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Directive oiseaux : la LPO porte plainte contre l'Etat français

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) célèbre les 40 ans de la directive oiseaux en déposant une plainte contre la France devant la Commission européenne. L'association estime que Paris enfreint régulièrement ce texte à travers sa réglementation de la chasse et de la protection des espèces d'oiseaux chassées.

Les manquements relevés par l'ONG portent sur la chasse des oies grises après le 31 janvier, la pratique de la chasse aux gluaux en Provence-Alpes-Côte d'Azur, ainsi que l'absence de mesures de conservation suffisantes concernant plusieurs espèces chassées. Parmi celles-ci le Courlis cendré et la Tourterelle des bois, mais aussi une vingtaine d'autres espèces inscrites sur la liste rouge de l'Union internationale de conservation de la nature (UICN).

La LPO estime avoir aujourd'hui "toute légitimité" pour porter plainte devant l'exécutif européen, après avoir épuisé les voies de recours internes. L'association a en effet porté préalablement les contentieux relatifs aux oies ainsi qu'aux gluaux devant le Conseil d'Etat.

Réactions4 réactions à cet article

 

Je me souviens d'un temps où les chasseurs demandaient systématiquement que n'apparaisse pas dans les documents d'objectifs (DOCOB) de sites désignés au titre la directive Oiseaux la chasse comme menace pour les espèces de l'annexe II. L'affirmation que tirer dans la nature les espèces chassables ne perturbait en rien les autres était une fable que les préfets entendaient sans sourciller.
Il a fallu que le France soit condamnée par Bruxelles, reconnaissant ainsi officiellement la chasse comme activité perturbatrice, pour que cette tartufferie prenne fin. Malheureusement pour la biodiversité sauvage et les autres "utilisateurs" de la nature, il en reste bien d'autres à démonter.

Pégase | 02 avril 2019 à 13h27
 
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Rectificatif : il s'agit bien sûr des espèces listées à l'annexe I de la directive Oiseaux. Mon doigt a dû appuyer trop longtemps sur la touche du i + MAJ. Mea culpa.

Pégase | 02 avril 2019 à 15h41
 
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Pégase, hormis se baser sur des convictions unilatérales de consommateurs ponctuels de l'espace rural avec une forte propension à humaniser les animaux, sur quelles bases scientifiques vous appuyez-vous? Une fois de plus les décisions sont prises par des décideurs à la science infuse convaincu par le bien fondé de leur pensée lors de discussion de canapé… Comment peut-on interdire la chasse d'une espèce comme l'oie cendrée (et non grise) au mois de février en sachant que cette dernière est gazée en Hollande à même leurs site de reproduction… Ce sont des dizaines de milliers de "Bébé oies" qui sont massacrés avant même de pouvoir prendre leur envol!!! Les ONG interviennent elles contre ces massacres pouvant s'apparenté à certaines actions noires de l'histoire humaine puisque certains veulent humaniser les animaux… Concernant les effets perturbateurs de la chasse, activité rurale encadrée et historique… Comment pouvez-vous citer cette dernière et la définir comme cible sans mettre un focus sur toutes les activités humaines, lumière, bruit, pollutions diverses et variées (poubelles dans les bois que les chasseurs ramassent) quads, circulation routière, urbanisation… Et j'en passe… Nous posons nous la question de l'impact sur les espaces naturels des pays que nous exploitons à outrance pour le bien être de nos citadins? Bonne réflexion!

vascob02 | 25 avril 2019 à 09h17
 
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@vascob02 :
- concernant "les consommateurs ponctuels de l'espace rural" : savez-vous qu'habitent aussi en milieu rural une grande majorité de gens qui ne chassent pas et qui aimeraient beaucoup ne pas subir le risque de se prendre une balle en période de chasse en empruntant les chemins, les routes ou même chez eux ?
- concernant le gazage des oies aux Pays-Bas : ce n'est pas parce que nos voisins font des conneries (soit dit en passant demandées par les agriculteurs) qu'on doit chez nous autoriser des dérogations à tirer en février les oies en pleine migration. D'ailleurs, il doit bien y avoir un petit souci juridique puisque le Conseil d'Etat retoque chaque année (mais après que les fusils aient pu tirer tranquillement...) les arrêtes ministériels de prolongation sur février !
- concernant le ramassage des déchets : quand je ne trouverai plus quantité de douilles et de bourres plastique de calibre 12 dans la nature, je vous croirai !
- concernant les effets perturbateurs de la chasse : il n'y a plus grand monde pour ne pas comprendre que tirer avec un fusil et tuer des animaux n'entraine pas chez les autres une peur panique et une fuite, donc un dérangement important. La France a d'ailleurs bien failli se faire condamner par Bruxelles au début des années 2000 pour écrire dans les documents d'objectifs des sites Natura 2000, sous la contrainte des chasseurs, que la chasse n'est pas une activité perturbatrice. Là aussi, il y a une base juridique !

Pégase | 25 avril 2019 à 12h02
 
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