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Barrage de Caussade : le tribunal judiciaire d'Agen prononce des peines de prison ferme

Eau  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
Barrage de Caussade : le tribunal judiciaire d'Agen prononce des peines de prison ferme

La construction illégale du barrage de Caussade (Lot-et-Garonne) ne restera pas impunie. Le tribunal judiciaire d'Agen a prononcé, vendredi 10 juillet, plusieurs condamnations pénales à l'encontre des responsables de cette construction. La chambre d'agriculture écope de 40 000 euros d'amende, dont 20 000 euros avec sursis. Son président, Serge Bousquet-Cassagne, est puni de treize mois de prison ferme et de 7 000 euros d'amende. Quant à Patrick Franken, son vice-président et ancien président de la Coordination rurale 47, il se voit infliger 22 mois ferme et 7 000 euros d'amende.

« Le jugement sanctionne enfin la délinquance environnementale avec des peines de prison ferme », réagit Michel Dubromel, président d'honneur de France Nature Environnement (FNE). La fédération d'associations de protection de l'environnement s'était constituée partie civile face à « une volonté d'accaparement de la ressource en eau, une destruction manifeste de la biodiversité, un non-respect absolu de la loi » et à « un État qui n'a pas pris ses responsabilités ». « Notre combat se poursuit. Le but étant, au final, la remise en état des milieux naturels illégalement construits », explique Arnaud Schwarz, président de l'ONG.

« Une condamnation injuste et inacceptable », réagit de son côté la Coordination rurale de la Creuse, qui affirme son soutien à ces deux acteurs syndicaux et à cet ouvrage « longuement réfléchi, d'intérêt public et qui a pour objectif (…) de rendre service à la profession agricole ». « Si, en appel, les peines étaient maintenues ou aggravées, les paysans de la Coordination rurale 23 passeront à l'action », menace son président Florian Tournade, après que les deux hommes ont annoncé faire appel du jugement.

La retenue d'eau, d'une capacité de 920 000 mètres cubes, est destinée à irriguer une vingtaine d'exploitations agricoles. Sa construction a été achevée au printemps 2019 par la chambre d'agriculture, malgré le retrait de l'autorisation préfectorale par les ministres de la Transition écologique et de l'Agriculture. En mai dernier, le Gouvernement a saisi une mission d'inspection qu'il a chargé de proposer des solutions pour un « retour au cadre légal ».

Réactions55 réactions à cet article

 

Honte aux ONG !

NDBO | 15 juillet 2020 à 09h28
 
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On manque d'eau de partout, et des qu'on monte un barrage ça tourne à l'obsession, heureusement les anciens nous ont lègué écluses, barrages réserves d'eau et que même le mot écologie non encore inventé.
C'était plus du bon sens; merci les vieux ancêtres.
Rien n'empêche de remplir le barrage l'hiver, et garantir le même débit du ru en été.
Je suis certain que ces écolos à la petite semaine après la manif vont repartir avec leur diésel.
C'est comme les "vegans" qui ont un chien, un chat, des ides!

pemmore | 15 juillet 2020 à 09h50
 
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Que ne ferait-on pas, quand on écolo-idéologue, associatif ou pas, pour torpiller l'agriculture française. Y veut-on encore davantage de suicides ? Tous les écolos urbains qui veulent des loups et des ours dans nos campagnes et nos montagnes, des espaces naturels préservés mais qui aiment bien quand même que leurs sentiers de randonnées soient entretenus, feraient bien de consacrer une partie de leur énergie à aller offrir leurs bras et leur aide aux paysans au lieu de ne penser qu'à les dénigrer. Mais une telle pensée, n'est-ce pas, sera scandale à l'encontre de leur vertu. Par contre, vouloir planter des éoliennes partout, ça, c'est considéré comme une bonne solution, tant pour les paysages que pour la faune, sauvage ou pas, de nos territoires, en dépit d'un coût démesuré et d'une rentabilité dérisoire.

Jihème | 15 juillet 2020 à 10h09
 
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Je me mets à la place de ces agriculteurs et je les plains, même s'ils n'avaient pas à enfreindre la loi.Il est malheureusement bien plus facile de les condamner , les pauvres diables, que de faire entendre raison à tous les bétonneurs de l'île de France qui sont en train de massacrer allègement le peu qu'il reste d'espaces verts ou de bois, voire de friches , sans se demander où tout cela va nous conduire, avec cette fois la complicité des élus, des préfets , de la présidente de Région, des ministres etc..etc..."Selon que tu seras puissant ou misérable..."

gaïa94 | 15 juillet 2020 à 14h59
 
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Certains agriculteurs se croient au dessus des lois quand elles contrarient leurs pratiques . Ils pourraient penser à changer leurs méthodes et leurs cultures mais la routine est la plus forte .
Pourtant ils devront bien en arriver à une vision nouvelle de l'agriculture plus en accord avec les données climatiques .

sirius | 15 juillet 2020 à 16h13
 
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Le projet avait reçu le feu vert du préfet en juin 2018 avant que celui-ci ne retire son autorisation à la demande des ministres de l'Agriculture et de la Transition écologique.
Combien de projet comme celui là ont reçu une autorisation ensuite annulée par les ministres sous la pression des ONG ou attaqué au TA alors qu'il y a eu une large concertation locale ?
Pour certains il faut regarder l'eau aller à la mer quand il y en a trop et se plaindre quand il en manque !!!

balxha | 15 juillet 2020 à 16h27
 
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Ls zécolos-folklos ou bobos sont bien pratiques, ils évitent d'avoir à poser les vraies questions, par exemple : est-ce que les juges sont des zécolos qui font rien qu'à embêter les pauvres céreal-killers? Comme s'il n'y avait pas autant d'agricultures qu'il y a d'agriculteurs! Et cela durera tant que l'agro-business générera plus de fric que les agriculteurs n'en gagnent. Mais bon, il ne vaut pas la peine de répondre aux fanas de l'agriculture industrielle, c'est perdre son temps et elle va droit dans les murs qu'elle a construits. Comme disait Audiard : "Faut pas parler aux cons, ça les éduque!"

petite bête | 15 juillet 2020 à 21h23
 
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Si les constructeurs se sont permis de se passer d'autorisation c'est qu'ils pensaient qu'ils ne seraient pas sanctionnés. C'est bien le problème de la justice dans ce pays: suivant votre statut vous êtes sanctionné pour une bricole, quand d'autres fraudent lourd en toute impunité.
En attendant quel gaspillage d'argent si cela doit être remis dans l'état initial.

Bidule | 15 juillet 2020 à 21h43
 
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Que peuvent bien faire toutes ces associations écologistes contre la construction de ce barrage?
L'eau qui part à la mer en hiver est perdue, et une étendue d'eau douce est une merveille de diversité même si l'étiage va baisser.
J'ai un petit étang non raccordé malheureusement, il y a grenouilles, canards, martins pêcheurs hérons qui passent, les chevreuils viennent boire la nuit, l'écologie serait plutôt plus de réserves, plus de lacs, d'étangs, Si on détruit le barrage de Caussade, par souci d'équité il faut vider et détruire celui de la cantache qui alimente Vitré.

pemmore | 15 juillet 2020 à 22h53
 
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Les vrais questions en perspective de changement climatique et de sécheresse accrue, c'est de savoir si c'est de laisser partir l'eau à la mer quand les ruisseaux coulent ou s'il ne vaut mieux pas en faire des réserves, collinaires ou en plaine, pour la retenir et conserver et s'en servir selon les besoins. Un nouvel écosystème se crée qui permet aussi de maintenir la biodiversité bien mieux qu'un espace de terres sèches. Et à propos d'autorisation et de légalité, pourquoi, sous la pression de quelques activistes, faut-il supprimer des autorisations déjà données? Le problème en France, c'est la prédictibilité des politiques publiques sur le long terme: on se trouve toujours tributaire et victime de normes changeantes au gré de l'administration ou des pressions d'ONG qui sont plus souvent idéologiquement que scientifiquement motivées. Mais bien sûr, pleines de certitudes, elles ont des leçons à donner à tous.

Jihème | 16 juillet 2020 à 09h06
 
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Il faut n’avoir jamais mangé des coquillages, huitres, moules et autres, n’avoir jamais consommé des espèces de poissons qui toutes ou presque ont besoin des eaux saumâtres d’estuaires pour se développer ou se reproduire, bref il faut n’avoir aucune connaissance du milieu marin pour proférer des inepties, du style : « l’eau qui va à la mer est perdue ». Et le pire, c’est que le même raisonnement est utilisé le long des cours d’eau : « l’eau que je n’utilise pas à mon profit est perdue ». Ce système a déjà été mis en place, par exemple aux USA où le fleuve Colorado n’arrive même plus jusqu’à la mer, ou en Espagne où les « embalses », ces immenses réservoirs créés pour l’irrigation et ce qui va avec (pesticides, intrants, fruits et légumes sans goût), font que les cours d’eau ont perdu 50 à 70% de leur débit, et où s’allonge d’année en année la période durant laquelle les réservoirs évaporent plus d’eau que le débit entrant et qu’ils n’en restituent en aval. Cette vision purement mécaniste de l’eau pouvait faire illusion en cours primaire dans les années cinquante, mais les études et les faits montrent une tout autre réalité. Il est vrai que la science et les études sont considérées par les tenants de la ‘’croissance’’ – celle de leurs profits - comme une simple opinion parmi d’autres. Pour ce qui est du ‘’gâchis financier’’, ce ne sont pas les ‘’zécolos’’ qui l’ont créé à Caussade, et un simple coup de pelle rétablirait la continuité du cours d’eau sans trop de frais.

petite bête | 16 juillet 2020 à 09h53
 
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J'avoue avoir été étonné l'année dernière de la recherche du préfet de la Sarthe sur les étangs et mares du département, environ 1000, c'est considéré comme essentiel à la régulation hydraulique et par la pression au remplissage des nappes phréatiques supérieures dont dépendent d'autres régions plus basses.
Il y a quelques années les pompiers ont étés trop contents de ces réserves d'eau providentielles.
Etrange ce qui nous semble essentiel chez-nous est interdit dans cette région, ça doit tout de même avoir un impact, alors que toute la France a soif, il a plu avant hier et hier.

pemmore | 16 juillet 2020 à 10h33
 
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La vérité et vous le savez tous , c'est que ce modèle économique nous tue, TOUS,et qu'il faut en changer urgemment.Nous devons devenir très féroces avec ceux qui nous poussent dans le mur , donc ceux qui nous dirigent, et non avec de pauvre gens qui ne savent plus comment survivre.

gaïa94 | 16 juillet 2020 à 11h41
 
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Les agriculteurs zélés ou payés par les lobbyistes de l'industrie agro devraient peut être relire les études.... peut-être devraient ils également tirés les enseignements de Michel Bakalowicz ou de Petar Melanovic les grands experts internationaux du Karst et de la gestion des aquifères... Regardez toutes les études produites en gestion des territoires, en gestion de l'eau, regardez les publications de l'université de Montpelier... Apprenez à vous mettre à jour dans les études scientifiques... je ne parle pas de recherche fondamentale mais de recherche appliquée...
On peut gérer les besoins en eau qu'en détruisant toujours plus la nature... on se doit de piloter les réseaux intelligemment... on se doit de faire des études d'impacts et de voir toutes les solutions possibles avant de se lancer dans un tel projet. Mais bon... visiblement certains irresponsables n'ont pas évolué et continuent avec leur modèle agricole foireux de creuser la tombe de l'agriculture en France... Vos impacts environnementaux vous y pensez quand? Vous vous dites connaître la terre... visiblement vous n'avez rien appris... Pas la peine de pleurer quand on est incapable de prendre du recul et de se transformer...

I2SConsultants | 16 juillet 2020 à 15h03
 
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I25,
vous avez quelque part raison, c'est un énigme des agriculteurs du sud de vouloir absolument de produire des ressources qui ne correspondent plus au climat.
Nord loire la culture du maïs est une culture à risques, et perdre une récolte est banale, dans le sud ça ne pousse pas sans arrosages conséquents, un truc extraordinaire, ils arrosent même la vigne.
Un désastre dans les réserves d'eau.
A mon avis il faut essayer de faire pousser que ce qui pousse et favoriser les cultures d'hiver, colza, blés d'hiver etc qui ne consomment pas d'eau, avec le E85 le colza trouve un débouché garanti.
Mais garder ce barrage et s'en servir pour réguler la rivière et zapper les agriculteurs aurait pu être un autre choix par défaut.

pemmore | 16 juillet 2020 à 18h27
 
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L'irrigation est toujours décrié quand on parle de gestion de l'eau !
Il serai temps de se préoccuper de la recharge des nappes .
L'artificialisation entraine l'imperméabilisation des sols et donc limite la recharge des nappes
l'eau potable qui en général provient de forage devait être réinfiltrée en sortie des STEP plutôt que d'aller dans les rivières
Les collectivité doivent avoir un plan de gestion du pluvial . Combien en ont un ? Là le souci est , en général, d'avoir un réseau bien dimensionné pour évacuer les eaux vers les rivières et non de favoriser l'infiltration .
les agriculteurs ont aussi un rôle a jouer : amélioration de la capacité de rétention de l'eau , ouvrage d'hydraulique douce pour éviter le ruissellement
Les nappes phréatiques sont le meilleur réservoir encore faut il veiller à optimiser leur alimentation .

Et avec un peu de pragmatisme le stockage des excédents hivernaux peut aussi avoir un intérêt pour pallier aux déficits en été

balxha | 16 juillet 2020 à 23h39
 
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I2S vous avez raison, mais ce ne sont pas les agriculteurs français qui sont responsables de la sécheresse, ils sont simplement responsables , et seulement pour certains, de faire pousser des espèces qui ne conviennent pas à nos climats, mais quelle espèce conviendrait quand il ne pleut plus pendant des mois ?De toutes façons personne ne se préoccupe vraiment de les aider à changer de modèle , ils doivent se débrouiller et on ne peut pas dire que la FNSEA les aide sur ce point!

gaïa94 | 17 juillet 2020 à 00h44
 
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Puisque Michel Dubromel, président d'honneur de France Nature Environnement (FNE) se réjouit de laisser crever nos agriculteurs et saute de joie d'envoyer en prison ceux qui cherchent des solutions pour sauver leurs familles, j'espere pour lui qu'il n'a pas de petits enfants, qui n'auront plus qu'a manger de la viande ogn importé des états unis. Vu que nos agriculteurs sont devenu un espece en voie de disparition grace à des gens comme lui...

Nicolas | 17 juillet 2020 à 11h45
 
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Erratum... il y a un mot qui a sauté...
"On peut gérer autrement les besoins en eau qu'en détruisant toujours plus la nature..."

I2SConsultants | 17 juillet 2020 à 12h07
 
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Nicolas... c'est totalement inapproprié comme propos... Ce barrage est illégal... point barre. A partir de quel moment trouver des solutions c'est déroger à la loi? A partir de quel moment vous regardez plus loin que les connaissances que vous avez acquises? Il y a pléthore de solutions!
Oui les agriculteurs sont en danger... oui c'est un sujet qui est au coeur de mon travail pour améliorer leurs conditions d'exploitations, mais vous devez aussi vous battre pour changer et transformer le modèle à bout de souffle dans lequel vous persistez à rester! La PAC a été une énorme connerie qui nous a amené à un esclavagisme des temps modernes pour les agriculteurs... Quand est-ce que vous allez arrêter de servir les intérêts de ceux qui vous étranglent!

Pour les autres qui m'ont répondu sur les besoins en eau et la raréfaction de l'eau... je suis d'accord avec vous, mais le temps de mettre en oeuvre ces transformations qui ne se font pas un claquement de doigts, ils doivent trouver des solutions et pour cela il y en a des beaucoup plus facile à mettre en oeuvre qu'un barrage qui sert en premier lieu les intérêts des promoteurs et des constructeurs. On voit bien où en est rendue l'Espagne avec cette politique aveugle des barrages.... inutiles... il serait bon que le monde agricole anticipe sur les impacts de leur méthode de production qui va les propulser droit dans le mur... ils y sont déjà mais persistent à y demeurer...

I2SConsultants | 17 juillet 2020 à 12h13
 
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balxha vous avez totalement raison... je trouve cela dramatique qu'avec tous les outils dont on dispose aujourd'hui au niveau de la gouvernance des ministères qu'on ait pas une information plus adaptée et pouvant répondre aux élus sur ces sujets là... Comment ont-ils pu s'abstenir de toute déclaration obligatoire et réaliser ce projet de cette manière... Je ne vois que l'absence de volonté de se conformer à des études réfléchies et surtout la volonté de nous mettre sur le fait accompli.... heureusement que nous sommes dans un pays de droit et de devoir... Ils doivent en supporter les conséquences sinon ca serait très grave de laisser une jurisprudence à tous les mafieux qui auraient l'idée de faire pareil.

I2SConsultants | 17 juillet 2020 à 12h19
 
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Peut-on savoir ce que le citation contenue dans l'article « Si, en appel, les peines étaient maintenues ou aggravées, les paysans de la Coordination rurale 23 passeront à l'action » signifie concrètement ?

Pégase | 17 juillet 2020 à 15h14
 
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C'est assez simple : la FNSEA se moque de la loi, et menace. C'est en même temps un aveu de faiblesse, qui montre que devant le rejet de l'agriculture intensive, elle n'a plus qu'un pouvoir de nuisance.
Car qui peut encore croire que la frange la mieux lotie des agriculteurs, à savoir les céréaliers irrigants, représenterait "les agriculteurs"? Et jusqu'à quand la FNSEA va continuer à leur faire croire que tout ça, c'est la faute de Bruxelles, de la réglementation, et bien sûr des ''zécolos''. Par exemple le DRH de (ex) Triskalia, la grosse coopérative agricole bretonne, est à 9000 euros par mois, et 25000 de prime annuelle. Mais il ne faut surtout pas que les agriculteurs le sachent, il ne faut surtout pas qu'ils commencent à se poser les vraies questions, et que si l'agro-business, en Loire-Bretagne, a dégagé plus de 50 milliards de "valeur ajoutée", ce n'est pas pour eux, mais bien sur leur dos. Endettez un agriculteur en équipements avec les ''bons conseils'' de la chambre d'agriculture et les prêts accordés par le parrain mafieux (la banque), et vous en faites ce que vous voulez pour produire de la merde, et manifester lorsqu'il est aux abois et que vous lui dites que c'est de la faute des autres, écolos en premier.

petite bête | 17 juillet 2020 à 21h22
 
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Si on regarde de plus près les études, analyses et retours d'expériences sur les stockages d'eau à l'air libre, on peut en conclure que c'est comme si, pour lutter contre le réchauffement de la planète, on installait partout des climatiseurs : le remède qui aggrave le mal.

petite bête | 18 juillet 2020 à 09h48
 
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petite bête vos propos sont complétement déplacés !
Le stockage de l'eau n' aggrave pas le mal . Le stockage d'eau en période d' excès peut permettre en période de déficit hydrique ,lorsque les retenues sont multiusage de soutenir les étiages et de fournir de l'eau pour l'irrigation sans avoir à aller la puiser dans les nappes .
Et dans la Creuse le syndicat majoritaire est la Coordination rurale et non la Fnsea .

balxha | 18 juillet 2020 à 13h12
 
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Vous avez hélas parfaitement raison dans votre description des faits, petite bête : rien de tel que de désigner un bouc émissaire (l'UE, l'écolo, le bobo, etc., tout est bon) pour bien chauffer à blanc la base (accessoirement, ça lui évite aussi de réfléchir aux véritables causes des maux qu'endure la profession, c'est bien commode...) et la souder, faire écran de fumée vis-à-vis des turpitudes des leaders et continuer de pousser un peu plus loin le bouchon, quels qu'en soient les coûts pour la collectivité et la véritable paysannerie du moment que cela rapporte à la minorité dirigeante. Tous les régimes dictatoriaux de part le monde usent et abusent de cette vieille ficelle tant son "efficacité" pour ceux qui la tiennent est sans égale.
Et dans les faits, le citoyen ne voit pas bien la différence entre FNSEA et Coordination rurale dans les méthodes rugueuses et viriles de "gestion" des crises que ces syndicats engendrent en grande partie eux-mêmes.
I2Sconsultants a également fort bien résumé la situation par son "Ce barrage est illégal... point barre." La justice commence enfin à remettre un peu d'ordre républicain dans cette pétaudière qu'est devenue l'agriculture française. C'est très probablement le seul moyen de sauver ce qu'il reste de paysannerie, vu la veulerie de l'Etat sur le sujet.
Alors, forcément, ceux qui se sont toujours cru au-dessus des lois tant ils ont fait la loi dans les campagnes toussent un peu !

Pégase | 18 juillet 2020 à 15h24
 
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On a créé le réservoir de Villerest sur le bassin de la Loire au motif d'écrêter les crues, de soutenir les étiages et développer le tourisme sur ses bords. Sur l'écrêtement des crues, l'efficacité est réelle mais relative : pour écrêter, encore faut-il que le réservoir ne soit pas plein. Pour le soutien d'étiage,il s'agissait et il s'agit toujours de garantir de l'eau aux centrales nucléaires et diluer les pollutions agricoles. Quant au tourisme à Villerest, il a disparu car l'eau est désormais impropre à la baignade! La sécheresse historique de 1947 donnait 15m3 pour la Loire à Orléans, sans grands dommages pour la faune. Nous n'avions pas encore notre belle agriculture ''moderne''. Et si les collectivités et l'industrie ont fait d'énormes progrès en matière de traitement des pollutions, ce n'est pas le cas de l'agriculture intensive. Quant à stocker de l'eau à l'air libre, allez voir chez ceux qui ont utilisé ces méthodes, et regardez les retours d'expérience : c'est accablant! Exemple donné par la Région Bretagne : les plans d'eau de l'Ille-et-Vilaine évaporent chaque année l'équivalent de la consommation d'eau potable du département. Arrêtons de vouloir adapter le changement climatique à nos désirs, trop souvent présentés comme des ''besoins''! On ne "crée" pas de la ressource : on la prend!

petite bête | 19 juillet 2020 à 12h33
 
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Ben on n'a toujours pas compris les arguments des écolos concernant ce barrage, normalement c'est un barrage de stockage pendant l'hiver, à aucun moment il a le droit de couper le débit moyen de référence au printemps, donc pas de destructions de la rivière en aval.
A l'inverse toute retenue d'eau même la plus petite grouille d'une vie végétale et animale que n'ont pas des terres arides comme vues sur la photo.
Je possède un champ de 6800 m2 dont un étang de 400 m2, il y a plus de vie en et autour de l'étang que dans le champ tout entier.
Nulle doute de voir arriver hérons mouettes, canards sauvages, grenouilles crapauds, libellules, papillons vers de vase en quelques années.

pemmore | 19 juillet 2020 à 12h49
 
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Je comprends que vous récitiez le catéchisme des chambres d'agriculture, mais cette religion ne résiste pas aux faits et retours d'expérience : plus on en stocke et moins il y en a.

petite bête | 19 juillet 2020 à 21h25
 
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"Le barrage est illégal, point barre !" . Il était d'abord légal puis est devenu illégal parce que le préfet a fait marche arrière sous la pression des activistes qui ont crié le plus fort. Comme on le voit en d'autres sujets d'actualité.
Si le raisonnement selon lequel une réserve d'eau à l'air libre est une aberration, je suppose que, pour en tirer les conséquences, il faudrait faire sauter tous les lacs de barrage de France, des plus grands aux plus petits. Pour faire bonne mesure, on pourrait peut-être aussi "libérer" l'eau des lacs naturels, comme Annecy et Le Bourget. Qu'est-ce que ce serait bien pour sauver le climat et la faune aquatique !
Mais personne ne se serait donc aperçu, parmi les grands scientifiques donneurs de leçons que, partout où l'on a noyé des terres pour y créer un lac artificiel, après un temps d'adaptation, il s'est recréé un nouvel écosystème où comme l'a dit ci-dessus Pemmore avec son étang plus modeste, progressivement la faune et la flore aquatique reviennent et qu'un nouveau lieu de vie se crée. L'important, dans tout cela, est une question de mesure et d'équilibre : qu'on ne pompe pas plus d'eau que ce que la réserve ainsi créée permet d'employer sans nuire à son existence et qu'on laisse ressortir en aval autant d'eau qu'il en est entré en amont. C'est parce que les Espagnols ont abusé du système que leurs lacs d'embalses se vident, tout comme c'est par d'autres excès qu'ils ont tué leurs côtes maritimes

Jihème | 19 juillet 2020 à 22h42
 
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Les grandes retenues (ce ne sont pas des lacs) servent essentiellement à la production hydroélectrique. Elles sont extrêmement dommageables aux écosystèmes, mais on est obligé d'en passer par là car elles sont utiles du point de vue énergétique, contrairement aux microcentrales qui n'ont que des inconvénients. Pour ce qui est des écosystèmes qui suivent la création de retenues diverses, à l'évidence ce sont toujours les mêmes, uniformes. Et ce n'est pas parce que diverses espèces sont inféodées à ces milieux qu'il s'agit de "biodiversité", puisque "diversité" en a disparu. Pas plus qu'on ne va appeler des ronds-points routiers "réserve de faune sauvage" parce que des lapins s'y installent généralement. Ayant fait partie longtemps d'un CDH (Conseil départemental d'hygiène, devenu CODERST par la "simplification" sarkosienne), je n'irai pas jusqu'à dire, lors d'un dossier d'insalubrité et parce que la literie d'une pauvre femme était envahie d'une faune nombreuse quoique peu variée, qu'il s'agissait d'une création de biodiversité. Je regrette de ne pouvoir mettre en appui à mon propos une photo qui montre du beau maïs bien vert, arrosé généreusement, avec le long du champ une barque posée sur le fond d'une rivière. A sec, la rivière.

petite bête | 20 juillet 2020 à 09h44
 
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Peut-on éviter de confondre les lacs, qui sont des écosystèmes naturels et font notre bonheur tant du point de vue paysager, floristique et faunistique et ne sont pas destinés à l'irrigation, avec les "bassines", créées en élevant des merlons en terre, sans parler de leur fond souvent en bâche plastique. Autant dire que les décanteurs de pluies d'orages qui sont le long des autoroutes sont des "milieux naturels" parce que quelques phragmites et roseaux s'y sont implantés, et que des oiseaux - ceux qui survivent aux pesticides - s'y posent!

petite bête | 20 juillet 2020 à 09h56
 
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@ petite bête,
pour certains arguments, entièrement d'accord, j'estime que la culture du maïs devrait tout simplement être interdite sud loire puisque ne poussant plus sans irrigation, idem les vignobles, une plante qui a des racines à 5 m sous terre manquant d'eau, ça veut dire que la 1ère nappe phréatique a disparu.
Donc la 2ème s'épuise et les villes et villages en aval se trouvent à sec.
Moi je vois ça en Vendée, les maïs et autres cultures abondement arrosées en amont et la côte en restriction; la première nappe a disparu, l'autre est saumâtre.

pemmore | 20 juillet 2020 à 10h42
 
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Effectivement, le problème des marais rétro-littoraux est crucial. En fait, si on adaptait l'agriculture irriguée à la ressource des nappes et d'elles seules au lieu de vouloir adapter la ressource aux désirs, cela pourrait aller. Et puis du point de vue économique et de l'égalité entre citoyens il est inadmissible que aux frais de la collectivité on capitalise de la ressource au profit de quelques privilégiés, sans parler de l'impact que cela a sur la valeur des terres. Encore que sur ce dernier point les irrigants auront du souci à se faire lorsque le système arrivera à bout de souffle. Et d'eau. Je pense qu'on le verra d'abord dans l'épuisement des nappes captives et fossiles, par exemple dans les Landes.

petite bête | 20 juillet 2020 à 12h52
 
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@Jihème : le sujet de l'article est bien celui d'une retenue illégale 100 % made in France. Si les espagnols ont fait des erreurs en matière de gestion de l'eau avec leurs retenues artificielles, il leur appartient de tirer cela au clair.
En revanche, nous français pouvons apprendre la leçon qu'il convient et balayer devant notre porte.
Il semble également utile de rappeler que ce sont des juges qui ont statué sur l'illégalité de la réalisation de cet équipement et non des "écolos". Bien d'autres retenues auraient certainement subi le même sort en leur temps si la justice avait été saisie en temps utile.
La sensibilité des juridictions au code de l'environnement évolue sans doute aussi dans le bon sens, à savoir celui d'une meilleure prise en compte des dégâts occasionnés à la ressource et à la biodiversité sauvage.
L'époque des projets imposés par des hobereaux locaux contre l'intérêt général est donc très probablement en train de prendre progressivement fin.

Pégase | 20 juillet 2020 à 21h08
 
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PEGASE : On ne saurait mieux dire. La référence faite aux retenues espagnoles vient du fait que leurs immenses retenues ont fréquemment été présentées comme modèle lors de séances du comité de bassin Loire-Bretagne et sans doute ailleurs.
Ce qui est effarant dans cette histoire, c'est que, si on veut bien parler de recharge hivernale, ce ne peut être que celle, naturelle, des aquifères et des zones humides. Mais l'agriculture industrielle supprime les zones humides et vide les aquifères. Sans parler du fait que les méthodes culturales industrielles compacifient les sols, qui deviennent des ''toiles cirées", et que les pesticides tuent toute la faune du sous-sols, qui aère normalement ceux-ci. La capacité de rétention des sols est anéantie. Mais si cette mécanisation n'enrichit pas la majorité des agriculteurs,cela fait le bonheur du secteur agro-business, et il vaut mieux être employé dans une coopérative ou à la chambre d'agriculture que simple paysan. Il est vrai que le paysan n'existe quasiment plus : il n'y a que des "exploitants agricoles". Exploitants, sûrement.

petite bête | 21 juillet 2020 à 09h08
 
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Il ne faut pas oublier que cette retenue à fait l'objet dans un premier temps d'une autorisation du préfet ensuite annulée par le ministère sous la pression des ong .
Les retenues artificielles peuvent avoir un grand intérêt : celle sur la Seine et la Marne (lac du Der par ex.) permettent la régularisation des crues , le soutien des étiages et sont devenues des zones naturelles d' intérêt majeur !
L'agriculture ne détruit plus de zones humides , avec l'élevage elle par exemple elle permet le maintien de milieux ouverts en évitant leur boisement.
L'agriculteur cherche toujours à éviter la compaction des sols pour maintenir leur potentiel agronomique et maintenir leur capacité de rétention en eau et favoriser l'infiltration .
L'irrigation ne représente qu'une par des prélèvement en eau ( sur Seine Normandie c'est 3% du prélèvement).
Sur Seine Normandie 10% de la surface est imperméabilisée par ( villes , routes ...) les volumes d'eaux qui devraient s'y infiltrer vont directement dans les rivières et à la mer entrainant différents polluants ; l'eau potable prélevée dans les nappes part aussi après traitement dans les rivières . Favoriser l'infiltration ou réinfiltration de ces eaux vers les nappes est un enjeux majeur pour garantir à l'avenir un bon fonctionnement des nappes .
La réutilisation des eaux usées après traitement est à développer : en Israël 80% des eaux usées sont réutilisées .

Mettre l'agriculture en permanence au banc des accusés n'est pas la solution!!!

balxha | 21 juillet 2020 à 10h47
 
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Devant le rejet massif de l'agri-pollution,le credo de la FNSEA, c'est "Que tout bouge pourvu que rien ne change"! Et dans votre discours je retrouve les mêmes "éléments de langage"
Ce n'est pas l'agriculture qui est mise au banc des accusés, mais un certain type de production, celle de l'intensif sans frein, qu'il s'agisse de productions végétales ou d'élevages hors sol.
Les demi-vérités sont des mensonges réels.
Par exemple la confusion entre prélèvement brut en eau et consommation (ce qui ne retourne pas au milieu). Et si le bassin Seine-Normandie est plus industriel qu'agricole, et que Caussade n'en fait pas partie, il n'en demeure pas moins que sur la France entière, en été l'agriculture intensive consomme jusqu'à 80% de l'eau. Dans l'Indre, 12 (douze) irrigants représentent entre 70 et 80% de l'eau consommée, alors qu'ils ne représentent que 30 à 40% de l'eau prélevée sur une année. Il est vrai que les ''prélèvements'' d'un barrage comme Eguzon sont importants, mais hormis l'évaporation de la retenue, l'eau ne fait que passer.
Comme quoi si la vérité est toujours relative le mensonge, lui, est toujours absolu.

petite bête | 21 juillet 2020 à 14h43
 
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@ balxha : les ONG n'ont fait que rappeler au préfet qu'il avait enfreint la réglementation (ce qu'il ne pouvait méconnaître), très probablement sous la pression de la chambre d'agriculture du Lot-et-Garonne et des irrigants qui voulaient cette retenue, quoiqu'il en coûte. Les préfets et leurs "donneurs d'ordre" locaux doivent désormais compter avec une justice qui a manifestement à coeur de faire respecter le droit de l'environnement. Le temps de l'impunité vis-à-vis de la délinquance environnementale semble bel et bien révolu.
Tout comme vous savez fort bien qu'il ne s'agit pas de "mettre l'agriculture au banc des accusés" mais bien de refuser pour une part de plus importance de la population les dérives du modèle productiviste qui a tant dégradé l'environnement, la biodiversité et la paysannerie. Tout mélanger sous la bannière de "l'agriculture" pour occulter les excès de sa composante la plus intensive est une vieille ficelle qui ne prend plus.

Pégase | 21 juillet 2020 à 17h31
 
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OK Pégase parlons d'agricultureS .
Dans ma région beaucoup de nouvelles demandes de prélèvement en eau viennent d' agriculteurs qui veulent se lancer dans la production de fruits et légumes pour des marchés locaux .
L'agriculture intensive semble pour vous porter tous les maux de la terre . A partir du moment ou les facteurs de production sont maitrisés et raisonnés pourquoi ne pas vouloir optimiser la production . Ce qui est important est d'avoir la meilleure marge possible sur le plan économique et non pas le meilleur rendement pour la culture .

balxha | 21 juillet 2020 à 21h02
 
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La caractéristique des marges, c'est qu'elles sont fluctuantes. Et pour l'exploitant, la seule prévention c'est d'avoir un rendement maximum. Fruits et légumes pour les marchés locaux? Bravo si ce n'est pas ce que l'on voit autour des villes : des hectares de serres chauffées en hiver (la tomate bretonne, avec très peu de goût et beaucoup d'eau!) et tous les problèmes qui vont avec en matière de pesticides car ces plantes sont trop fragiles.
Oui pour le S à agricultures. Le seul, le véritable ennemi, c'est la production intensive de protéines végétales qui ne sont pas destinées à l'alimentation humaine mais à l'alimentation d'animaux en batterie, et il faut en moyenne 19 protéines végétales pour produire 1 protéine animale. Sur pied. Pour ce qui est du gâchis énergétique et environnemental, c'est réussi. Mais c'est le citoyen qui paye via le premier pilier de la PAC. Et le citoyen, quand il le sait, en a marre de payer pour être empoisonné, et de payer ensuite pour réparer les dégâts environnementaux (l'eau, l'air, les sols) et de santé. Pour ce qui est des menaces de la CR de la Creuse, on en prend bonne note : les tribunaux pourront retenir la préméditation. Apparemment il ne reste à cette agriculture-la que des comportements mafieux. Et le pire c'est qu'ils se servent des agriculteurs les plus fragiles pour leurs actions.

petite bête | 22 juillet 2020 à 09h19
 
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J'ajoute que les demandes de prélèvement, pour légitimes qu'elles puissent être du point de vue de l'agriculteur qui souhaite se lancer dans un projet, se heurtent à une difficulté : la ressource disponible.
"J'ai envie de cultiver ceci ou cela, la chambre d'agriculture m'a conseillé, j'ai acheté le matériel d'irrigation, je veux de l'eau!".
L'agriculteur bâtit la maison de ses espoirs, l'agro-business encaisse les loyers.

petite bête | 22 juillet 2020 à 09h26
 
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Un pur scandale de pression du lobby bobo-écolo anti-agricole.
L'Espagne stocke près de 20% des précipitations reçues et est en voie de régler son problème d'eau et d'améliorer la prospérité de son agriculture (modèle cependant critiquable sur le plan social...).
La France est bien dotée en eau jusqu'à présent mais ne pare pas la menace du manque d'eau en ne stockant quasiment rien des précipitations.
Changer de productions pour produire des cactus ? YAKAFOKON encore !

Albatros | 22 juillet 2020 à 15h49
 
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@ Albatros,
c'est une question que je ne m'étais jamais posée, dans le nord Sarthe arrive le bla bla du préfèt concernant les restrictions d'eau, comme d'hab, au sud nous sommes mieux lotis, qu'avons-nous comme réservoir comme celui-ci pour assurer le débit estival?
Je vois pas,et l'eau n'a pas manqué, mon étang était a sec, il a débordé, donc ma hauteur 1;80m. Ces gens risquent pour des années de ne pas pouvoir vivre comme tout le monde, laver la voiture, passer le karcher, remplir la petite piscine arroser les fleurs car les constructeurs de barrage on les met en prison.
en plus il y a jurisprudence.

pemmore | 22 juillet 2020 à 22h26
 
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Pour ce qui est de l'Espagne, on lira avec profit les études et retours d'expérience, qui infirment complètement vos propos : Extreme hydrological events and the influence of reservoirs in a highly regulated river basin of northeastern Spain lien : Extreme%20hydrological%20events%20and%20the%20influence%20of%20reservoirs%20in%20a%20highly%20regulated%20river%20basin%20of%20northeastern%20Spain%20-%20ScienceDirect.html
Il apparaît que les cours d'eau en aval des barrages ont perdu entre 50 et 75% de leur volume, et il y a un risque certain qu'un fleuve comme le Guadalquivir n'arrive plus jusqu'à la mer, voire jusqu'à Séville, dans les 20 prochaines années. Sans parler du Tage (https://www.lemonde.fr/planete/article/2017/11/13/en-espagne-le-tage-se-meurt_5214046_3244.html). Mais qui s'en soucie? il faut arroser les tomates!
Quelques liens :
« Drought in the Anthropocene », _Nature Geoscience_, volume 9, pages 89–91 (2016) Extrait : "Il ne s’agit pas que d’une fatalité, liée à un besoin en eau, mais d’un cercle vicieux : un déficit en eau – c’est-à-dire un usage de l’eau supérieur à la ressource – conduit à des dégâts socio-économiques et génère une pression pour créer de nouveaux stocks d’eau : on augmente alors les réservoirs et les volumes stockés." (CNRS).

petite bête | 23 juillet 2020 à 17h32
 
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Et si malgré tout les tomates étaient bonnes?, ces nouvelles races sont en réalité des tomates vertes à la chair rouge, il devrait y avoir obligation d'afficher le taux de sucre qu'on se fasse pas piéger. (idem les fraises)
Ici il ne s'agissait pas de dériver l'eau d'hiver pour en disposer l'été sans impacter le débit de la rivière, c'est quasiment le fleuve qui a été détourné, gràves les espagnols, quoique le fleuve roi de France la Loire avec les barrages de montagne n'a plus jamais été comme avant, années 50 on aurait pu la boire, transparente comme l'eau entre la plage et la barrière de corail, des grèves aussi belles que les plages de la Baule, tout n'est devenu que boue et on ne s'y baigne plus, et le délicieux saumon de Loire à la chair rose clair devenu une légende.Merci EDF, pour une fois c'est pas les paisans!

pemmore | 23 juillet 2020 à 23h06
 
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Certes la ressource en eau a ses limites mais si l'on veut s'adapter au changement climatique il va falloir voir comment cette ressource peut être augmentée .
Améliorer l'infiltration pour favoriser la recharge des nappes
S'assurer du bon fonctionnement des zones humides existantes
Réutiliser les eaux usées
Stocker de l'eau en période d'excédent
....
Mais là il faut sortir des dogmes et être pragmatique. Certains pays y arrivent très bien !

balxha | 24 juillet 2020 à 10h34
 
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Ben ça y est, le village qui suit, méchante restriction d'eau, nous on est sur l'autre versant des côteaux, le débit des sources n'a pas changé, et c'est la Sarthe pluviomêtrie digne de la Normandie.
Comme qui dirait qu'on s'est fait avoir en ne précédant pas les dictatures écologistes. Les Bretons ont eu franchement du flair ou de la chance pour ça.
Avouez se payer d'épouvantables mois de pluie à la place de petites gelées des inondations de fou et manquer d'eau, trop forts les Sarthois!

pemmore | 24 juillet 2020 à 13h31
 
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Ce n'est pas en répétant une erreur qu'on en fait une vérité, et vouloir "adapter la ressource", c'est comme vouloir "adapter le changement climatique" au lieu d'essayer de s'y adapter. Toute cette belle eau qui tombe et qui est "perdue". C'est ce que se sont dits les Russes quand ils ont détourné les rivières alimentant la Mer d'Aral, à sec désormais. C'est ce que se sont dits les américains en "stockant" l'eau du Colorado, qui désormais s'arrête à 150 km de la mer. C'est ce que se sont dits les Espagnols, et la cata est en train d'arriver.
Vous ne voulez pas entendre? Eh bien tant pis pour vous, et ce n'est pas en déversant du lisier ou en brûlant des pneus que vous en sortirez. Et pendant ce temps le lobby de l'agro-business continue à vous victimiser et s'engraisser sur votre dos.

petite bête | 24 juillet 2020 à 18h56
 
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Pour la Loire: je confirme pemmore! Et oui, en France personne ne demande à dériver des fleuves, heureusement.Quand les agriculteurs français auront totalement disparu , ce qui ne va pas manquer de se produire, on fera venir des charters de denrées des pays qui se moquent de la planète et comme on n'aura plus que ça à se mettre sous la dent , personne n'y trouvera à redire.A Faÿ aux Loges, près d'Orléans, une usine d'embouteillage de jus de fruits pompe dans la nappe au détriment des agriculteurs et tout le monde trouve ça normal. Et là personne n'attaque en justice.

gaïa94 | 24 juillet 2020 à 20h11
 
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Depuis que la FNSEA a pris les rênes de l'agriculture française et s'est lancée dans son intensification, le nombre d'agriculteurs a été divisé par quatre, en attendant pire si l'on continue dans cette voie. Par contre le nombre d'employés dans toutes les officines qui vivent de l'agriculture sans être agriculteurs, ce nombre et le chiffre d'affaires qui va avec n'ont cessé d'augmenter, et le revenu agricole est devenu la variable d'ajustement des bénéfices de ces officines. Alors, si l'agriculture intensive et polluante doit disparaître, personne de sensé ne la regrettera, et la véritable agriculture, celle qui fait vivre les paysans, celle-là pourra reconquérir la place que l'agro business lui a prise. Ce qui est inadmissible, c'est que l'on rende les défenseurs d'une production non polluante et saine pour le consommateur responsables du désastre occasionné par le lobby agro-chimique qui tient les chambres d'agriculture, sans parler de coopératives qui n'en ont plus que le nom.

petite bête | 28 juillet 2020 à 12h05
 
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Petite bête , vos discours sur la FNSEA sont lassant !
Je suis élu d'une chambre d'agriculture et ne pense pas du tout être un représentant du lobby agro-chimique .
Et oui aux élections aux chambre d'agriculture les listes FNSEA/JA sont largement majoritaires , ne vous en déplaise !

balxha | 28 juillet 2020 à 23h59
 
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petite bête : ce que vous dites est frappé au coin du bon sens mais vous vous trompez si vous croyez que la mort de l'agrobusiness laissera la place à une agriculture responsable, non, ces parasites qui gèrent ces officines de l'agriculture intensive se tourneront vers l'étranger: pourquoi croyez vous que les politiques qui nous gouvernent aient voulu signer le ceta et autres tafta ? Et je ne parle pas des accords qui existent déjà pour alimenter les grandes surfaces en produits provenant de pays bio-réfractaires. Il faudra des décennies de luttes aléatoires pour parvenir à les en empêcher.D'autre part je continue à dire qu'il n'est pas indispensable de pomper dans les nappes pour mettre l'eau en bouteilles ou fabriquer de l'Orangina ou d'autres sodas qui n'ont rien de boissons salutaires.Mais là, il faut s'attaquer à de très gros industriels et c'est bien plus difficile d'obtenir gain de cause.

gaïa94 | 31 juillet 2020 à 17h19
 
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balxha, il se trouve que dans aucun pays on ne considère comme "démocratique" qu'une seule organisation syndicale occupe 90 à 95 des mandats électifs, et c'est pourtant le cas de la FNSEA.
Mais puisque vous êtes dans la partie, soyez assez aimable pour nous donner la composition de la votre. Ce ne sont pas les noms des élus que je demande, mais la répartition des sièges électifs par catégories : nombre de sièges pour les propriétaires, pour les retraités, les forestiers, les employés de la chambre, les coopératives etc...

petite bête | 31 juillet 2020 à 18h25
 
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Petite bête vous trouverez ces info sur le site de l'APCA :https://chambres-agriculture.fr/elections2019/

balxha | 08 août 2020 à 16h41
 
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