 août 2012 à 12h39
 
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@ Laurent Berthod.
Vous avez du mal comprendre l'article.
Il s'agit de la fin des subventions aux énergies renouvelables, et non la fin des énergies renouvelables.
Je vous invite à le relire.

guillaume | 24 août 2012 à 12h09
 
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Mon cher Guillaume, c'est exactement ce que j'ai dit. C'est vous qui devriez me relire.

Laurent Berthod | 24 août 2012 à 23h34
 
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La peur, voilà ce qui rend les gens dociles. Tous les politiques et lobbyistes le savent.
Combien de morts chaque semaine à cause du charbon ? Les allemands s'en moquent.
Combien de mort à cause du nucléaire ? Plus tard, unjour, certainement beaucoup !!! Dieu, que l'on a peur !

Louis Adolf | 27 août 2012 à 09h35
 
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Cette vague de mercantilisme pseudo-écologique que sont éolien et photovoltaïque devra tôt ou tard se terminer en éclatement de bulle financière. Il n'échappe à personne que les finances se sont précipitées dans les deux crénaux qui pouvaient donner lieu à des revenus centralisés (production de matériels et ventes d'électricité énormément subventionnée). Dans 5ans? 10ans? on verra. Et quand tout cela éclatera au clair, que les subventions chuteront, que la puissance publique d'alors annulera les contrats subventionnés en cours pour cause de bienfait national, alors on verra les propriétaires éoliens se mettre en banqueroute téléguidée pour ne pas avoir à démanteler leur machines et socles en béton. Alors on verra les milliers de cadavres rouillés dans nos belles campagnes: la Honte
Tout cela provoquera une régression d'opinion favorable énorme de la part du public à l'encontre de tout ce qui sera écologique, dommage.
Il faudra 40ans pour revenir à la normale et on pleurera alors sur les immenses occasions manquées de l'écologie, du genre bio-masse, isolation des bâtiments, autos économiques etc....

de passage | 09 septembre 2012 à 16h45
 
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@de passage : inutile d'être défaitiste --> les technologies évoluent, y compris dans l'éolien (c'est assez facilement visible dans ce secteur même car on voit petit à petit la forme et la diversité des éoliennes évoluer pour devenir plus efficaces) : il sera de la responsabilité des exploitants de remplacer les trop vieux modèles par des plus performants ; il ne faut pas trop faire le raccourcis [truc en rapport avec l'environnement] = [écologie] : c'est aberrant (et ça pousse plus les gens vers la baufferie que vers connaissance qui mène à l'ouverture d'esprit). Mais on peut bien sûr être la dernière des crapules et faire des éoliennes, c'est surement possible : tout ça pour dire que penser par silo ne mène nul part, il faut penser global !

Lionel | 10 septembre 2012 à 14h16
 
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@Socratelli: Je n'ai jamais vu dans les articles CEA que dans 20ans (on se demande pourquoi?) il faudrait dépenser 20fois plus d'énergie pour enrichir l'uranium qu'on en récupèrera ? C'est l'inverse qui se produit actuellement:
* Georges Besse-1 consommait 2400MW (4% de l'énergie électrique produite par le parc nucléaire français) et Georges Besse-2 seulement 75MW pour la même production enrichie, soit 0.125% !!
* Les Réacteurs à neutrons rapides (passage obligé au delà de 60-100ans) ne demandent pas d'enrichissement.
* Au prix actuel laminé du gaz industriel USA (2$ le million Btu, soit 0.0055€ le KWh brut): 1Kg d'uranium quelconque produira 24 millions de KWh thermiques en réacteur rapide donc aura une "valeur" énergétique de 130 000€, refaites le calcul. Chaque m3 de terre ou de granite, schiste, gneiss, etc.. contient qq dizaine de grammes d'uranium/thorium pour une valeur énergétique de 2800€. Sachant qu'il est rentable actuellement d'extraire 2 grammes d'or (soit 80€) d'un m3 de minerai actuel, on voit que s'il le fallait, le coût d'extraction de l'uranium pour réacteurs rapides restera toujours insignifiant par rapport à la moins chère des énergies actuelles.

Ceci dit, le nucléaire n'est pas à laisser aux mains de capitaux privés, il y aura toujours des risques indus pris pour épargner 4 sous. Cf Fukushima, Three Mile Island et la polémique qui fait rage en ce moment au NRC américain. Dieu merci en France EdF n'était pas soumise à ces tentations.

de passage | 10 septembre 2012 à 15h32
 
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Remarque importante par rapport au nucléaire public/privé @Depassage mais EDF n'est tout de même pas une entreprise exemplaire lorsque certain de ses acteurs affirment sans en avoir honte qu'historiquement (et surement encore actuellement mais sous une forme différente), l'entreprise d'état a fait un important lobbying contre la plupart des réglementations environnementales industrielles et il me semble que l'organisation utilise encore beaucoup de sous-traitance (dont les salariés sont en CDD) et d'intérim lorsque les risques sont trop important ou pour laisser les tâches les plus ingrates en terme de doses de rayonnements reçus à des personnes ne travaillant pas directement pour EDF... Mais je me trompe peut-être (en tout cas, c'est ce que j'ai entendu de plusieurs sources proches au cours de 2-3 dernières années).

Lionel | 10 septembre 2012 à 16h16
 
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@ Lionel: Je partage votre point de vue sur EdF: On ne peut les taxer de tout à fait neutres envers les règlementations environnementales (à eux de prouver le contraire), bien qu'il y ait eu une certaine justification morale à tenter de contrer ou amortir des règlementations à tendance excessive: Je pense au "top-down" de l'EC qui ne voulait pas tenir compte il y a quelques années de la grande avance de la France en matière de CO² grâce à son parc nucléaire; L'idéologie aux mains des pseudo-technocrates européens est une hérésie, ça se vérifie en tous les domaines.
Quand à la sous-traitance pour les rechargements en matières fissiles, la situation EdF me semble scandaleuse avec 70% de sous-traitance envers de probables négriers moins scrupuleux qu'eux alors qu'au royaume du fric (USA) le maximum n'a été que de 30%. Il me semble qu'il faut recentrer EdF sur cette partie délicate et hautement professionnelle du nucléaire. Retour à 100% interne et aucune sous-traitance, ça leur coûtera moins cher, au passage. Mais finis les possibles "arrangements" entre amis...
Hervé

de passage | 12 septembre 2012 à 12h14
 
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