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Actu-Environnement

Révision budgétaire : l'écologie n'est pas épargnée

Gouvernance  |    |  N. Gorbatko

C'est un mauvais signal de plus pour l'environnement et le climat : confronté à une croissance en baisse et à la nécessité de trouver 10 milliards d'euros d'économies pour équilibrer les comptes du pays, le ministre de l'Économie, Bruno Lemaire, a annoncé quelques coupes sèches dans les budgets de l'écologie, entre autres, dimanche 18 février, sur TF1. Première victime de cette nouvelle forme de sobriété, MaPrimeRénov' perdra 1 milliard d'euros d'enveloppe sur les 4 milliards annoncés précédemment. Le dispositif est censé contribuer à 200 000 rénovations d'ampleur en 2024 et à l'allègement de l'empreinte carbone de 500 000 logements. « Nous ne renonçons en rien à nos ambitions, mais il faut refroidir la machine », explique-t-on à Bercy.

Destiné à la transition des collectivités locales, le Fonds vert se verra pour sa part délesté de 400 millions d'euros sur les 2,5 milliards initialement prévus. En janvier dernier, il avait été « renforcé et garanti » jusqu'en 2027. Dans le viseur du Gouvernement figure aussi les dépenses de certains de ses opérateurs, comme l'Agence nationale de la cohésion des territoires, qui seront mis à contribution à hauteur de 1 milliard d'euros. L'Ademe n'a pas été explicitement citée, mais tous les détails ne sont pas encore connus.

À cela s'ajoute 700 millions d'euros d'économies sur les recrutements, décalés dans le temps dans « un certain nombre de ministères ». Rien n'indique que celui de l'Écologie soit épargné. Enfin, huit mois à peine après le Sommet de Paris pour un pacte financier mondial, l'aide au développement sera amputée de 800 millions d'euros. Pour rappel, cette aide publique, censée contribuer en partie aux efforts d'adaptation et d'atténuation du changement climatique, n'avait levé que 204 milliards de dollars en 2022, soit 5 % des besoins annuels identifiés par l'ONG Oxfam. Pour financer la transition écologique, Bruno Lemaire mise désormais sur les marchés de capitaux dont il souhaite l'union, à l'échelle européenne. D'ici là, l'heure est plutôt au « désarmement » pour l'écologie.

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