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La bioraffinerie de la Mède pourrait être alimentée par de l'hydrogène en 2024

Energie  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com
La bioraffinerie de la Mède pourrait être alimentée par de l'hydrogène en 2024

Total et Engie ont signé un accord de coopération pour élaborer un site de production d'hydrogène capable de fournir cinq tonnes d'H2 « vert » par jour, à La Mède dans la commune de Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône). Ce dernier pourra ainsi répondre aux besoins du processus de production de biocarburants de la bioraffinerie de Total. L'électrolyseur de 40 MW sera alimenté par des fermes solaires d'une capacité globale de plus de 100 MW.

L'objectif ? Décarboner cette industrie. L'opération permettra ainsi, selon les partenaires, d'éviter l'émission de 15 000 tonnes de CO2 par an. Pour mémoire, la bioraffinerie de la Mède a été pointée du doigt par des ONG comme Greenpeace pour son importation d'huile de palme afin de produire des biocarburants.

Pour arriver à une alimentation en hydrogène « vert », ce projet nommé Masshylia va mettre en œuvre différents types de solutions : tout d'abord, un système de pilotage digital de la fourniture d'hydrogène en continu avec une gestion en temps réel de la production d'électricité solaire. Ils comptent également optimiser l'intégration de plusieurs fermes photovoltaïques qui alimentent l'électrolyseur pour minimiser les pertes d'énergie et limiter les congestions du réseau. Pour équilibrer la production d'électricité intermittente et la consommation d'hydrogène continue, les partenaires prévoient un stockage d'hydrogène de grande ampleur. Ils envisagent également une connexion directe en courant continu entre la ferme photovoltaïque et l'électrolyseur pour améliorer le bilan énergétique. Enfin, ils pensent utiliser des modèles numériques 3D pour chaque composant de l'installation afin de renforcer la sécurité industrielle.

Une production en 2024 sous réserve d'autorisations et soutiens financiers

Concernant le calendrier, Total et Engie tablent sur un début de construction des installations en 2022, pour une production en 2024 « sous réserve de la mise en place des soutiens financiers et des autorisations publiques nécessaires ».

Une seconde phase pourrait ensuite être envisagée pour porter la production jusqu'à 15 tonnes d'hydrogène avec de nouvelles fermes photovoltaïques.

« Le projet Masshylia (…) ouvre également la voie à un « Hub » d'hydrogène renouvelable multi-usages dans un proche avenir fortement ancré dans la région et avec une portée internationale », assure Gwenaëlle Avice-Huet, directrice générale adjointe d'Engie en charge des énergies renouvelables.

Réactions2 réactions à cet article

 

Ca ne résout pas le problème de l'huile de palme. Et ca fait toujours rigoler de voir une des boîtes les plus puissantes aux mondes demander des aides de l'Etat.
Et puis je n'ai pas trop saisi l'intérêt de la manoeuvre. Avoir une ferme solaire pour produire de l'électricité qui servira à produire du l'hydrogène qui servira à produire du biogaz ? Si on rajoute le coût énergétique de l'importation des matières premières pour le biogaz, le rendement final doit être vraiment minuscule non ?

bIBU | 14 janvier 2021 à 09h48
 
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biBU a raison, le but de la manoeuvre ce serait pas un coup de greenwashing ?

Poupou | 14 janvier 2021 à 10h09
 
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