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Lampes fluocompactes : déconseillées dans les lampes de chevet et de bureau ?

Alors que les ampoules de 60W vont disparaître des rayons le 1er juillet, leurs remplaçantes fluocompactes doivent être utilisées dans de bonnes conditions. L'ADEME conseille de maintenir une distance de 30 cm avec les lampes de chevet et de bureau.

Risques  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
   
Lampes fluocompactes : déconseillées dans les lampes de chevet et de bureau ?
   
''Déconseiller pour les lampes de chevet et de bureau'', cette préconisation plutôt curieuse pourrait presque figurer sur les étiquettes des lampes fluocompactes. C'est en tout cas ce que l'on pourrait croire à la lecture de l'avis de l'ADEME suite à une campagne de mesures de l'exposition humaine aux champs électromagnétiques émis par ces ampoules à économie d'énergie. Ces mesures ont été effectuées sur 300 lampes disponibles dans le commerce, à partir d'un protocole élaboré par l'Agence française de sécurité sanitaire, de l'environnement et du travail (AFSSET) et accepté par le syndicat de l'éclairage, l'association française de l'éclairage et le Centre de Recherche et d'Information Indépendant sur les Rayonnements ÉlectroMagnétiques non ionisants (association CRIIREM). Les mesures ont été effectuées à 30 cm de l'ampoule, limite conforme à la norme EN 50366 utilisée en Europe pour les équipements domestiques qui ne sont pas en contact direct avec les consommateurs.

Résultat, dans la bande de fréquences 10 kHz-300 kHz, le champ magnétique est inférieur à 0,07 ampère par mètre (A/m) soit une valeur très faible. Le champ électrique varie quant à lui de 6 volts/mètre à plus de 60 V/m selon les modèles alors que pour une ampoule à incandescence classique ce champ électrique est d'environ 0,2 V/m. En moyenne sur l'ensemble des lampes testées, la valeur efficace du champ électrique dans la direction maximale d'émission est de 15,2 V/m. Si l'Ademe conclut que ces valeurs sont conformes à la valeur limite d'exposition de la réglementation fixée à 87 V/m, elle invite malgré tout les usagers à maintenir une distance de 30 cm avec la lampe, lors des utilisations prolongées comme dans le cas des lampes de bureau ou de chevet.

Selon Pierre-Yves Monleau du Syndicat de l'Eclairage, ''il était important d'avoir une étude indépendante sur ce sujet. Elle est d'ailleurs plus exhaustive que les études que nous avons pu réaliser et confirme que les préconisations de la Commission internationale sur les radiations non ionisantes (ICNIRP) sont respectées''. L'ICNIRP propose des limites d'exposition du public validées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Association internationale de protection contre les radiations (IRPA). Ces travaux ont servi de base à l'élaboration de la recommandation européenne sur les champs magnétiques, qui fixe une limite maximum de 87 volts/mètre pour les lampes fluorescentes compactes.

Le CRIIREM en revanche y voit la confirmation de ses inquiétudes. L'association déplore l'absence de mesure à moins de 30 cm et craint que les normes ne soient dépassées à plus courte distance. ''Selon une étude d'un laboratoire suisse publiée en mars 2010, à 15 cm des ampoules, le champ électrique varie de 100 à 400 V/m'', explique Pierre Le Ruz, Président du CRIIREM. ''Des mesures réalisées récemment par les chercheurs de Supelec ont également révélé des valeurs de champs électriques élevés allant de 80 à 380 V/m'', ajoute-t-il.

Pour Pierre Le Ruz, l'attention doit surtout être portée sur les équipements médicaux exposés à ces champs électromagnétiques. ''Selon une directive européenne de 2004 transposée en droit français en 2006, il faut éviter des expositions supérieures à 10 V/m pour éviter les perturbations'', précise-t-il. L'association continue par conséquent d'alerter les usagers d'ampoules fluocompactes et surtout les personnes appareillées avec des dispositifs d'assistance médicale tels que pacemaker, pompes à médicaments, prothèses, clips veineux, appareils auditifs : ''des dysfonctionnements et des incidents sur les implants médicaux électroniques restent possibles, avec des conséquences sanitaires importantes pour les personnes exposées''.

Selon le CRIIREM, le Parlement européen, dans une résolution d'avril 2009, a jugé obsolètes l'ensemble des normes actuelles concernant les champs électromagnétiques et a appelé à la révision de la législation. Une directive est attendue sur le sujet mais elle ne devrait pas voir le jour avant 2012.

Réactions5 réactions à cet article

 
Mal informé ?

Ce que ne dit pas Mr Le Ruz (CRIIREM), c'est que cette étude suisse (ITIS) a dans premier temps adoptée une méthodologie semblable à l'étude que vous citez pour s'apercevoir que sur ces courtes distances la marge d'incertitude ne parvenait plus à garantir des résultats fiables. Les résultats de 100 à 400 V/m que ce monsieur avance pour une distance de 15cm ne sont donc... pas fiables! Cette même étude suisse a donc adopté une autre méthodo, plus lourde et là... les résultats sont tout autres (voir le site de l'OFSP).

peyo61 | 25 juin 2010 à 00h07
 
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LED

Pour les lampes de chevet qui n'ont pas besoin de beaucoup de luminosité, je vous conseille plutôt d'utiliser une ampoule à LED. Ainsi, pas de chaleur émise comme avec les incandescence, et pas de champs électromagnétiques comme avec les fluos.

Glop75 | 25 juin 2010 à 10h34
 
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30 cm

A-t-on vraiment besoin de se tenir à 30 cm ou moins de sa lampe ? Ce n'est pas un peu trop près ?
En d'autres termes, il est bon d'être informé sur les émissions des lampes, cependant je pense que ce n'est pas bien compliqué de disposer la lampe à une distance convenable.

Ecolowoman | 01 juillet 2010 à 10h13
 
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Ignorance Technique
Toutes mes excuses pour ce manque de modestie, mais n'importe qui peut se procurer un bon détecteur de champ Electrique et Magnetique et mesurer par lui-même les champs. En réalité les champs Electriques sont absolument partout, autour de n'importe quel fil électrique branché au réseau. Ce que l'Etat devrait vraiment mettre en place pour protéger durablement le citoyen est l'obligation de blinder tous les fils de phase dans les habitations et les reliés à la terre. De même pour tous les appareils électriques, ils devraient être blindés et reliés à la terre. Concernant les lampes fluorocompactes, personne se penche sur le spectre lumineux qui pourtant semble franchement mer-i-ue en comparaison des halogènes.

arthur duchemin | 04 janvier 2011 à 10h27
 
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Technicien :
Absolument tous les appareils contenants un petit transformateur peuvent émettre des ondes électromagnétiques quand ils sont éteint par des interrupteurs unipolaires. Le defaut se présente si l'interrupteur ne coupe que le neutre et non la phase. Pour éviter cela il faut absolument installer un interrupteur bipolaire qui coupe le neutre ET la phase. Les lampes de chevet sont placées près de la tête et même si l'électromagnétisme n'a aucune incidence sur la biologie du corps humain développé, il n'en reste pas moins qu'il est un perturbateur du sommeil. La santé peut être mise en danger par le biais d'un sommeil perturbé.
Les ampoules fluocompactes et les LED sont concernées. Les réveils aussi et eux restent allumés toute la nuit. Choisir de préference un réveil avec un transformateur déporté.

adamian | 12 mai 2012 à 16h30
 
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