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L'eau et les changements climatiques : les quatre chiffres clefs de l'ONU

Le nouveau rapport sur l'eau et les changements climatiques de l'Organisation des Nations unies montre une augmentation des prélèvements d'eau mais également de la pénurie dans le monde. Il appelle à une mobilisation des États.

Infographie  |  Eau  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

« Si nous sommes vraiment déterminés à limiter l'augmentation de la température mondiale à moins de deux degrés Celsius et à réaliser les Objectifs de développement durable (ODD) pour 2030, nous devons agir immédiatement, alerte Gilbert Houngbo, président d'ONU-Eau et du Fonds international de développement agricole (FIDA). Nous disposons de solutions de gestion de l'eau et du climat mieux coordonnées pour lesquelles chaque secteur de la société a son rôle à jouer. On ne peut plus se permettre d'attendre ». Le dernier rapport des Nations unies sur l'eau et les changements climatiques montre ainsi que l'utilisation mondiale d'eau a été multipliée par six au cours du XXe siècle et continue de progresser d'environ 1 % par an. Selon le rapport, le monde pourrait être confronté à un déficit en eau de 40 % d'ici 2030 si rien n'est fait pour inverser cette tendance. À cela s'ajoute une amplification du stress hydrique. Près de 1,6 milliard de personnes, soit plus d'un quart aujourd'hui de la population mondiale, est confronté à des pénuries d'eau. Sans changement, près de 52 % de la population mondiale vivra dans des conditions de stress hydrique d'ici 2050.

Dans le même temps, entre 2001 et 2018, environ 74 % de toutes les catastrophes naturelles survenues sont liées à l'eau.

« Nous aurions tort de ne voir la question de l'eau que sous l'angle d'un problème ou d'une insuffisance, souligne toutefois Audrey Azoulay, directrice générale de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). Une meilleure gestion de l'eau peut appuyer les efforts visant à atténuer et à s'adapter aux effets des changements climatiques ». Reste désormais aux États à se saisir réellement de la question.

Réactions3 réactions à cet article

 

Bonjour ! tel que le montre la carte sur les puniries d'eau, la couleur noir semble toucher + de 50% de la population mondiale, et la région Méditerranéenne n'est pas en reste.
c'est pourquoi la problématique du dérèglement climatique est + qu'a l'ordre du jour; elle devient une question de vie sur terre.
pensons à faire restaurer les espaces forestiers dégradés et pourquoi pas les élargir par la création de puits de carbone. A+

DAOUD | 25 mars 2020 à 09h27
 
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On doit aussi bannir de la SAU les cultures nécessitant déjà de l'irrigation même hors contexte de réchauffement climatique (maïs en tête), miser sur les cultures non irriguées et à bas niveau d'intrants pour nourrir le bétail (sorgho, millet, etc.), revenir à des prairies permanentes et conserver / restaurer les zones humides.
Ce qui suppose de renverser la table du modèle agricole actuel. Mais notre président en campagne ne nous promettait-il pas justement de renverser la table ?

Pégase | 01 avril 2020 à 21h54
 
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En France, depuis 30 ans la pluviométrie ne change pas mais c'est la répartition annuelle des pluies qui se dégrade : fortes précipitations l'hiver et sécheresse l'été. On réglera le problème en veillant à ce que les rivières ne rejettent pas plus que 30% des précipitations , pour cela il faut faire des réserves collinaires en tête de bassin pour capter les ruissellements de surface, réguler le débit des rivières à partir de ses réserves (ce qui limitera les inondations et les assecs, exactement ce qui a été fait pour la Seine avec les quatre grands lacs) ) , recycler l'eau dans les sols (donc aucun rejet en rivière) et végétaliser au maximum l'été. La suppression des retenues sur les cours d'eau provoquent des inondations et un assèchement du bassin, les retenues créent des zones humides qui maintiennent l'eau dans le bassin versant et il est interdit d’assécher les zones humides.
Concrètement il faut de tout urgence reconstruire les ouvrages détruits depuis 20 ans et en construire d'autres : pour compenser les prélèvements dans les nappes phréatiques (et donc ne pas épuiser les nappes l'été) chaque bassin versant doit avoir un volume d'eau de surface équivalent à la consommation humaine (potable, industrie et nucléaire) plus le volume d'eau nécessaire à la végétalisation des surfaces l'été (villes et campagnes) c'est à dire 2000m3 à l'hectare ou 4000m3 à l'hectare pour le maraichage (globalement une surface végétale a besoin de 200l d'eau par m2 l'été )

laurent | 03 mai 2020 à 03h33
 
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