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Actu-Environnement

Energies renouvelables : le rôle clé des collectivités territoriales

En traduisant concrètement les objectifs nationaux et en mettant à disposition plusieurs leviers d'action, les collectivités territoriales occupent une place de premier plan dans le développement des énergies renouvelables.

Energie  |    |  Clément CyglerActu-Environnement.com

Avec l'adoption du paquet énergie-climat en 2009, l'Europe s'est dotée d'une politique ambitieuse pour déployer rapidement les énergies renouvelables (EnR) sur son territoire, tout en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre. Ces objectifs européens ont été déclinés par chaque Etat membre en fonction des caractéristiques nationales du secteur de l'énergie, mais ont rarement été traduits à l'échelon local. Pourtant, les collectivités territoriales ont également un rôle central à jouer dans la création d'un cadre favorable et incitatif au développement des EnR. Afin d'illustrer l'importance de ces acteurs locaux, la Caisse des dépôts (CDC) Climat a publié une étude intitulée "Le rôle des collectivités territoriales dans le soutien public aux énergies renouvelables". En détaillant quelques exemples européens menés dans des filières renouvelables, ce rapport précise la diversité des leviers d'actions rencontrés au niveau local.

Faciliter les démarches administratives

"Si les collectivités locales n'ont que peu de leviers directs de financement pour le développement d'infrastructures d'énergies renouvelables, elles peuvent néanmoins intervenir à toutes les étapes des projets", souligne la CDC Climat. En effet, les collectivités s'appuient sur la connaissance du territoire pour promouvoir les EnR ainsi que sur "la possibilité de gérer efficacement les interactions entre les différentes parties prenantes des projets". Les élus locaux peuvent ainsi influencer le développement de la production décentralisée d'EnR au travers de la réhabilitation ou de l'exploitation de leur patrimoine. L'élaboration de documents de politique environnementale locale incite également les acteurs du territoire à mettre en place les infrastructures d'EnR, notamment en facilitant certaines démarches administratives. Issus du Grenelle de l'environnement, plusieurs outils infra-nationaux comme le Schéma régional du climat, de l'air et de l'énergie (SRCAE) ou le Plan climat énergie territorial (PCET) encadrent les mesures des collectivités en matières d'EnR en France.

 
Focus sur les aides européennes Entre 2007 et 2009, l'aide européenne accordée aux énergies renouvelables s'élevait à environ 9,8 milliards d'euros, principalement sous forme de prêts accordés par la Banque européenne d'investissement (BEI). Relativement modeste, ce soutien encourage la maîtrise de la demande en énergie, l'efficacité énergétique et le développement des EnR. En outre, une part significative de cette aide cible avant tout les projets portés par les collectivités territoriales. "En termes de moyens, [ce soutien] peut apporter un appui financier aux actions de facilitation des collectivités (sensibilisation, formation, réglementation locale), proposer une assistance technique (volets prospectif, financier et opérationnel) ou contribuer directement à la viabilité économique des projets, par l'octroi de subventions et d'autres outils financiers (prêts, prises de participation, garanties)", détaille l'étude de CDC Climat.
 
La prescription des EnR dans les politiques d'urbanisme et d'aménagement du territoire est également un levier reconnu. A Barcelone, le Conseil municipal a par exemple, voté en 2006 une première norme urbaine en Europe qui impose une couverture minimale des besoins en eau chaude sanitaire de bâtiments par l'utilisation d'énergie solaire. Cette ordonnance solaire exige de couvrir 60 % de la demande par du solaire thermique dans les bâtiments neufs, en rénovation ou changeant d'usage, qu'ils soient publics ou privés. En France, les maires peuvent aussi, depuis 2005, recommander l'utilisation d'EnR pour l'approvisionnement énergétique des constructions neuves. Mais, cette possibilité reste peu utilisée à cause d'une centralisation territoriale historique qui limite l'autonomie et l'initiative de ces collectivités.

Prêts bonifiés, SEM, SCIC : de nouvelles structures contractuelles

Pour le développement des EnR, l'étude de la CDC Climat note également l'importance des "aides au financement, principalement sous forme de subventions régionales, et la mise en place de structures contractuelles innovantes". Dans l'hexagone, de nombreux partenariats public-privé se sont mis en place ces dernières années, permettant à la collectivité "d'élargir son champ d'intervention sans pour autant réviser son périmètre de compétences". Plusieurs modèles sont disponibles comme les dispositifs régionaux de prêts bonifiés, les sociétés d'économie mixte (SEM) ou encore les sociétés coopératives d'intérêt collectif (SCIC). En outre, l'implication des collectivités territoriales est un facteur clé de réussite pour certains projets de production d'EnR car elle participe à l'effort de pédagogie et de sensibilisation. Menées principalement par des agences locales de l'énergie et par des espaces info énergie, ce type d'actions permet de sensibiliser la maîtrise d'ouvrage et d'œuvre à l'intégration d'EnR dans leur projet, et de diffuser des informations de qualité aux citoyens et acteurs locaux.

Cependant, en analysant la situation des collectivités françaises, la CDC Climat précise que les leviers d'action des collectivités sont inégalement utilisés. "La marge de manœuvre de ces dernières dépend en effet de plusieurs paramètres : orientations des politiques industrielles et énergétiques nationales, qui restent centralisées, évolution des modalités de mise en œuvre des dispositifs de soutien et des régimes réglementaires applicables aux filières, délais de publication des mesures d'application des lois environnementales", énumère l'étude.

Réactions29 réactions à cet article

 

Cette analyse rejoint notre propre conviction de l'implication incontournable des collectivités dans des structures résultant de la conjonction entre:
- la croissance des Enr avec une rune nécessaire recherche de leur bénéfice à l'échelle locales,
- le développement des Smart Grids qui conduiront à de nouvelles architectures de réseaux bien plus décentralisées.
Herve Rannou

hrannou | 05 décembre 2011 à 20h05
 
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A chaque fois qu'on parle des énergies renouvelables, on nous dessine des éoliennes.Parce que c'est facile !Résultat, on ne développe pas la biomasse , on ne finance plus la recherche...on tombe dans la finance et le business éolien.
Bravo, messieurs les promoteurs !

LES énergies renouvelables | 05 décembre 2011 à 22h49
 
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En Loire Atlantique, la presse locale donne la parole aux techniciens qui détiennent ""leur"" vérité sur l'éolien, mais pour les Associations qui ont un avis à donner, il n'est pas possible de faire publier nos commentaires... Des Enquêtes Publiques restent vierges faute de d'avertir les riverains par voie de presse, les panneaux sur sites étants souvent invisibles... En exemple, le Parc éolien de Sion les Mines, en construction, où il n'est pas possible d'obtenir des infos en Mairie, en Préfecture ou auprès des installateurs pour les machines au ras des routes sans zone de sécurité en cas de chutes (toujours possible) et pour les câbles HT qui traversent tous les hameaux sur 17 Km entre Sion et Derval, seul lieu de raccordement ERDF... Autre exemple, le Commissaire Enquêteur pour le Parc éolien de Nort sur Erdre et Saffré, préconise dans sa conclusion, qu'il faudra arrêter les machines lors des cérémonies au Maquis de Saffré, haut lieu de la Résistance, et de mettre en place des panneaux pour signaler le danger des éoliennes trop près des routes et de l' Oratoire du Maquis...

triton | 06 décembre 2011 à 11h09
 
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A lire les post de ci, de là, pas grand monde est prêt à accepter la présence des éoliennes, tristes symbole de notre siècle dans la laideur, la gabegie, l'inefficacité et la démagogie.
Si j'analyse bien, donc, une majorité de citoyens est contre...
Alors, pourquoi continuent-elles à proliférer ???
Que pouvons nous, que devons nous faire, et jusqu'où sommes nous prêt à aller pour stopper cette gangrène ?
La voilà la question.
Le reste n’est que palabre d’enfant.
Tireman.

Tireman | 06 décembre 2011 à 14h28
 
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quelle agressivité maladive à l'endroit des éoliennes !!! je ne vais pas reprendre les propos des réactions précédentes .simplement vous demandez ou est le bon sens une énergie renouvelable, inépuisable,intermittente certes mais la gabegie est dans le nucléaire:l'énergie récupérée dans une centrale nucléaire n'est que de 30% ,combien de vies humaines perdues dans l'extraction de l'uranium sans compter la vie de nos otages disparus ;combien de tués par accident au pied d'éoliennes...
les anti-éolien ne se seraient-ils pas empressés de mettre en boucle sur le net l'information..? l
Quel serait l'impact d'un accident tel que Terchnobil ou Fukushima pour la balance de paiement Française une fois que le discrédit aura été porté sur la production agricole exportée et l''anéantissement ,pour des générations d'agriculteurs , de leur outil de production Pensons-y lorsqu'on affirme des inepties liées à l'impact sur le paysage des éoliennes ou à leur dangerosité...

pastrou | 06 décembre 2011 à 18h33
 
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Bonjour Pastrou.
« agressivité maladive à l'endroit des éoliennes » ?
Quand le patron de Planète éolienne évoque « l’impérialistes paysagers », c’est avec une ineffable douceur ???
Laissons donc le coté subjectif de l’affaire, et parlons chiffres.
Vous dites : « : l’énergie récupérée dans une centrale nucléaire n'est que de 30%... »
Je suppose que vous voulez évoquer le « rendement énergétique » ?
En effet, le rendement d’une centrale classique est de 33% (36% pour un EPR).
Le rendement maxi d'une éolienne indépendamment de la technologie et de la structure utilisée est donnée par la loi de Betz, c'est 16/27 de l'énergie contenue dans le vent, soit 59,3%.
Mais ceci n’est qu’un rendement maximal théorique.
Une fois déduit les pertes d'énergie dans la machine (frottements, conversion de l'énergie mécanique du vent en énergie électrique, …), le rendement final est alors égal au rapport 8/27 soit 29,6%.
En fait, tout ceci n’est que théorique, puisque le rendement d’une éolienne dépend essentiellement de la vitesse du vent.
Ce rendement est très bas en cas de faible vitesse, puis la courbe monte jusqu’à la vitesse idéale, pour enfin décroitre quand cette vitesse augmente.

Avantage à la centrale nucléaire qui elle est constante.

Tireman | 07 décembre 2011 à 11h20
 
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Suite, à l’attention de Pastrou.
Mais, comme je le dis, tout ceci n’est que théorique, puisque la valeur qui nous intéresse en tant que consommateurs, est celle de la disponibilité de l’énergie, soit le facteur de charge.
Le facteur de charge est la charge moyenne annuelle effective rapporté à la charge nominale de l'installation. Cette grandeur est très importante dans le calcul de rentabilité d'une installation énergétique, qu'elle soit renouvelable, nucléaire ou fossile.
Voici les chiffres moyens français pour l'énergie éolienne et nucléaire.
Dans le cas du nucléaire: le facteur de charge est situé entre 78 et 80%.
Dans le cas de l'éolien: le facteur de charge est situé dans les 20%.
Autrement dit: une éolienne ne tourne à sa puissance nominale que 1/5 du temps.
Je vous passe le détail des calculs, mais en gros, pour produire l'équivalent énergétique d'un réacteur nucléaire moyen, il faudrait 1690 grandes éoliennes de 3MW.
Soit, rapporté 2005, où il y avait 59 réacteurs pour 19 centrales nucléaires en France, c'est près de 100 000 éolienne de 3MW qu'il aurait fallu construire pour se passer du nucléaire...et ceci en supposant que l'on sache stocker l'énergie pour les heures de pointes...Ce qui est, actuellement, loin d'être le cas.

Tireman | 07 décembre 2011 à 11h23
 
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Suite, à l’attention de Pastrou.
L’éolien non polluant ?
Le remplacement des centrales nucléaires actuelles par l’éolien, et donc des centrales à énergie fossile a pour effet immédiat une augmentation de la production de CO2.
Le seul arrêt pour trois mois des sept centrales nucléaires décidé au lendemain de l'accident de Fukushima, va entraîner une augmentation de près de 13 % des émissions de CO2 en Allemagne dans l'immédiat.
De plus, la fabrication, l'installation et la connexion au réseau provoquent des rejets polluants qui doivent rentrer dans le calcul pour déterminer une « énergie propre ».
L’éolien et le photovoltaïque sont loin d’être exemplaires.
Parlez-moi de la géothermie à grande profondeur, pour une production d’électricité propre, et là je serai d’accord.

Tireman | 07 décembre 2011 à 11h44
 
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Suite, et fin, à l’attention de Pastrou.
Là où je ne comprends pas les « écolos », c’est qu’à aucun moment ils ne dénoncent le gaspillage de l’énergie dans le nucléaire.
Je veux parler de la cogénération.
La cogénération est un principe de production simultanée d'électricité et de chaleur.
Reprenons votre argument de départ :
Le rendement d'une centrale nucléaire est de l'ordre de 30%.
Ceci signifie que 70% de l'énergie issue de la fission de l'uranium est "gâchée" en chaleur dans les tours de refroidissement…
En supposant que l’on récupère cette énergie sous forme de cogénération, en calculant à la louche, 14 à 16 réacteurs nucléaires suffiraient à chauffer la France entière sans plus aucune consommation de chauffage ni électrique ni fioul ni gaz !
Bien sûr, c’est une image... Quoique…
De plus, si l’on tient compte du pourcentage de l’énergie qui est utilisée pour le chauffage, et qui serait alimenté par cogénération, ce serait autant de centrales dont on pourrait se passer…
Qu’EDF refuse d’y penser, c’est compréhensible, c’est une perte financière conséquente pour eux.
Mais que les écolos n’y pensent pas, c’est pour le moins bizarre, voir suspect…
Trop obnubilés par les contradictions de leur « intégrisme » antinucléaire ?
Ou bien faut-il se poser la question : pour qui roulent-ils ?
Amicalement, Tireman.

Tireman | 07 décembre 2011 à 11h52
 
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Pour tireman :
Non, les scénarios de sortie du nuclaire ne mènent pas tous à une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Voir le travail mené par les ingénieurs de Negawatt qui aboutit à une division par 16 des émissions : www.negawatt.org
Pour la cogénération avec les centrales nucléaires, il ne vous aura pas échappé que les centrales ne sont pas tout à côté des zones d'habitation qui consomment de la chaleur. Il est irréaliste sur le plan technique ou financiers d'acheminer de la chaleur sur de si grandes distances. Ce serait pour le coup bien moins compliqué et couteux d'isoler 28 millions d'épaves thermiques

Yann | 07 décembre 2011 à 12h19
 
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Le dessin qui illustre cet article est il là pour montrer le paysage français en devenir ou montre il ce qu'il ne faut pas faire dans notre pays ? En tout cas,nous,les opposants à l'éolien ,utilisons ce genre de dessin pour manifester notre indignation de voir s'ériger de tels monstres d'acier près de nos maisons,de nos villages,de notre patrimoine,de nos montagnes,ect...Pourquoi pas en périphérie des grandes agglomérations mais chez les "ploucs" comme vous nous appelez ?

kyrnos43 | 08 décembre 2011 à 06h55
 
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En ce qui concerne la capacité de production de l'éolien, il faudrait peut être arrêter de faire des plans sur la comète en laissant croire que la technologie est figée définitivement et qu'aucune recherche ne peut faire avancer la technique. Si Siemens et l'Allemagne ont annoncé en même temps leurs sorties du nucléaire c'est d'une part que Siemens a fiat l'acquisition du brevet des éoliennes magnétiques pour production en Europe. Obama a lancé le plus grand budget énergie verte aux US et le groupe MWTT en collaboration avec la NASA est en capacité de sortir d'ici deux ans (délais de construction) de la première éolienne sur champ magnétique de 1 GIGA pouvant être couplé jusqu'à deux GIGA. Donc si l'on veut on peut, en plus on produit à plus de 80 %, et le coût de production est inférieur à 1,5 ctes le KW donc moins cher que le nucléaire. Si l'on calcule bien, 58 réacteurs nucléaires remplacés par 58 MWTT ; où serait alors le risque ?

enoch | 08 décembre 2011 à 08h22
 
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Les collectivités territoriales sont aussi les mieux placées pour impliquer le consommateur citoyen dans le développement des ENR, loin des corporatismes centralisés.

Consoneo | 08 décembre 2011 à 08h55
 
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Bonjour Yann.

Oui, je connais le projet de l’association Négawatt.
Leur démarche est intéressante, du moins en théorie.
Je ne leur ferais qu’un reproche, trop axés sur la biomasse.
Premièrement, parce que la biomasse est source de production de gaz à effet de serre, deuxièmement, parce que cette technique fait une trop grande part à l’utilisation du bois, alors que l’on ne sait comment gérer les effets de la déforestation.
Un arbre brûle quand même plus vite qu’il ne pousse.
Je persiste à penser que la seule énergie non polluante utilisable rentablement est la géothermie à grande profondeur. (Lire l’expérience menée à Soultz-la-Forêt.)
Voir aussi le cas de l’Islande dont c’est la principale source de production d’électricité.
Il n'est pas besoin d'habiter sur un volcan pour exploiter cette forme de production d'électricité.

Sortir du nucléaire, oui.
Mais pas n’importe comment, et pas à n’importe quel prix.
Les solutions de "bisounours" qui sont le crédo de nos intégristes vert ne me convainquent nullement.
Ne pas oublier non plus les recherches sur la fusion nucléaire qui serait la solution idéale à plus d’un point de vue.
Bien sûr, il y a dedans le mot « nucléaire » qui va donner des boutons à nos "grünen"…
Cordialement.

Tireman | 08 décembre 2011 à 09h29
 
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Pour Yann, au sujet de la géothermie à grande profondeur :
http://www.geothermie-soultz.fr/
Pour enoch :
La Maglev Wind Turbine reste malgrès tout tributaire d'une énergie, le vent...
Maintenant, on peut en coller une dans les AG d'EELV, ils en brassent beaucoup !
Rires !!!

Tireman | 08 décembre 2011 à 09h47
 
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Le role clé des collectivités territoriales... Le titre de votre article est significatif. Les collectivités territoriales ne sont intéressées par les énergies renouvelables que par cupidité. En ce qui concerne l'éolien que je connais un peu, elles ne cherchent qu'à récuperer l'argent que EDF est forcé de leur donner si les éoliennes sont installées dans des Zones de développement éolien (ZDE). Du coup, les préfets, sous pression des Conseils généraux et des maires de leurs départements, signent à tour de bras des autorisations de ZDE même dans des coins où Meteo France que le vent est insuffisant... Ces ZDE seront d'autant moins eembétantes pour nos chers Verts et les bobos des grandes villes, qu'elles seront dans des contrées peuplées de petitsvillages et de paysans (théoriquement obtus et sans savoir).... allez savoir pourquoi ce brave Mr Borloo a demandé aux régions francaises il y a 2 ans environ d'avoir une certaine puissance installée en éoliennes à travers le territoire et que comme par hasard, la région PACA (où le vent est régulier et fort) a été épargnée de ces machines? Y aurait il un lien entre les présences de personnalités et cette non demande?
Je tiens à préciser que NKM n'a rien remis en cause... pas plus que la région PACA pourtant tenue par un PS et avec une EELV en responsable du développement durable !!!

dominique | 08 décembre 2011 à 11h13
 
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Euh Tireman, je comprends que la discussion avait déjà commencé à glisser loin du sujet "Collectivités territoriales - levier d'action - énergies renouvelables" mais de là à poster 4 fois de suite (ah oui, le nombre de caractère est limité, pour éviter que d'interminable discours ne pollue le site, apparement ça n'est pas très efficace...) un plaidoyer contre l'éolien et quasi pronucléaire (ah non au final c'est la géothermie la solution, j'avais mal compris).

Sinon quand on parle de rendement énergétique, il serait peut-être temps de distignuer l'énergie que l'on récupère (30% du vent qui est de toutes façons présent) de celle que l'on produit avec d'énorme perte (les 66% d'énergie nucléaire que l'on envoie soit dans l'air, soit dans l'eau, sans impact sur la faune et la flore environnante, bien évidement).

"A lire les post de ci, de là, pas grand monde est prêt à accepter la présence des éoliennes" alors là source irréfutable, les post de ci, de là !

Concernant le poids carbone des énergies, avec notre parc nucléaire prépondérant, on a poussé à la consommation électrique et notament au chauffage électrique, le sommum de la débilité profonde. Le contenu carbone du chauffage électrique à 180g/kWh, c'est beau !

L'impérialisme paysager ? Quand on aura nos beaux paysages entre 2 sites de stockage (pardon traitement) de déchet nucléaire et avec un climat hostile, on aura gagné !

Pour reprendre le commentaire sur nwatt, le nucléaire c'est (c'était) beau, en théorie.

Tombour | 08 décembre 2011 à 13h44
 
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Effectivement les MWTT ont besoin de vent, seulement 1,5 m ce qui est très faible et facile à trouver en tout cas plus facile à trouver que de l'uranium dans le sol français à défaut d'exploiter celui des autres.

enoch | 08 décembre 2011 à 20h08
 
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Mon cher Tombour,
Bonjour.
" ...d’interminable discours ne pollue le site,... " ?
Donc, d’exprimer, en l’étayant, un avis qui n’est pas le votre, c’est : "polluer le site" ?
Je note.
Le "chauffage électrique, le summum de la débilité profonde".
Pour le CO², vous préférez peut-être le gaz ?
Ou le bois ?
" ... on a poussé à la consommation électrique"…
Là, je vous rejoins.
On a en effet donné la priorité à une forme d’énergie sans se préoccuper de savoir si l’habitat pour ne parler que de lui, était adapté ou non.
Il est bien connu que la meilleure des énergies est celle que l’on ne consomme pas.
Autrement dit, avant de décorer de moulinettes de 180 m de haut les abords du Mont St Michel, de l’abbatiale de le Dorat, ou des plateaux du Cézallier, il serait peut-être bon de se demander si l’énergie dont l’on dispose déjà est correctement utilisée.
"Impérialiste paysager" ?
Oui, et j’ai la fierté de le revendiquer.
Enfin, imaginons que les "vers" aient gain de cause, et que l’on ferme aujourd’hui les centrales nucléaires.
On en fait quoi ?
On bétonne ?
De plus, elles peuvent encore produire pendant 20,30 ou 50 ans…
Si je comprends bien votre raisonnement, on renonce à cette énergie présente, disponible, pour aller vers quoi ?
Juste un point de vue pragmatique…

Tireman | 09 décembre 2011 à 09h37
 
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Mon cher Enoch,
Veuillez me pardonner ma méfiance naturelle au sujet des éoliennes.
Depuis que j'ai constaté l'impact de ces horreurs sur ce sanctuaire naturel qu'était le plateau du Cézallier, je les combats par tous les moyens.
Allez donc, comme je l’ai fait, aussi visiter la cote de la Baltique particulièrement autour de Lübeck, ville inscrite au patrimoine mondial…
Vous m’en direz des nouvelles.
Par contre, j’ai lu qu’une éolienne Maglev remplace 500 éoliennes de 2Mw, et nécessite qu’une surface de terrain de 50 ha.
Ceci ne peut que m’intéresser, bien que je maintienne que ce mode de production de l’électricité est quand même tributaire de cette énergie intermittente qu’est le vent, avec les effets collatéraux que cela entraine.
Par contre, je n’ai pu trouver nul part les caractéristiques techniques de l’engin.
(Hauteur, diamètre, bruit généré, etc.…)
Auriez-vous un lien ?
Vous aurez la reconnaissance d’un horrible "impérialiste paysager" !
Rires !!!
Merci.

Tireman | 09 décembre 2011 à 10h09
 
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l' éolienne "Maglev" se remet dans le vent du progrès, et voudrait détrôner les Parcs éoliens qui enrichissent d'abors les vendeurs... Maglev, un joli monstre qu'il ne faudra pas mettre à la sortie des villes, mais loin dans les campagnes qui refuseront ces générateurs de nuisances à la merci du vent alléatoire... si l'éolien était la solution énergétique de notre Planète, les écologistes l'auraient imposé au lendemain de Tchernobyl... Il reste la puissance de la Mer, le solaire, la cogénérataion, la géothermie..... etc.

triton | 09 décembre 2011 à 11h12
 
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A Tireman

Je vous propose ci-dessous de lire une de mes correspondances (la première) avec MWTT qui date de 18 mois (la traduction en français par les américain pardonnable) :

Je vous presente : MWTT- MAGLEV :"La Technologie d’Eoliennes Verticales a Lévitation Magnétique ", Sierra Vista, Arizona / USA ....

Permettez-moi de partager avec vous cette petite présentation avec une vidéo sur l'avenir de la production de l'énergie électrique propre au meilleur coût et prix du monde entier ces jours-ci.
MAGLEV:"La Technologie d’Eoliennes Verticales a Lévitation Magnétique "
Pourriez-vous croire que de nos jours nous pourrions produire de l'électricité 24/24 heures au prix le moins cher du monde et pour une durée de vie de 100 ans, renouvelable à un coût très faible jusqu'à 500 années!!!!! Tout simplement avec le nouveau Système Supérieur de; MAGLEV :"La Technologie d’Eoliennes Verticales a Lévitation Magnétique "cette turbine est capable de fournir un non-stop d'énergie électrique propre pour moins d'un cent du $ par kilowattheure a l’aide cette nouvelle technologie.
Oui, un "Super turbine centrale d’Eolienne MAGLEV : La Technologie d’Eoliennes Verticales a Lévitation Magnétique "pourrait générer jusqu'à 1 gigawatt (1000 MW) d'énergie électrique propre, assez pour l'approvisionnement en énergie de 750.000 de vos demeures. Elle augmenterait également la capacité de production de 20% sur les éoliennes conventionnelles et diminuer les coûts opérationnels

enoch | 09 décembre 2011 à 20h23
 
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Pour le bruit, on estime au maximum a 72 DB le bruit au pied de la structure ce qui est faible et n'a aucun impact environnementale pour les habitations, parce que dans une zone protégée de 40 hectares. La faiblesse est simplement dû à l'inexistence de mécanique à engrenage. Le champ magnétique n'ayant aucune friction, ce qui permet de garantir une durée de vie supérieur à 100 ans de l'ensemble avant entretien (des structures béton en particulier).
La hauteur pour une structure de 1GW correspondant en moyenne et selon les emplacements à la hauteur d'une cheminée de refroidissement d'un réacteur nucléaire (en plus c'est plus jolie).
A comparer à l'investissement de 400 milliards d'euros par les Allemands dans le projet délirant de DESERTECH de panneaux solaires dans le désert, où là les vents sont constant, donc abîment et rendent improductif plus de 20 % des panneaux installés sans tenir compte de l'usure de cellules qui s'abîment beaucoup plus vite.

Mais l'avenir, n'est pas tant dans le système de production des énergies renouvelables mais dans le stockage de l'électricité, et là cocorico le brevet mondial est français, mais malheureusement sera commercialisé par un fond Suisse parce que les banques françaises et EDF...... imaginez un système de stockage à quartz (donc non polluant) inférieur à 1 m3 pour rendre autonome une maison de 100 m² ou rechargez à 100% une voiture électrique en 10 mn. Commercialisation au second trimestre 2012.

enoch | 09 décembre 2011 à 20h38
 
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Exprimer, en l’étayant, un avis qui n’est pas le votre, c’est : "polluer le site" ?
Quand il s'agit des mêmes interminables discours pro et anti éolien, oui, surtout quand ça na pas franchement sa place. Ni pour ni contre UNE énergie !
Sobriété, efficacité et mix énergétique ... Une réflexion un peu plus poussée que "ça ne fait pas joli en face de chez moi".

Soit je ne m'exprime pas bien soit ... mais vous me répondez en parlant de fermeture des sites nucléaires ??? Je soumets un avis sur le nucléaire et surtout ce qu'on en a fait particulièrement en France (oui le chauffage électrique c'est débile et ça handicape fortement une mutation vers les énergies renouvelables thermiques (faire du chaud avec de la chaleur, pas con).

Vous êtes d'accord avec moi sur le fait que le nucléaire à donc incité à un recours à l'électricité démesuré, vous en concluez qu'il ne faut pas mettre de moulinette, moi j'en conclus que le mode de consommation actuel du parc ne doit pas être le seul élément pour dire si une Enr est intéressante ou non (besoin éventuel de palier le vent par du gaz) alors qu'il est temps d'avoir une vision à long terme, avec une mutation des modes de consommations énergétiques.

Et alors peut être les moulinettes seront intéressantes à certains endroits.

Si je comprends bien votre raisonnement, on renonce à cette énergie présente, disponible, pour aller vers quoi ?
Juste un autre point de vue pragmatique…

Tombour | 11 décembre 2011 à 17h06
 
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Que de caricatures dans cette suite de post :
- sur la sortie du nucléaire revendiquée par les vert, il n'est jamais fait mention de fermer toutes les centrales "aujourd'hui". La transition énergétique se programme sur le long terme, même les verts en sont bien conscient. Tireman, vous qui êtes un défenseur des économies d'énergies, les verts sont les seuls à en faire mention sérieusement dans leur programme.
- Que de bruit lorsqu'on parle éolien et paysages... Et pourquoi tant de bruit pour les éoliennes, quand à côté on voit des paysages ruraux massacrés par des km d'autoroutes, l'affichage publicitaire ou l'accroissement exponentiel de l'habitat pavillonnaire ?
- Sur l'effet de serre, pour le bois, renseignez vous un peu en france il est presque neutre (20 mg/kWh), n'importe quelle base de donnée d'analyse de cycle de vie européenne vous le confirmera. En Europe la forêt est en croissance depuis 1850. La 1ere cause de déforestation dans le monde n'est pas le bois énergie, mais l'huile de palme pour vos biscuits apéro et le soja pour le bétail qui finira dans vos assiettes.
- la géothermie profonde, c'est bien mais en dehors de la région parisienne, le potentiel est loin d'être suffisant pour couvrir tous nos excès.
- Pour les ENR et l’intérêt financier des collectivités, penchez vous sur l'éolienne de montdidier. Ou comment les territoires se réapproprie l'énergie pour le bien de ses occupants.

Yann | 11 décembre 2011 à 22h07
 
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Bonjour à tous.
Je ne vais pas revenir sur ce que j’ai déjà développé, je tiens les redites pour une perte de temps et d’énergie.
Moi aussi, je suis écolo à ma manière.
Je me permets cependant de rebondir sur quelques points de votre argumentation, mon cher Yann.
Je vous cite :
"Que de bruit lorsqu'on parle éolien et paysages... Et pourquoi tant de bruit pour les éoliennes, quand à côté on voit des paysages ruraux massacrés par des km d'autoroutes, l'affichage publicitaire ou l'accroissement exponentiel de l'habitat pavillonnaire ?"
Une, j’ai une tendance à préférer "l’habitat pavillonnaire" à l'univers concentrationnaire des tours et autres barre d’immeubles matière d’habitat.
Demandez-donc à ceux qui y vivent.

Deux, votre phrase me rappelle justement celle de Benoit Praderie, porte-parole de Planète-Eolienne, celui qui justement dénonçait un “impérialisme paysager” dommageable au développement durable et faisait valoir que les 150.000 pylônes haute tension et les 55.000 châteaux d’eau représentent autant d’agressions…
Cela veut dire en gros :
C’est déjà esquinté, alors pourquoi ne pas continuer ???
Noter que c’est comme cela que naissent les décharges sauvages…
Même l’actuel Président de la République, qui ne brille guère par son bon goût, avait déclaré au sujet des éoliennes :
“Sur la consommation, peut-être que c’est écologique mais franchement, sur la vision, il y a beaucoup à dire”…
Et hop, un p’tit roulement d’épaule !
(A suivre)

Tireman | 13 décembre 2011 à 10h56
 
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Suite pour Yann.
Trois, au sujet de la géothermie, comme je suis très économe de mon énergie, je vous livre un extrait d’un article publié sur "le Monde" le 27/06/2011, signé Jean Molénat, ingénieur.
"Les ingénieurs russes sont arrivés à descendre à plus de 12 km. Point n'est besoin de descendre à de telles profondeurs pour installer partout (ou presque) des centrales géothermiques. Il suffit pour cela de rendre un peu plus performantes les techniques actuelles de forage.
C'est là un défi auquel il est urgent de s'atteler pour surmonter les difficultés technologiques auxquelles devront faire face les techniciens. L'homme a déjà surmonté bien des défis technologiques autrement plus redoutables notamment dans les domaines aéronautique et spatial. Mais il y avait alors la volonté politique d'aboutir. Il y a fort à parier que les obstacles à surmonter seront moins considérables que ceux qu'il a fallu surmonter pour les forages en mer.
La géothermie présente bien d'autres avantages avec tous les risques de pollution en moins. Les centrales géothermiques peuvent être installées à proximité des centres de consommation comme les villes ou les zones industrielles et éviter ainsi les transports d'électricité sur de longues distances avec les pertes qui s'ensuivent. La sécurité dans ces centrales est identique à celle des centrales thermiques classiques qui jusqu'à maintenant ont posé peu de problèmes."
Vous pouvez consulter l’article intégral sur le site du journal.
(A suivre).

Tireman | 13 décembre 2011 à 11h20
 
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Suite pour Yann.
Quatre, vous dites :
"- Pour les ENR et l’intérêt financier des collectivités, penchez vous sur l'éolienne de Montdidier. Ou comment les territoires se réapproprient l'énergie pour le bien de ses occupants."
Je vous convie à aller visiter le site suivant, qui justement parle de cette formidable "réappropriation" : santerre.baillet.org, puis allez sur le lien "actualité en Santerre".
Curieux, l’auteur de ce site ne semble pas partager votre enthousiasme concernant ces "moulinettes"…

Je peux aussi vous évoquer d’autres endroits, qui grâce à l’énergie des autochtones, ont échappé au massacre.
C’est par exemple la "terre des deux caps", où le préfet a définitivement enterré les projets de ZDE qui menaçaient le site.
De plus, l'attribution récente du label "Grand Site de France" au site des Caps, les met définitivement à l’abri.
"L'éolien n'a plus le vent en poupe pour les services de l'État qui change là ses engagements.
L'enjeu, voire l'impérialisme, paysager prend le pas sur le développement durable", se plaint Martial Herbert, un des tenants du projet de ZDE.
Dommage qu’une telle action n’ai pas vu le jour pour mon plateau du Cézallier, afin d'empêcher qu'il ne soit gravement défiguré…
(A suivre).

Tireman | 13 décembre 2011 à 11h33
 
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En conclusion, mon cher Yann, et dans le cadre du sujet du rôle clé des collectivités territoriales.

Que ceux qui veulent transformer nos campagnes en stroboscope, se mettent un instant à la place de ceux qui restaurent, bien souvent sur leur fonds propres, une maison, un jardin, un château, une vieille tour moyenâgeuse, ou un moulin, tous inscrits au patrimoine français.

Peut-on parler sérieusement "d'impérialisme paysager" de la part de ces gens là, qui souhaitent que ce patrimoine, pour lequel ils se battent depuis tant d'années pour le conserver et le restaurer, soit respecté ?
A quand des éoliennes dans les parcs de Versailles ?

Comme le disait très justement un autre internaute :
"Si on met le préfixe "écolo" devant n'importe quelle ânerie, ladite ânerie devient illico vertueuse et par conséquent ceux qui s'y opposent ou qui la discutent sont diabolisés".
Point de vue que je partage totalement.

Sincèrement et environnementalement vôtre.
Tireman, photographe et impérialiste paysager.

Tireman | 13 décembre 2011 à 11h58
 
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