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Des chercheurs ont utilisé les arbres pour retracer l'historique des pollutions à Fos-sur-Mer

Risques  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com

Les chercheurs de l'Institut éco-citoyen pour la connaissance des pollutions, du Laboratoire Chrono-environnement et du Centre européen de recherche et d'enseignement des géosciences de l'environnement (Cerege) ont utilisé les cernes des arbres pour évaluer l'historique des polluants atmosphériques présents dans la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-mer (Bouches-du-Rhône).

Les scientifiques français ont ainsi mené une étude dendrochimique qui consiste à réaliser des carottages dans les troncs des arbres âgés. L'étude a permis de déterminer l'année de la formation des cernes et d'identifier les anomalies de la composition chimique du bois.

Deux espèces d'arbres ont été sélectionnées : le pin d'Alep (Pinus halepensis) et le peuplier noir (Populus nigra). Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans la revue Chemosphere. Le peuplier est "un modèle plus pertinent" que le pin pour les études dendrochimiques, soulignent les chercheurs. La concentration mesurée montre "l'industrialisation croissante du territoire". Leurs travaux ont mis en évidence l'exposition du territoire de Fos-sur-Mer à "de nombreux" polluants métalliques. Et particulièrement les principaux métaux et métalloïdes émis par les industries du secteur (aluminium, arsenic, cadmium, cobalt, cuivre, molybdène, zinc). "Entre 1970 et 1990, période au cours de laquelle le territoire a accueilli de nombreuses industries, l'exposition était principalement marquée par le zinc, le cadmium et le mercure", explique le Centre national de la recherche scientifique (CNRS). A partir des années 2000 et de la mise en place des mesures "pour un meilleur contrôle des émissions atmosphériques, les teneurs en ces éléments diminuent". Mais d'autres comme l'arsenic, le chrome, le nickel, le vanadium, l'aluminium ou le fer, "principalement émis par la métallurgie et la sidérurgie très représentées sur la zone, ont augmenté au cours des dix dernières années", ajoute le CNRS.

Cette étude "a mis en lumière la pertinence des méthodes dendrochimiques pour évaluer l'exposition à la pollution atmosphérique dans le temps".

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