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Déconfinement et vélo : « On va faire en quelques semaines ce qu'on avait prévu de faire en plusieurs années »

Rapide à mettre en place et peu coûteux en termes d'infrastructures, le vélo gagne ses galons comme une alternative crédible aux transports en commun et à la voiture dans un contexte de déconfinement.

Interview vidéo  |  Transport  |    |  Romain Pernot  |  Actu-Environnement.com

Comment faciliter le retour au bureau sans les transports en commun mais sans voir apparaître des « mégabouchons » ? C'est la crainte de nombreuses collectivités, surtout dans les grandes villes. « Il est hors de question que nous nous laissions envahir par les véhicules et la pollution, parce que cela aggraverait la crise sanitaire, a ainsi lancé la maire de Paris, Anne Hidalgo, lors du conseil municipal du 28 avril. La pollution est déjà en soi une crise sanitaire. Conjuguée au coronavirus, c'est un cocktail dangereux. » Le préfet de police de Paris est, lui aussi, inquiet : « Il faudra sans doute prendre des mesures de régulation du trafic, a prévenu Didier Lallement. Nous allons surveiller la circulation. Pas question d'être submergés ».

Face à ce risque de congestion, le vélo est une réponse crédible, indiquent tous les promoteurs de ce mode de transport. Et le déconfinement en préparation est l'occasion d'accélérer la création de pistes cyclables temporaires dans toutes les villes. Concrètement, il s'agira de supprimer une file de circulation ou de stationnement, pour y mettre une piste cyclable délimitée par des barrières amovibles. Ces séparations physiques permettront, selon le Collectif Vélo Île-de-France qui regroupe plus de trente associations cyclistes franciliennes, de convaincre les usagers de privilégier le vélo.

En Île-de-France, le tracé de ces pistes s'inspirera notamment du projet RER V, un réseau cyclable de 650 km à l'échelle de tout le territoire, proposé à la Région en janvier 2020 par le Collectif Vélo Île-de-France. Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, s'est engagée récemment à financer le projet à hauteur de 300 millions d'euros, soit 60 % du coût global. « Une partie de ce financement pourra être utilisée pour ces pistes temporaires. On est sans doute sur un ordre d'un ou deux millions d'euros, parce qu'on est sur des infrastructures légères. Le but c'est que ce ne soit pas cher et facile à installer », précise Jean-Sébastien Catier, porte-parole de l'association Paris en Selle.

La crise du coronavirus va-t-elle donner un coup d'accélérateur au développement de la mobilité douce ? Pour Stein van Oosteren, porte-parole du Collectif Vélo Île-de-France, cela ne fait aucun doute. « On va arriver à faire en quelques semaines ce qu'on avait prévu de faire en plusieurs années. On n'est pas seulement en train de répondre à une crise sanitaire. Cela va aussi accélérer la préparation de l'avenir en rendant le territoire cyclable et en donnant à chaque Français et Française le choix de la mobilité active ».

Réactions3 réactions à cet article

 

Bonjour,

Le retour du vélo est une bonne idée.La création de pistes cyclables est intéressante. Je pense qu'il aurait été aussi important de penser également à l'achat de vélos électriques ou non avec une participation de l’État et des Régions.
A méditer...

stanley50 | 04 mai 2020 à 11h14
 
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Enfin!

gaïa94 | 04 mai 2020 à 17h10
 
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Ben en sarthe on s'approprie les anciennes lignes de chemin de fer à voie unique pour faire des pistes cyclables, la dépense est pas énorme 100000€ du km, il doit y avoir 70 km, avantage pas de côtes, pour le reste remplacer une voie de stationnement par une piste cyclable est le meilleur choix, les parkings ne manquent pas, et en ville il faut faire comme au japon, pas de garage pas de voiture, personne n'a le droit d'utiliser le bien commun comme le sien propre et quand je vois cramer les véhicules dans les cîtés, je ne vais surtout pas les plaindre, c'est tout de même un abandon sur la voie publique.

pemmore | 04 mai 2020 à 19h59
 
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