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Déchets municipaux dans l'UE des 27 : des traitements variables selon les pays

En 2007, 522 kilos de déchets municipaux en moyenne ont été engendrés par habitant. Une valeur moyenne qui ne parvient toutefois pas à masquer les fortes disparités : 4 pays totalisent par exemple plus de la moitié du volume composté et recyclé !

Déchets  |    |  Carine Seghier Actu-Environnement.com
En 2007, 522 kilos de déchets municipaux ont été engendrés par habitant en moyenne dans l'Union européenne à 27. C'est ce qui ressort d'une publication de l'Office statistique des communautés européennes Eurostat et du communiqué publié lundi 9 mars.

Les pays de l'ex-UE 15 en tête de peloton des gros producteurs…

Le volume de ces déchets, constitués, pour une large part, des déchets générés par les ménages, varie considérablement d'un État membre à l'autre : de 294 kg/hab/an en République tchèque à 801 kg/hab/an au Danemark !
Plus de 750 kg de déchets ont aussi été générés par personne au Danemark, en Irlande et à Chypre. Le Luxembourg, Malte et les Pays-Bas ont enregistré des volumes compris entre 600 et 750 kg par personne. L'Autriche, l'Espagne, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, la France, l'Estonie, la Suède et la Finlande ont affiché des volumes variant entre 500 et 600 kg. La Belgique, le Portugal, la Bulgarie, la Hongrie, la Grèce, la Slovénie et la Lituanie ont quant à eux affiché des volumes compris entre 400 et 500 kg de déchets municipaux par personne. Les volumes les plus bas, inférieurs à 400 kg par personne, ont été relevés en Roumanie, en Lettonie, en Pologne, en Slovaquie et en République tchèque. Parmi les pays de l'ancienne UE-15, seuls le Portugal, la Belgique et la Grèce restent en dessous d'une demi-tonne.

… mais qui enfouissent le moins

Concernant les méthodes de traitement, la moyenne européenne cache une forte disparité dans les modes de traitement des États membres. Selon l'Office statistique des communautés européennes Eurostat, en moyenne 42% des déchets ont été mis en décharge, 20% incinérés, 22% recyclés et 17% compostés.

Les États membres présentant les parts les plus importantes de déchets municipaux mis en décharge (dépôt de déchets dans ou sur le sol, notamment dans des décharges spécialement conçues, et le stockage temporaire de plus d'un an) sont la Bulgarie (100%), la Roumanie (99%), la Lituanie (96%), Malte (93%) et la Pologne (90%). L'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, la Suède et le Danemark sont ceux qui les enfouissent le moins.

Les pourcentages les plus élevés de déchets municipaux incinérés ont été observés au Danemark (53%), au Luxembourg et en Suède (47% chacun), aux Pays-Bas (38%), en France (36%), en Allemagne (35%) et en Belgique (34%). Onze États membres n'ont pas du tout recouru à l'incinération , précise Eurostat. Il s'agit de la Bulgarie, l'Estonie, l'Irlande, la Grèce, Chypre, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la Roumanie, la Slovénie.

Selon l'Office statistique des Communautés européennes, les champions du recyclage (opération de valorisation par laquelle les déchets sont retransformés en produits, matières ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d'autres fins) ont été l'Allemagne (46%), la Belgique (39%), la Suède (37%), l'Estonie et l'Irlande (34% chacun).

Côté compostage (traitement des matières biodégradables), c'est en Autriche (38%), en Italie (33%) ainsi qu'au Luxembourg et aux Pays-Bas (28% chacun) que le compostage des déchets municipaux a été le plus fréquent, alors qu'il n'a pas été pratiqué en Bulgarie, à Chypre et en Roumanie. Seuls 4 pays réussissent à totaliser plus de la moitié de compostage et de recyclage: l'Allemagne (64%), la Belgique (62%), les Pays-Bas (60%) et l'Autriche (59%).

Précisons que les déchets municipaux sont constitués, pour une large part, des déchets générés par les ménages. Ils n'incluent pas les déchets agricoles et industriels, mais incluent les déchets similaires générés par les petites entreprises et les bureaux et collectés par les services municipaux et cette proportion de déchets municipaux peut varier d'une commune à l'autre et d'un pays à l'autre, en fonction du système local de gestion des déchets , observe l'Office statistique. Notons enfin que ces données concernent uniquement les déchets traités dans l'État membre et ne tiennent pas compte des déchets exportés en vue de leur traitement.

Réactions2 réactions à cet article

 
Déchets municipaux

Bonjour,

La gestion des déchets est un problème récurent qui réclame une gestion rigoureuse et constante.
Or, même s'ils veulent résoudre ce problème, peu d'élus sont suffisamment motivés et compétents pour résoudre ce problème.
Il est vrai que cette gestion est peu valorisante, et pose souvent des problèmes d'implantation.
Pourtant le premier élément de cette gestion est le tri a la source suivi de centres de tri. Cette première étape est celle qui devrait retenir toute l'attention puisqu'elle est la plus acceptée par les populations et qu'elle permet de récupérer des matières premières a moindre coût tout en procurant des emplois.
Cependant la complexité du tri des déchets recyclables en particulier des plastiques) rend le tri a la source peu performant surtout en habitat vertical ou dans les zones subissant un "turn over" important.
Sachant que les déchets non recyclables (emballages plastiques minces) non rien a faire dans une installation de compostage ou méthanisation, de même que les déchets organiques (humides) ne devraient pas se trouver a l'entrée d'un incinérateur,
Je pense qu'un tri plus simple basé sur la notion de "déchets secs et déchets humides" permettrait d'orienter:
- les déchets humides directement vers les installation de compostage et méthanisation,
- les déchets secs vers des centre de tri qui permettraient de récupérer un maximum de récupération matière et les non recyclables seraient envoyés vers les installations de valorisation énergétique.
Seuls les refus de ces deux traitements (avec un faible taux d'humidité) seraient orientés vers les installations de valorisation énergétique.
Cela permettrait donc d'obtenir un taux d'enfouissement minimal!

R.B.

RB | 12 mars 2009 à 23h21
 
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Intéressantes statistiques

"There is room for improvement" comme disent les anglais.
On peut faire beaucoup mieux en france.Les pays nordiques sont bien sûr les plus vigilants.
Les français on l'air d'être plutôt méditerranéens.
Mais est-ce une question de culture ou d'éducation ? Alors renforçons l'éducation

nicopoum | 14 mars 2009 à 20h22
 
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