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Décarbonation de l'industrie : STMicroelectronics inaugure un système d'aérofreecooling (3/4)

Récupérer les frigories dans l'air extérieur pour refroidir les lignes de fabrication des semi-conducteurs. Tel est le choix de STMicroelectronics qui, avec l'aide de Dalkia, vient d'inaugurer un système d'aérofreecooling sur son site de Rousset.

Energie  |    |  Florence Roussel
Décarbonation de l'industrie : STMicroelectronics inaugure un système d'aérofreecooling (3/4)

Pour le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics, la décarbonation de ses sites industriels passe par la chasse aux consommations d'énergie. Et lorsqu'il a fallu remplacer les cinq groupes froids (« chillers ») obsolètes du site de Rousset (Bouches-duRhône), le groupe a mis en œuvre un projet d'aérofreecooling imaginé de longue date.

Car le froid est un besoin essentiel pour cette usine qui tourne 24 heures sur 24 afin de refroidir les équipements de fabrication grâce à une boucle d'eau froide (18 °C) ou « Process Cooling Water » (PCW). « C'est l'installation technique la plus énergivore, avec 25 GWh consommés par an », confirme Christophe Tosti, directeur facilities STMicroelectronics Rousset. Et donc source d'économies conséquentes. Après dix-huit mois d'études (incluant des maquettes 3D) et de travaux sans interruption de production, la nouvelle installation a été inaugurée, début juin, et fait la fierté de ses concepteurs.

Une réduction de 20 % des besoins

« L'aérofreecooling permet de récupérer des frigories dans l'air extérieur pour refroidir la boucle d'eau au moyen de deux tours de refroidissement de 3 MW chacune. L'ensemble est relié par des échangeurs thermiques et est bien plus efficace car cela se substitue partiellement aux "chillers" existants et ainsi réduit les consommations d'électricité », explique David Campredon, responsable travaux chez Dalkia en région Méditerranée. Économies réalisées : 3 000 MWh par an, auxquels s'ajoutent 1 500 MWh économisés par le remplacement de certains « chillers » par des équipements plus performants contenant un nouveau gaz frigorifique plus vertueux sur le plan du réchauffement planétaire. Soit une amélioration de 20 % par rapport à l'installation initiale.

Une technologie efficace les trois quarts de l'année

Mais les frigories sont-elles bien présentes dans l'air extérieur des Bouches-du-Rhône ? Oui, répond Christophe Tosti : « La technologie peut fonctionner neuf mois de l'année [sauf en été] à des rendements plus ou moins importants, du moment que "la température de bulbe humide" de l'air extérieur – c'est-à-dire la température de l'air saturé d'humidité – est inférieure à 18 °C ». La solution est d'ailleurs accompagnée d'un dispositif de régulation intégrant les « chillers » et qui optimise en autopilotage le rendement de l'installation selon les conditions atmosphériques et les besoins industriels.

Côté financement, les économies d'énergie ont été valorisées par EDF dans le cadre des certificats d'économies d'énergie (CEE) ce qui, selon Christophe Tosti, représente « une partie significative des financements » pour un projet de « plusieurs millions d'euros ». On n'en saura pas plus.

Et maintenant ? L'industriel reconnait que ce genre de travaux est une bonne opération au regard de la hausse des prix de l'énergie. « Cela confirme nos choix et va booster l'émergence de bonnes solutions », estime Christophe Tosti. Tous les sites du groupe abordent la question de la même manière avec, en ligne de mire, l'objectif de neutralité carbone que STMicroelectronics s'est fixé d'ici à 2027. À Rousset, on envisage déjà d'utiliser le concept d'aérofreecooling pour d'autres applications et d'étudier d'autres solutions d'économies d'énergie.

Réactions1 réaction à cet article

 

Savons-nous les quantités d'eau consommées par ce nouvel équipement de refroidissement ?
J'ai bien compris qu'il ne fonctionne pas en période de sécheresse, bien que dans les Bouches-du-Rhône celle-ci dépasse probablement les 3 mois/an, et ça ne va pas en s'arrangeant.
Ca serait dommage d'assister à un effet rebond...

Car au-delà de la neutralité carbone, qui n'a d'ailleurs aucun sens à l'échelle d'une entreprise, il faut penser global et impact environnemental dans son ensemble.

gwakos | 09 août 2022 à 16h47
 
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