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Eaux de Marseille : toutes les pollutions mènent aux plages ?

Prévention ou réelle pollution ? Cet été, les plages marseillaises ont enregistré une quinzaine de fermetures. Si malgré tout, la qualité des eaux de baignade reste globalement bonne, la ville s'est engagée dans une démarche qui vise à réduire les multiples sources de pollution.

Reportage vidéo  |  Eau  |    |  Baptiste ClarkeActu-Environnement.com
Eaux de Marseille : toutes les pollutions mènent aux plages ?

Dix-sept depuis le 28 mai. C'est le nombre de fermetures de plages enregistrées sur la ville de Marseille. En cause, les épisodes pluvieux violents, les pollutions de l'Huveaune, un cours d'eau qui longe la côte et capte les pollutions, et dans une moindre mesure, les incidents techniques sur les réseaux et le comportement du public.

A noter aussi que le système de surveillance des eaux de baignade, très performant avec des analyses consolidées obtenues chaque jour en 3 heures environ, permet une prévention efficace, mais entraîne dès lors de nombreuses fermetures.

Si les autorités sanitaires estiment que malgré tout, la qualité des eaux marseillaises reste globalement bonne, la ville semble avoir pris le problème à bras-le-corps. Alors que la performance de la station de traitement des eaux enterrée de la ville a été améliorée, des travaux ont été engagés sur les bassins de rétention, lesquels seront améliorés à partir de 2017.

Réactions7 réactions à cet article

 

Il me semble pour pouvoir qualifier de "prendre le pb à bras-le-corps" qu'il faudrait surtout :
- éviter de saturer les stations d'épurations avec des "eaux grises" (celles des salles de bains) mélangées aux "eaux noires "celles des toilettes". En effet il existe la possibilité de filtrer les eaux grises pour les réemployer dans les toilettes et le lave linge.
- prévoir des puits perdus pour les eaux pluviale collectés par les toitures pour les logements neufs mais aussi proposer une participation aux travaux lors de la réfection de voirie par exemple. La pelleteuse étant sur place, le coût est moindre pour l'évacuation de la terre et la livraison des buses. De nombreux particuliers et Régie d'immeuble pourraient être intéressés.
Voilà des moyens simples de gérer le problèmes en amont, non ?

CPTJAN | 04 septembre 2014 à 09h23
 
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Bonjour,
Reportage très intéressant ! Bravo à Baptiste Clarke !
Le contrôle au niveau plages et eaux de baignade semble bien fait, mais les pbs sont en AMONT:
==> il faut SEPARER les Eaux Usées et les Eaux Pluviales:
1) les eaux usées en collecte ''tout à l'égout'' amenées vers STEP Géolide
2) les eaux pluviales injectées dans des ''puits perdus'', creusés au niveau des bâtiments / quartiers, lors de la construction, permettant d'alimenter la nappe phréatique en local ou faire des retenues d'eau pluviale.
--> ceci évite de ''diluer les eaux usées'', ce que les STEP et bactéries travailleuses n'aiment pas car ça leur casse la baraque !
--> il est clair que la pratique du passé de ''tout larguer dans la vaste Mer'', sur-pratiquée pour ces agglomérations de bord d'eau (fleuves, rivières, mers et océans) n'est plus de mise..
J'avais vu il y a qqs années un reportage sous-marin par équipe Cousteau, je crois, en face de Toulon: édifiant et scandaleux ! Pourtant une grande ville et métropole. Idem du côté de certaines calanques où des pseudo-citoyens indignes prennent plaisir à larguer leurs m....s, sans que ça ne les gêne !
Que le Huveaune soit pris par certains comme collecteur de pollution et de détritus (comme ce qui fait le Vortex-Trash dans le Pacifique et ailleurs ! Voir 7ème Continent ! c'est édifiant) est proprement SCANDALEUX ! A surveiller et corriger très en amont
Au niveau agglo Marseillaise, il y a donc du taff pour remettre les choses d'équerre, Mr Gaudin & co.
A+GW

Guydegif(91) | 04 septembre 2014 à 10h14
 
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La réutilisation des eaux grises n'est pas si simple. En maison individuel l'équipement ne vaut pas le coup. En immeuble (neuf) cela peut être intéressant surtout que la chaleur des eaux grise peut aussi être récupérer.

La vraie solution à mon sens c'est déjà de séparer les réseaux. Les réseaux unitaire n'ont plus lieu d'être.
Le bassin de rétention construit pourrait ainsi servir au traitement des eaux pluviales par filtre planté. Si marseille à la place pour un bassin de 50 000 m3 ils peuvent trouver la place pour des traitements extensifs.
Par ailleurs, j'espère que le bassin s'il est construit pour les eaux unitaires sera couvert et l'air filtré. Sinon, avoir construit une STEP enterrée n'aura servit à rien.


Enfin das votre reportage on voit la pollution de l'Huveaune. Une pollution répendue en France dans les cours d'eau urbains.
Si on peut faire en sorte de mettre en conformité les rejets, on ne peut rien faire contre le comportement des gens. Tant que les habitants ne comprendront pas qu'un déchet au sol fini toujours dans l'eau on n'avancera guère. Oui, la notion de "tout à l'égout" a fait bien du mal dans l'esprit des gens.

Bon courage à Marseille pour cette reconquête de la qualité des eaux.

Terra | 04 septembre 2014 à 10h17
 
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Tres bon reportage, cependant le passage expliquant la relation entre fortes pluies et pollution des plages est un peu trop rapide. Fortes pluies à Marseille (où le reseau est unitaire) implique saturation de la station Géolide qui envoie tout en masse à la mer (pas d'épuration donc). Les bassins de stockage qui sont présentés dans cette vidéo ne serviront non pas à stocker l'eau de pluie, mais à stocker le mélange pluie+eaux usées pour que la station les traite. La question à laquelle ne répond pas ce reportage est de savoir si on ne ferait pas mieux d'investir cet argent dans la mise en place d'un réseau séparé : Eaux de pluie / eaux usées. D'autant que les prévisions climatiques pour les années à venir (changement climatique) annoncent que les fortes pluies seront plus intenses et nombreuses (=> plus de bassins de stockage encore pour les années à venir ? on en sort plus!!)

Reseau unitaire dans une si grande ville ??? | 04 septembre 2014 à 22h31
 
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Séparer les réseaux ! un Must !
J'abonde dans le sens du commentaire ci-dessus du 4/09 22:31: c'est EXACTEMENT ça le pb !
'' Les bassins de stockage qui sont présentés dans cette vidéo ne serviront non pas à stocker l'eau de pluie, mais à STOCKER le MELANGE pluie+eaux usées pour que la station les traite. La question à laquelle ne répond pas ce reportage est de savoir si on ne ferait pas mieux d'investir cet argent dans la mise en place d'un réseau séparé : Eaux de pluie / eaux usées.''
Voir mon commentaire du 4/09 10:14: eaux de pluie dans ''puits perdus'' à creuser et ''bassins de rétention'' à constituer !
That's it ! Mr Gaudin à vos starting blocks, svp !...et ça créera des emplois et des jobs, pour partie sans besoin de trop de qualifs.
YA+KA
A+ Salutations
Guydegif(91, 68 et 30))

Guydegif(91) | 05 septembre 2014 à 09h52
 
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@ "Réseau unitaire..." et Guydegif.

Vous avez raison, ces bassins de rétention vont bien stocker ce mélange avant de le renvoyer à la station pour être traité.

Et effectivement, il peut y avoir des déversements en sortie de station en cas de très fortes pluies, la station n'ayant pas la capacité pour traiter tout ce fameux mélange.

Quant au remplacement du réseau unitaire par un réseau séparé, il semble que cela ne soit pas au programme ; la Seramm et la Métropole l'expliquent simplement, il faudrait peut être des 10aines d'années, dans une zone très ancienne, très urbanisée, occasionnant un dérangement monstre et à coût exorbitant. Néanmoins, il semblerait que certaines autres communes aient fait ce choix...mais les contraintes sont à chaque fois différentes. A ce jour, il semblait plus efficace, pour obtenir des résultats rapides, de construire ces bassins de rétentions.

En vous remerciant de vos commentaires,

Baptiste Clarke

BC | 05 septembre 2014 à 16h44
 
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à BC
1 remise en question et 1 réponse/solution !
1) Stocker le mélange puis le traiter pose le gros pb de la ''dilution'': les bactéries ne s'y retrouvent pas et font mal leur boulot ! Tout Biochimiste ou spécialiste-STEP vous dira ça ! Ceci n'est PAS BON ! En plus un tel gros volume dilué en cas de fortes pluies risque de faire déborder les bassins de la STEP....donc direct à la mer sans traitement ! PAS BON pour les plages et les baigneurs, à l'instant t, donc on interdit l'accès des plages, MAIS il y a aussi dépôts, donc souillures, et ça, ça va au-delà de l'instant t. Pas bon !
2) Séparer réseau eaux Usées et eau de pluie: c'est possible SANS défoncer les routes, rues et quartiers !
Là, où poser une nouvelle conduite séparée pose pb, Il suffit de mettre 1 conduite à l'INTERIEUR l'une de l'autre, avec diamètres ad hoc pour débits respectifs: 1 plus petite conduite eau-pluie à l'intérieur de la conduite-eaux-usées, conduisant l'eau-pluie à un ou des bassins de retenue, à défaut d'être injecté dans un ou des ''puits perdus''.
A un point de collecte, au pied d'un bloc d'appart, par ex, on connecte Eaux-Usées et Eau-pluie à LA conduite ad hoc respective.
Ceci mérite d'être regardé sérieusement par les gars du SERAMM, avant de dire que: pas possible et fatalité !
NB.: Pour les nouveaux quartiers, prévoir 1 conduite eaux-usées et pour eau de pluie, soit injecter en local dans un puits perdu ou connecter à la 2ème conduite vers un bassin de retenue.
YA+KA expérimenter! A+ G

Guydegif(91) | 05 septembre 2014 à 17h56
 
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